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 « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:

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MessageSujet: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 22 Avr 2012 - 20:38


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Eileen Nolands était arrivée il y a peu au skyline. La jeune femme s’était suicidée. En effet, elle subissait la même maladie que sa mère, c’était héréditaire: la Chorée de Huntington. La blonde avait vu sa génitrice littéralement décéder devant ses yeux, alors elle savait à quoi s’attendre. Elle ne voulait pas finir dans un état de démence profonde, sans être capable d’effectuer la moindre tâche du quotidien à cause de gestes incontrôlables et saccadés. Aussi, cette maladie la faisait maigrir à vue d’œil car impossible de se nourrir correctement: ça ne passait plus. Eileen avait quand même eu le droit à l’apparition de quelques symptômes: une démarche titubante comme si elle avait bu, une folie progressive à cause de cellules intellectuelles complètement anéanties et une agressivité hors du commun. C’était comme cela qu’une amie l’avait retrouvé chez elle. La belle était recroquevillée sur elle-même, en plein épisode de délire. Alors cette « bienveillante camarade » avait réussi à obtenir l’autorisation du père de Nolands pour la faire enfermer à l’hôpital psychiatrique. La jeune femme n’était pas restée longtemps. Elle avait profité d’un moment de lucidité pour se « sauver » de cet avenir morbide qui lui était réservé. Eileen s’était dirigée dans les cuisines, en évitant les surveillants sans trop de difficultés. Elle en avait profité pour prendre un couteau bien tranchant, un de ceux qui leur étaient interdits de peur que les résidents fassent une connerie, elle se l’enfonça bien profondément dans le cœur. Elle avait choisi une date bien particulière pour agir ainsi: c’était l’anniversaire des huit années de disparition de Ryan Berkley. Ce dernier était le grand amour de sa jeunesse. Elle y était toujours attachée, bien qu’elle ne le confiait pas. Leur couple battait de l’aile, ils avaient du y mettre fin au bout d'un an et demi car leur union était destructrice. Ryan se droguait et sa petite-amie ne pouvait encaisser cela. La blondinette s’était laissée accaparer par le cas de sa mère alors son amant s’était senti délaissé. Chacun avait ses raisons pour suivre sa route seul et ils le firent. Quelque part, elle ne s’en était jamais remise. Maintenant, elle se trouvait dans le même endroit que l’amour de sa vie… . Eileen ne comprenait pas vraiment ce qu’il s’était passé. Où était-elle exactement? Était-elle réellement morte? Son faucheur l’avait envoyé voir un psychologue car la blondinette était perdue. C’était assez dur pour elle d’envisager une nouvelle vie. Elle n’avait pas encore entrevu le fait que sa maladie était partie. Elle ne voulait pas sortir car elle pensait être un monstre déformé par des éléments de sa maladie qu’elle pensait persistante. Elle ne mangeait pas croyant sincèrement que rien ne fonctionnerait comme toujours, elle n’en avait plus l’habitude de toute manière. Elle devait tout revoir! Alors, elle suivait des séances avec un psy pour réapprendre à vivre et afin de concevoir ses possibilités mais également la réalité des événements. Aujourd’hui avait lieu une séance de groupe. Eileen ne savait pas à quoi s’attendre. Son médecin avait oublié de lui en parler. Or, elle se sentait obligée de venir. Elle désirait guérir, enfin elle n’en était pas sûre… elle était plutôt perturbée, elle n’avait pas souvent les idées claires et Nolands ne savait plus ce qu’être heureuse voulait dire donc la coutume la poussait à penser négativement. Toujours était-il, Eileen était présente. Le tout se déroulait dans une salle de l’hôpital, prévue à cet effet. Des gens étaient déjà présents à l’avance. Une jeune femme toucha Eileen par son expression de visage qu’elle ne pu qualifier par un terme adéquat. Elle l’observait discrètement. Elle semblait si jeune. Alors la blonde ne savait qu’en penser. Comme quoi la folie touchait tout le monde… des profils bien différents, enfin… les personnes qui étaient dans la pièce avaient toutes un trouble du comportement ou de bien drôles d’habitudes.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Lun 23 Avr 2012 - 12:29

Eileen Ҩ Juliet
« La folie, ce n'est pas de parler aux murs, c'est de les entendre répondre »


Encore et toujours. Toujours les mêmes gestes, les mêmes habitudes, répétées encore et encore, à l'infini, jusqu'à ce que tout soit bien intégré, bien compris. Tel un robot, telle une machine bien programmée. S'obliger à retrouver une routine, pour redonner un semblant de sens à sa vie. Tout remettre en ordre. Est-ce que tout cela à un sens dans le fond ? C'est toutefois ce qu'on lui a bien gentiment conseillé, à sa sortie de l'hôpital psychiatrique. Une vie réglée comme du papier à musique, qui ne dérange pas les bonnes mœurs, c'est bien gentil, mais est-ce vraiment ça la VRAIE vie ? En tout cas ça ne ressemble en rien aux conviction de Juliet. Pour le moment, elle se contente seulement et bêtement d'appliquer à la lettre les conseils donnés par les médecins, afin de ne pas replonger dans ses vieux travers, ses vieux démons. Parce qu'il ne faut pas croire, mais ils ont la vie dure, même avec un traitement de cheval pour les combattre. Qu'on se le dise, l'alcool n'est en aucun cas un remède efficace contre ce genre de maladie. C'est d'ailleurs à ses dépens que la blondinette pu s'en rendre compte. Enfin, au moins à présent, – et bien que sa vie ne la satisfasse pas entièrement, voire pas du tout - elle avait réussi à sortir de son propre enfer, celui qu'elle s'était créée à la suite de son agression quelques années auparavant. Neuroleptique mon ami, danse avec moi. Un large sourire vint étirer ses traits alors qu'elle engloutissait ses cachets - d'un certain laboratoire au nom à dormir dehors - à grand renfort d'eau minérale. Deux mois en arrière, elle aurait accompagné la prise de ses médicaments par une bonne rasade de Gin, mais ce temps était révolu. Du moins, pour le moment, jusqu'à la prochaine rechute. En dehors de quelques effets secondaires plutôt embêtants, comme des tremblements ou bien encore une rigidité musculaire parfois assez prononcée, Juliet Lester avait retrouvée une vie somme toute normale. Elle n'avait plus rien à envier à M. et Mme Tout-le-monde, enfin presque plus rien. Son suivi n'étant pas uniquement médicamenteux, elle devait suivre différents types de thérapie, ce dont elle se serait bien passé.

En ce magnifique jour, où le ciel semblait sur le point de leur tomber sur le coin du nez, une thérapie de groupe l'attendait. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait la « chance » d'assister à ce genre de séance, bien au contraire. Chaque fois, elle avait l'impression de se retrouver au beau milieu d'une réunion d'anciens alcooliques anonymes, déprimant à souhait. Elle se serait bien faite porter pâle pour la peine, mais elle savait que son médecin ne l'entendrait pas de cette oreille, tant qu'elle ne serait pas à l'article de la mort... Assez drôle d'ailleurs d'entendre ce genre de termes, ici même au Skyline. Tout en enfilant son perfecto en cuir et en s'emparant de son sac à main, elle imagina durant quelques instants à quoi sa vie ressemblerait en ce moment même si Cassie n'avait pas pris les devants, la forçant ainsi à regarder la vérité en face, elle avait besoin d'aide et ne pouvait plus rester dans cet état, sans traitement adéquat, à se détruire à petit feu. Il n'y a qu'un pas, un tout petit pas à faire, pour se retrouver de l'autre côté du miroir. La folie ; la démence, elle les avaient toutes deux côtoyées de près, de très près même. Sans cet ange gardien, elle serait sans nul doute morte – une seconde fois – à l'heure qu'il était. Dangereuse, voilà ce qu'elle était devenue, pour elle, pour autrui. Un frisson la parcouru à cette idée, alors qu'elle refermait avec soin la porte de son logement. Une petite marche jusqu'à l'hôpital ne lui ferait sûrement pas de mal.
Les mêmes visages, encore et toujours. Visages de ceux qu'elle avait maintenant l'habitude de voir. Elle s'installa dans un coin, comme une mauvaise élève, au fond de la salle, près du radiateur. Le vieux Percy vint s'installer à côté d'elle. Pas encore lui. Ce vieux dégouttant au regard lubrique. Pas une séance de plus passée à côté de lui, non merci. Reprenant ses affaires, elle se leva sans un regard pour ce pervers. Du regard elle chercha une nouvelle place. Une jeune femme se trouvait être seule, elle ne l'avait encore jamais vu auparavant. D'un pas presque assuré, Juliet s'approcha d'elle. Doucement, elle demanda :

« Bonjour, excusez-moi, est-ce que cette place est libre ? Elle jeta un regard au vieux barbu. Je dois avouer que mon voisin du jour m'a bien tapé sur le système lors de la dernière séance... Triste sourire. Si je pouvais éviter de me faire reluquer comme une bête de foire pendant plus d'une heure, ça m'arrangerait... Sourire plus franc à présent. Vous seriez même ma sauveuse de la journée, je dois bien l'avouer. »


fiche par century sex.
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Lun 23 Avr 2012 - 13:32


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Eileen était perdue dans ses pensées. Elle ne savait pas ce qu’elle fichait dans ce genre de réunion. La blondinette avait pourtant eu le droit à un séjour à l’hôpital psychiatrique. La jeune femme était un légume à cette époque donc elle ne se rendait compte de rien. Sa maladie avait grillé des cellules de son cerveau la rendant presque amorphe, et rien dans le fond. La blonde n’avait plus la capacité réfléchir, analyser. C’était ahurissant! Mais la Chorée de Huntington rendait les gens complètement dépourvus d’un intellect. Depuis son arrivé au skyline, Nolands pouvait désormais constater sa situation. Avoir le pouvoir sur ses émotions n’était pas gagné mais au moins, elle avait récupéré la faculté de penser, le pouvoir de prendre en main son avenir même si elle n’était pas convaincue du résultat. Tant qu’elle ne récupérait pas une bonne image de sa personne, elle ne pourrait pas aller vers autrui et avancer. Son psychologue tentait de la reprendre. Il jouait un rôle monstre dans sa « guérison ». La jeune femme se trouvait déboussolée, dans un monde aux règles bien différentes du néant auquel elle aspirait en se donnant la mort. Eileen fut sortit de ses pensées par la jeune femme qu’elle avait observé discrètement juste avant. Elle lui adressa même la parole. La blonde la fixa d’une mine admirative, tant cet air indescriptible: assez meurtri et grandi à la fois, l’avait touché.

- Oui, tu peux t’asseoir. Eileen n’osa pas se présenter à la mystérieuse Lester. Quand Juliet adressa un regard à son ancien voisin de place, Nolands sourit légèrement en comprenant où la jeune femme désirait en venir. Il n’avait pas un visage aux airs bienfaisants, bien au contraire. Eileen se demandait si elle avait sa place ici, elle n’en était pas convaincue peut-être parce qu’elle refusait de voir ses soucis en face. Elle ne comprenait rien à la réalité. Elle se demandait si réellement elle était présente à cette thérapie de groupe, si elle faisait bien la conversation avec une inconnue. Elle était encore totalement perdue. Le monde la rendait un peu perturbée pour le coup, cela faisait très longtemps qu’elle ne sortait plus. Je comprends, il n’a pas l’air commode. Elle sourit de nouveau. J’accepte ce rôle alors.

Le maître de la thérapie vient se positionner en plein milieu des participants. Il était grand, assez bel homme, plutôt jeune, assuré. Il possédait un style vestimentaire très décontracté. Il souhaitait assurément mettre ses patients en confiance. Qu’avait-il prévu? Apparemment, ce n’était pas lui qui présidait ce genre de réunion de coutume. Il était nouveau. Il demanda aux gens un peu de silence. Il vérifia que tout le monde était bien arrivé et installé. Eileen jeta un coup d’œil à sa voisine. Elle n’était pas rassurée. Ensuite, l’homme exigea un tour de table de manière comique. Il regarda Juliet, qui avait l’air de lui avoir tapé dans l’œil, afin qu’elle débute ce manège.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Lun 23 Avr 2012 - 19:49

Avant que la jeune femme à laquelle elle venait de s'adresser ne lui réponde, Juliet observa son visage, durant un très court laps de temps. Assez longtemps, pour y voir une infinie tristesse au fond de ses yeux. Le genre de tristesse qu'elle avait déjà pu observer chez la plupart des patients – que l'on retrouve au fond de leur regard meurtri - qu'elle avait côtoyé sur la fin de son séjour, lorsqu'elle était en état de penser de manière cohérente et surtout de ne pas tenter une énième fois de les brutaliser. Cette constatation la fit légèrement frissonner. Sans savoir pourquoi, elle espérait vivement que cette jeune femme n'ait pas connu le même triste sort qu'elle, à savoir l'horreur des chambres capitonnées, de la camisole et autre réjouissances. Juliet ne souhaitait à personne de connaître cet épisode assez traumatisant, bien qu'en fait elle n'en garde pas tant de souvenirs que ça. Sur ce coup-là, sans doute pouvait-elle dire merci aux épisodes de fortes hallucinations. Eileen l'autorisa bien gentiment à prendre place à côté d'elle. Chose que l'étudiante en psychologie fît sans demander son reste, lançant au passage un regard meurtrier au vieux pervers. Qu'il se tienne à carreau, s'il ne voulait pas se retrouver avec un coup de poing bien placé, ou un coup de pied entre les parties. Son dégoût de l'être humain n'avait peut-être plus lieu d'être, mais le dégoût de ce genre de personnage lui, n'était pas prêt de s'envoler.

« Merci pour la place. Elle lui adressa un sourire chaleureux, sans toutefois se présenter. Commode je ne sais pas, mais lubrique ça c'est sur. Un conseil, si tu ne veux pas te retrouver avec de la bave sur tes vêtements, ne t'assieds jamais à côté de lui. C'est une erreur qu'on fait une fois, pas deux. Nouveau sourire. C'est gentil d'accepter ce rôle. »

S'adresser de cette manière à une personne, chose normalement naturelle était devenu quasi impossible peu de temps avant qu'elle ne soit internée. Une telle haine envers l'être humain l'habitait, qu'elle aurait été capable de tuer quelqu'un sur place pour un simple regard de travers, alors devoir décrisper la mâchoire pour émettre des paroles, impensable. C'est dans ce genre de moment que la jeune femme se demandait ce qui avait bien pu l'empêcher de consulter un médecin plus tôt, plus tôt avant l'inévitable. Pourquoi attendre aussi longtemps, d'être complètement la tête dans le mur pour réagir ? Enfin, ce n'est pas vraiment elle qui avait réagit. Idiote et inconsciente voilà ce qu'elle était à l'époque. L'alcool, sa maladie mentale, tout ça déformait totalement sa perception du monde, d'elle-même. Difficile de se l'avouer à soi-même, encore aujourd'hui. A force de se dire que cela allait passer, elle avait vu ce que cela avait donné. Le regard rivé au sol, perdue dans ses pensées - pas parce que sa concentration ne lui permettait pas de suivre quoi que ce soit, mais bel et bien parce qu'elle était complètement absorbée par ses songes – elle remarqua à peine celui qui allait diriger la thérapie d'aujourd'hui. S'attendant à voir le médecin habituel, c'est avec une sorte de stupéfaction qu'elle entendit une voix inconnue s'élever dans les airs. Elle releva prestement la tête, comme apeurée. Ainsi, elle pouvait se rendre compte qu'il n'était pas bon de changer ses habitudes. Cela la perturba quelque peu. Du calme. Prendre la parole en public, de manière comique... Soit. Commencer la première, par contre ça c'est un peu moins drôle. Pourquoi elle d'ailleurs, alors qu'elle se trouvait au beau milieu de tout le monde, pourquoi ne pas commencer par le bout de la rangée comme il aurait été logique de faire ? C'est auprès d'Eileen qu'elle chercha une sorte de réconfort, en la regardant quelques instants avant de reporter son attention sur le Docteur Nash. Une sorte d'aura bienfaisante se dégageait de lui. Il imposait à la fois le respect, mais donnait aussi une impression de sérénité, de gentillesse, le genre de personne qui inspire facilement confiance. Confiance et image pas désagréable. Ne restait plus qu'à trouver quoi dire et ne pas avoir l'air trop quiche.

« Euhhh... bonjour tout le monde. Je suis, elle est, nous sommes schizophrènes. Enfin, ça c'était avant, maintenant nous allons mieux, beaucoup mieux. N'est-ce pas Juliet Lester ? Elle se retint de rire, elle ne savait pas trop d'où lui venait cette idée, mais autant jouer le jeu à fond. Il voulait du comique, il allait en avoir. Oui, c'est exact, je vais beaucoup mieux à présent. Quoique... »

Cette entrée en matière eût pour effet d'en dérider plus d'un. Juliet tourna la tête vers sa voisine, comme pour lui spécifier « à ton tour ». Pour la rassurer, elle eût un geste bienveillant que jamais elle ne se serait crû capable d'avoir envers une parfaite inconnue, elle lui posa la main sur l'avant bras, comme pour l'encourager.
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mar 24 Avr 2012 - 13:08


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La jeune inconnue remercia Eileen qui avait accepté en toute logique qu’elle prenne place à ses côtés. La jeune femme était assise près d’un homme aux intentions suspectes, même douteuses. Qui serait assez bête pour la laisser en présence d’un pervers? Surtout une belle fille comme elle! Nolands avait juste eu pitié de la situation. Elle aussi ne tolérerait pas d’être située dans le même coin qu’un tel homme. Alors, elle avait pris les devants pour soutenir Lester. Cette dernière lui donna un conseil pour ne pas faire les même erreurs qu’elle. Elle était avenante et sympathique. Cette fille semblait différente de tous ces fous qui jonchaient la pièce.

- C’est un plaisir. Elle sourit en retour puis la blondinette rit légèrement aux constatations que faisaient Juliet. C’est dégueulasse! Il a quoi comme problème? Vraiment… ça ne devrait pas exister ce genre de personnes. Elle marqua une légère pause. Comme je te l’ai dit, c’est un réel plaisir. Tu m’as l’air loin du profil de la psychotique, je me demande quel est ton rôle ici: tu ne serais pas l’assistante du docteur. Plaisanta-t-elle. A voir, tu parais vraiment plus assurée que la plupart des gens ici.

Nolands observa la jeune femme qui était maintenant installée à côté d’elle. Elle semblait perdue dans un ailleurs très lointain, elle ne réagissait plus. Elle regardait le sol comme pour trouver des réponses. Eileen se rappelait qu’elle faisait la même chose avec le mur de droite de sa chambre à l’hôpital psychiatrique d’Austin au Texas (E.U.). La blondinette passait son temps à le fixer avec intensité. C’était l’élément le plus rassurant qui était apparu à ses yeux de femme atteinte par une maladie. Pourquoi? Rien ne s’expliquait dans ce cas précis. Juliet eut une drôle de réaction. C’était comme si elle se venait de se réveiller en sursaut. Le fait d’avoir changé de médecin pour organiser la réunion semblait la déranger, la perturber. Mais elle se laissa vite emportait par le discours du jeune docteur aux allures décontractées. Elle se présenta enfin. Eileen put entendre son nom, son prénom et peut-être la raison de sa venue. Cette jeune femme qui semblait si normale, avait réellement eu à faire à des démons bien prenants. Cette thérapie devait certainement lui servir à se contrôler. Juliet montrait quelques signes d’étrangeté: son regard, sa façon de réagir face aux événements. Or, elle restait bizarrement très sociable. Ce fut au tour de sa voisine de se présenter. Lester posa sa main sur l’avant bras de la blonde qui fut rassurée.

- Euh… bonjour… je ne vais pas faire dans l’originalité, je n’ai pas pour habitude de me présenter donc je vais faire court: je suis Eileen… et je suis perdue, elle lança ses derniers mots à voix plutôt basse. Ses mots n'étaient plus clairement audibles. Elle observa son voisin d'à côté pour passer rapidement à une autre personne. Elle ne désirait pas qu'on lui pose plus de questions.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 25 Avr 2012 - 15:32

Ce genre de personne ne devrait pas exister, tout comme la plupart voire l'intégralité des personnes se trouvant dans cette pièce. Toutes sûrement, sauf le médecin bien entendu. Enfin quoique, à force de côtoyer la folie sans doute fini-t-on par devenir fou à son tour. Contagion. Juliet ne pu s'empêcher de sourire face aux remarques de cette inconnue à l'encontre du vieux porc dégouttant, mais aussi de son jugement envers sa personne. Elle avait fait d'énormes progrès en peu de temps, ceci étant en grosse partie dû à son traitement qui fonctionnait du feu de dieu. Ne plus avoir d'hallucinations, ni entendre cette saloperie de voix, lui permirent de faire un bon considérable en avant. Bien sûr les médicaments ne résolvent pas tout, loin de là, mais c'était déjà beaucoup. La thérapie visait maintenant à lui faire prendre conscience que rien ne sert de vivre dans le passé, quoi qu'il ait pu arriver, elle devait maintenant continuer sa route. Le fait d'être confronté à un groupe faisait aussi partie intégrante de cette thérapie ; « la réinsertion » était nécessaire après ce qu'elle avait enduré. Peu à peu elle s'était renfermé sur elle-même, préférant haïr son prochain plutôt que d'accepter sa condition de victime. Triste et sombre période.

« Je ne sais pas trop quel est son problème, j'avoue ne pas avoir eu envie de faire un brin de causette avec lui, son regard ne m'inspire pas confiance. Mais on va sûrement le découvrir d'ici peu de temps. Elle lui adressa un regard quelque peu triste. Tout comme nous tous, la raison de sa venue n'est pas due au hasard. La tristesse s'effaça pour laisser ensuite place à un amusement non feint. L'assistante du médecin ? Je cache bien mon jeu alors. Je suis une simple patiente, les laboratoires on fait des miracles pour moi, rien de plus. »

Ainsi sa voisine s'appelait Eileen - très joli prénom – celle-ci ne s'étendit guère sur son cas, elle faisait peine à voir, ressemblant à une biche effrayée éclairée par les phares d'une voiture. Le tour de table continua après elle, mais déjà Juliet n'écoutait plus, elle reporta son attention sur celle qui se tenait à ses côtés. D'un murmure, afin que personne d'autre que l'intéressée n'entende, elle s'adressa à la blondinette.

« C'est normal d'être perdue durant les premières séances. Ne t'en fais pas, ce sentiment devrait bientôt disparaître. »

Plutôt drôle de constater qu'à présent c'était elle qui tentait de rassurer quelqu'un.
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 25 Avr 2012 - 21:48


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Eileen Nolands appréciait que l’inconnue qui était à côté d’elle ose faire la conversation, qu’elle ne mette pas fin à tout cela. Il y avait bien longtemps que la jeune femme n’avait pas eu un semblant de discussion comme celle qu’elle tenait en ce moment même. C’était très plaisant et encourageant! Cela ne pouvait que la faire sourire et lui redonner confiance en elle. Rien n’était gagné. Or, ce début était déjà impressionnant. Eileen était enfin sortie de sa tanière. Avant sa mort, elle était internée dans un hôpital psychiatrique et elle ne bougeait pas de sa chambre. Présentement, elle faisait face à des « vivants » qui avaient des points de vue, des avis, une conscience peut-être, des êtres qui pouvaient se mouvoir. Le fait de pouvoir penser, de réfléchir était un bonus pour Nolands qui avait perdu cette faculté à cause de la maladie. Par contre, elle avait comme passe-temps de tout observer.

- Je te comprends, au risque de t’attirer des ennuis sinon. Eileen se tourna en direction du concerné. Il lui fit un sourire assez évocateur. Je vois… . Elle marqua une légère pause pour réfléchir aux dires de Juliet. Elle espérait ne pas être mise au même rang que ce vieillard en manque h-24. Oui j’avais oublié que nous n’étions pas à une réunion toute bête. Lester ne prit pas trop mal la remarque de Nolands. Oui on aurait pu y croire car tu sembles peut-être trop habituée aux lieux, même très assurée. Tu en as encore pour longtemps à suivre cette thérapie?

La conversation se dilua à cause du médecin qui demanda aux patients de se présenter. Une bonne idée, en somme, cette initiative poussait les gens à mettre un nom sur la tête de leur voisin. De manière originale? C’était vite dit. A cause d’Eileen, les autres n’étaient plus comiques du tout. Seule la belle Juliet s’était prêtée au jeu. Le jeune homme qui présidait cette thérapie lui adressa même un clin d’œil. Ces deux là avaient une touche! Eileen ne comprenait pas encore le principe de ces réunions de groupe: à part rencontrer des gens encore plus inquiétant… . Cela ne lui donna pas envie de ressortir et d’affronter le monde extérieur. La blondinette n’avait pas mis un pied dehors, sans compter sa mort, depuis au moins deux ans. Avant, elle enchainait les tournées de bars pour oublier la réalité pesante qui entourait son existence. La jeune femme se laissait complètement aller. Elle en avait connu des hommes bien plus différents les uns que les autres mais rien ne la faisait réagir… . Sans Ryan, sans sa mère, avec cette maladie: son avenir était voué à l’échec. Cette deuxième chance au skyline ne l’enchantait pas autant. Elle subissait sa présence dans ce monde. La belle n’osait pas affronter le regard des gens se sentant toujours malade. Elle n’avait plus de symptômes. Son problème se situait dans la tête. Elle l’avait compris… . Ces séances était sensée l’aider à avancer. Soudainement, la voisine de Nolands s’intéressa à elle. Elle ne paraissait plus suivre les présentations.

- Merci… . Je ne sais pas comment tu as fait. Je ne me sens pas à ma place. Tu avais la même impression à tes débuts? La suite de cette après-midi lui faisait réellement peur. Elle était pourtant habituée à être prise pour une folle. Mais avant elle jouait la morte, là elle devait affronter ses soucis.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Sam 28 Avr 2012 - 10:27

La thérapie de groupe, quelle drôle d'invention tout de même. Être confronté à pire que soit, est-ce ça l'idée de base ? Afin de vous faire prendre conscience que quelque part sur terre, il existe encore plus malade et cinglé que vous ? Tout cela dans le but de vous faire miroiter que vous êtes au final « normal ». Laisser une certaine place à l'improvisation, tout ça pour obtenir de meilleurs résultats que lors de cessions individuelles... Juliet connaissait tout ça pour l'avoir vu en cours. Elle se rappelait d'ailleurs de ces schizophrènes ayant été réunis dans des groupes pour la première fois dans les années 30, de manière expérimentale. Un frisson lui parcouru l'échine, elle n'était pas franchement persuadée du résultat maintenant qu'elle se retrouvait confronté à ce genre d'entretien. Mieux valait ne pas penser au résultat ; vivre l'instant présent, le prendre comme il vient, le laisser entrer après qu'il ait pu frapper à votre porte. Voilà sans doute le secret de la réussite de ce genre de séance. Promenant son regard tout à tour sur chacun des participants, elle fixa ensuite son attention sur sa voisine. Petite créature fragile et effrayée, elle faisait peine à voir. Nouveau regard en direction du vieux pervers que pouvait être Percy, avant qu'elle ne reprenne la parole.

« Peut-être qu'il n'est pas si mauvais qu'il n'y paraît, après tout les apparences sont parfois bien trompeuses. Sur le ton de la conspiration, elle ajouta à voix basse : Peut-être que c'est plus du nouveau médecin qu'il faut se méfier, avec ses airs de jeune premier... Sourire énigmatique de circonstance, elle se repris toutefois bien vite, afin de ne pas faire paniquer la blondinette. Ce n'était peut-être pas très malin de sa part que d'avancer de pareilles suppositions. Haussement d'épaules. Ça ne fait rien, si tu peux oublier qu'il s'agit d'une thérapie de groupe ce n'est peut-être pas plus mal, s'immerger à fond dans la chose et ne plus penser à rien d'autre, c'est sûrement cela qu'il faut faire. Un léger voile de tristesse passa dans le regard de Juliet. J'avoue que je me passerais bien de cette aisance et de cette connaissance des lieux, malheureusement je n'ai pas trop le choix pour le moment. J'en ai encore pour quelques semaines je pense... Je ne sais pas trop en fait, tout dépend de mon évolution et de ce qu'en dira le médecin. J'aurais dû avoir un entretien avec lui à la fin de la séance, mais je ne sais pas si cela sera maintenu avec ce remplaçant. Elle marqua une légère pause avant d’enchaîner. Cela arrive souvent que l'on doive s'entretenir avec le thérapeute une fois la séance de groupe terminée, enfin rien de bien inquiétant. C'est une des premières fois que tu viens ici ? »

Aussi étrange qu'improbable, Juliet s'intéressait à son prochain, elle ne semblait plus avoir de mal à converser avec un être humain, quel changement notoire. Voilà qui était plus qu'encourageant, elle semblait être sur la bonne voie cette fois-ci. La guérison ne passait pas uniquement par son traitement, mais par tout un procédé de socialisation, mais aussi de savoir vivre. Un peu comme si elle était encore une enfant à qui on devrait tout apprendre de A à Z, assez drôle dans le fond. Satanée maladie tout de même. Toujours à voix basse, telles deux mauvaises élèves discutant ensemble durant un cours, Juliet répondit aux interrogations de sa voisine.

« Je ne me suis guère posé de questions, j'ai pris le train en marche en espérant qu'il me mènerait quelque part. Si ça peut te rassurer j'avais le même sentiment que toi. Au début on se demande vraiment ce qu'on fiche ici, s'il y aura des résultats et puis petit à petit on se rend compte que tout ça est quand même bénéfique et nécessaire. Et puis parfois c'est assez amusant, surtout lorsqu'on nous propose des jeux de rôles. »

En parlant de ça, et après que le tour de table fût terminé, le Dr Nash leur fît un bref état des lieux de la séance d'aujourd'hui – traitement qui se déroulerait en fait sur plusieurs séances – et leur proposa ainsi d’apprendre à s’intégrer à des groupes et à vivre socialement. Rien de bien neuf en soit. Un peu déçue, Juliet écouta pourtant ce qu'il avait à dire, cela pouvait se révéler important après tout. Le thérapeute leur proposa une mise en situation pourtant assez novatrice, basée sur l'inversement des rôles, après avoir demandé « Qui veut parler ? ». Personne ne se porta volontaire - ce groupe étant un peu léthargique il faut croire. Le Dr Nash lui proposa donc de commencer la première, après lui avoir adressé un clin d’œil. Ce qui la fit se sentir très mal à l'aise, que cherchait-il exactement, elle n'en savait trop rien. Tout en feintant de n'avoir rien remarqué, elle se leva de sa chaise et s'avança au milieu du cercle. Impression étrange, que tous ces regards tournés vers elle pouvait lui donner. Elle déglutit difficilement avant de se lancer. C'était à elle de « prendre la place du thérapeute », le médecin quant à lui renverrait l'image de la patiente, afin qu'elle est une vision d'elle-même. Plutôt intéressant dans le fond. Ce psychodrame dura quelques minutes, la scène fût rejouée deux fois, Juliet pu revenir à sa place après ça, un peu blême. Ce fut au tour de quelqu'un d'autre de prendre sa place, un homme qui suivait la séance depuis quelques semaines. Tout en suivant du coin de l'oeil ce qui se passait droit devant elle, la blondinette se pencha légèrement sur sa voisine.

« Je retire ce que j'ai dis, ce n'est pas toujours très drôle en fin de compte. C'est moi ou ce médecin est un peu... étrange ? »

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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Lun 30 Avr 2012 - 13:19


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« Les apparences sont parfois bien trompeuses », telle était la citation de la belle Juliet. Elle avait assurément raison. Cette fille semblait si sûre d’elle et assurée et pourtant elle suivait bien une thérapie de groupe au même titre que ce Percy. Apparemment, elle souffrait de skyzophrénie. Eileen n’en était pas si certaine mais sa présentation fut très évocatrice. Nolands acquiesça aux dires de son interlocutrice. Cette dernière en revint au cas docteur qui n’animait la séance: bel homme, jeune, dynamique, amusant, etc. Avait-il taper à l’œil de Juliet? Concernant ce nouveau maître de thérapie, l’inverse aurait été un pur mensonge.

- Peut-être…enfin j’en doute. Elle rit discrètement. Il semble t’apprécier alors ce n’est pas très gentil de ta part d’avancer de telles suppositions, plaisanta-t-elle. Tu as vu tous les clins d’œil et les regards qu’il te lance?!!! Si ce n’est pas une preuve, je veux bien aller me pendre, elle rit de nouveau mais de manière plus audible malheureusement. Lester en vit aux conseils. Tu as sûrement raison mais je n’y arrive pas… je ne me sens pas à ma place. Elle marqua une légère pause pour écouter son interlocutrice qui se confia sous la demande de la blonde. Je suis navrée… mes questions sont parfois trop poussées, n’hésites pas à me dire « merde » je comprendrai. J’espère que tu guériras vite. Tu as quoi en réalité? Tu sens une évolution ou ça ne va pas mieux? Je me demande si ces séances de groupe ont du bon…. . Croisons les doigts pour ton entretien en tout cas. Oui c’est une des premières fois… ces entretiens m’inquiètent, ça sert à faire un bilan? Eileen s’interrogeait sur cette thérapie. Elle doutait de l’utilité de tout cela bien qu’on lui avait conseillé. La jeune femme ne savait pas vraiment si elle avait sa place dans ce genre d’endroit. Ça me rassure en effet, je devrai arrêter de penser négativement. C’est que le début pour ma part… . Nous verrons bien.

Le médecin présent proposa de jeux de rôles ludiques. Juliet fit invitée à commencer la partie. Il en avait assurément après elle. Eileen sourit. Grâce à cela, Nolands apprit à connaître Lester. Ce jeu était très amusant et très révélateur dans un sens. Juliet s’était montrée volontaire, c’était agréable.

- Tu as été parfaite! C’est pas facile ce genre de jeu, tout le monde t'observe en plus. Personnellement, je ne peux pas jouer, je suis nouvelle. Elle sourit légèrement. Était-ce rassurant? Ce médecin semble t’apprécier comme je te l'ai dit, quelle chance!
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 2 Mai 2012 - 18:43

Cette séance promettait d'être beaucoup plus sympathique que les précédentes, et pour cause, Juliet venait d'entamer la conversation avec sa voisine, celle-ci ne semblait pas très à l'aise avec le fait de devoir prendre part aux différents exercices, proposés tout au long de la séance. Quoi de plus normal après tout lorsqu'il s'agit de votre toute première séance ? L'inconnu fait toujours un peu peur. L'inconnu, comme par exemple ce nouveau maître de thérapie. Qu'est-ce qui pouvait bien clocher chez lui ? La façon qu'il avait de la regarder n'était en rien professionnel, et ses clins d’œil, à quoi cela pouvait-il bien rimer ? Malgré son traitement, elle avait été prévenue que d'éventuels épisodes de paranoïa pouvaient resurgir, bien que ceux-ci ne soient pas aussi spectaculaires que ceux qu'elle avait déjà connus, c'était tout de même assez inquiétant. Ce qui ne la rassura qu'à moitié fût le fait qu'Eileen confirme ses doutes, quant à ce médecin. Peut-être que la jeune femme était-elle aussi atteinte de troubles avec délires paranoïaques. Qui croire alors ?

« C'est assez déroutant je dois dire et puis ce n'est pas très professionnel de sa part tu ne trouves pas ? Qu'est-ce qu'il cherche cet idiot à la fin ? C'est un canular ou quoi ? Mieux valait se concentrer sur autre chose, plutôt que de risquer une crise à cause de quelque chose qui n'existait sûrement que dans leur esprit dérangé. Le rire de Eileen attira quelque peu l'attention sur les deux blondes. Juliet gesticula sur sa chaise, visiblement aussi mal à l'aise que sa voisine. Ça viendra ne t'en fais pas, fais moi confiance. Un sourire s'afficha sur le visage de Juliet. Pas grave, j'ai l'habitude de ce genre de questions, ok si tu m'ennuies je n'hésiterais pas à te le faire savoir. Elle s'interrompit quelques instants avant de reprendre en baissant d'un ton. Je suis schizophrène, grâce à mon traitement et puis aux différentes thérapies je vois un grand changement, c'est le jour et la la nuit entre avant et maintenant. J'espère que tu observeras toi aussi ce genre de changement d'ici peu. D'ailleurs qu'est-ce que tu as comme trouble ? Elle marqua une nouvelle pause avant de reprendre. Si ce genre de thérapie existe c'est qu'il y a sûrement un bien fondé derrière tout ça. Autrement ce serait une perte de temps pure et simple pour tout le monde. Juliet opina du chef. Oui entre autre et puis ton traitement peut-être réadapté si besoin... c'est surtout lors de ces entretiens que le médecin peut juger de ton évolution. Contentes-toi de regarder les autres et d'écouter pour le moment, ne te poses pas trop de questions. D'ailleurs on ferait sans doute mieux de suivre avant de se faire rappeler à l'ordre. »

L'étudiante en psychologie reporta son attention sur le milieu du cercle formé par les chaises disposées en rond. D'un œil attentif, elle observa la scène qui se jouait actuellement, le rôliste venait de changer, c'était à présent au tour d'une femme qui s'en sortait haut la main, à croire qu'elle avait fait ce genre de choses toute sa vie. Certaines personnes sont plus douées que d'autres pour entrer dans la peau d'un personnage. Comme le disait si bien Eileen, seuls les anciens pouvaient jouer, ce qui était un peu dommage en soit. Enfin elle ne doutait pas que le médecin changerait bientôt la donne, après tout il faut bien que tout le monde participe, sinon il n'y a pas le moindre intérêt à tout ça. Juliet garda cette information pour elle, ne voulant pas provoquer de quelconque panique chez celle qui était assise à côté d'elle.

« Merci. C'est vrai que c'est assez déstabilisant d'avoir tous ces regards braqués sur toi. Faire abstraction de tout ça doit également faire partie du traitement... Elle grimaça légèrement. Tu trouves que c'est une chance toi de se faire draguer presque ouvertement par son thérapeute ? Un rire assez sonore lui échappa avant qu'elle ne se reprenne rapidement. Qu'on nous rende notre bon vieux Docteur bidonnant, au moins lui n 'avait pas le regard lubrique. »
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Jeu 3 Mai 2012 - 13:38


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Juliet Lester était une fille très jolie, attachante, intéressante, etc. C’était normal qu’un jeune homme s’intéresse à cette magnifique jeune femme. La concernée semblait gênée, presque ennuyée. Pourtant, elle devait certainement être habituée à ce genre de comportement envers sa personne. Or, il s’agissait du médecin qui était sensé mettre en confiance le groupe qui lançait des regards indécents à l’ancienne skyzophrène. Comment le prendre? Là était la question… .

- C’est vrai qu’il exagère mais il semble jeune. Puis, on passe un bon moment avec lui donc il n’y a pas de souci à se faire s’il n’est pas ce qu’il dit être. Elle sourit. Sérieusement, il n’a pas le droit de se montrer ainsi à la vue de tous. Tu lui plais apparemment. Tu en penses quoi? Je ne pense pas qu’il te fasse une blague, il ne peut juste pas se retenir. Elle sourit. Puis, elle écouta les dires de son interlocutrice. Si tu le dis. Juliet Lester révéla les raisons qui l’avait amené à suivre ce genre de thérapie. Je me demande comment tu pouvais te comporter avant. Parfois, c’est bien de faire un retour en arrière et de constater tout cela avec le recul. Merci… . Je n’ai pas vraiment un trouble, enfin je ne sais pas. Je n’accepte pas ma mort, tu vois je me suis suicidée et je ne pensais pas devoir supporter une nouvelle vie. Je n’arrive toujours pas à l’accepter, je vis encore dans le passé: dans ma tête je suis toujours là où j’étais avant de mourir. Elle leva les yeux au ciel avant de refixer son regard sur Juliet. Tu as constaté le changements sur ta personne c’est normal que tu dises cela. Mais est-ce que ces thérapies marchent sur tout le monde? Je n’en sais rien. Eileen fut rassurée par les paroles de Lester qui s’y connaissait. Je vois, ça sert. Merci du conseil: regarder et écouter les autres!

Juliet avait raison, suivre serait plus respectueux de leur part. Cela fut étonnant de la part du docteur de ne pas réagir face à se manque de respect, elles n’avaient pas été reprise. Nolands était de plus en plus mal à l’aise. Le jeu de rôle qui se jouait face aux patients étaient très concluant. Des gens étaient plus guéris, en meilleure position que d’autres. La blonde n’était pas confiante. Plus tard, la jeune femme arriverait peut-être à s’y faire.. . Elle réagirait autrement. La conversation entre Lester et Nolands reprit.

- Ce n’est pas facile. Elle portait son attention sur l’exercice en cours et ses démonstrations. Non je plaisante… désolé… . Le rire de Juliet n’échappa pas aux autres, ni aux thérapeute. Le médecin prit la parole: Juliet: qu’est-ce qui vous fait rire? Depuis tout à l'heure vous conversez avec votre voisine. Vous avez un exercice à nous proposer? Des idées à nous faire partager?
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 6 Mai 2012 - 7:34

Ne pas s'inquiéter, même s'il y avait une chance aussi infime soit-elle qu'il puisse y avoir erreur sur la personne du médecin. Ne pas se laisser envahir par le stress et la peur, plus facile à dire qu'à mettre en œuvre. S'il n'était pas ce qu'il prétendait être, qu'était-il alors ? Était-ce une de ces espèces d'expérience sociologique ? Et puis quel intérêt aurait-il à mentir de la sorte ? Tôt ou tard il finirait par se faire repérer on le sommerait alors bien gentiment de vouloir quitter l'hôpital. Peut-être qu'il s'agit tout simplement d'un patient ayant voulu faire une petite farce, en attendant que le véritable thérapeute arrive. Loin, Juliet partait très loin dans des suppositions totalement tirées par les cheveux. Il fallait impérativement qu'elle arrête de penser à ce genre de choses, dans un effort désespéré, elle tenta de se concentrer sur les paroles de sa voisine. Celles-ci ne la rassurèrent guère.

« La jeunesse n'excuse pas tout. La déontologie ça existe et ce qu'il fait n'entre en rien dans cette morale professionnelle. Tu as raison il n'en a pas le droit, surtout qu'il n'est pas franchement discret. Je n'en pense rien, d'accord il est plutôt bien fait de sa personne, mais ça s'arrête là... S'il ne peut pas se retenir qu'il aille lui-même consulter ou bien qu'il change de métier, tu ne crois pas ? Juliet essaya de l'oublier pour écouter les paroles de la blondinette. A la fin de son léger monologue, elle opina du chef. C'est vrai c'est toujours bien d'avoir un élément de comparaison, en jetant un regard en arrière on se rend mieux compte du chemin parcouru. Avant j'étais... elle baissa les yeux et baissa d'un ton. J'étais plutôt bagarreuse à cause de mes crises de paranoïa, je buvais plus que de raison pour faire taire cette satanée voix qui ne me laissait jamais en paix. Une vraie névrosée... Elle releva alors légèrement la tête, posant son regard sur son interlocutrice. Tout devrait bientôt rentrer dans l'ordre pour toi alors. Une vie après la mort c'est vrai que c'est assez déstabilisant, il faut un certain temps d'adaptation et puis après on commence petit à petit à avaler la pilule. Enfin je suppose que tu ne t'attendais pas à trouver quelque chose ressemblant au Skyline après ton acte. Elle aurait voulu savoir qu'est-ce qui avait bien pu pousser la jeune femme à en venir à ce geste extrême, lâcheté ou courage ? Peu importe. Juliet se mordit la lèvre inférieure afin de ne pas poser la question qui lui brûlait les lèvres. Un léger sourire apparu ensuite au creux des traits de l'étudiante en psycho. Oui, je pense que cela marche sur tout le monde, même si le temps de traitement diffère selon chaque personne. De rien, si je peux faire partager ma petite expérience, alors je le fais avec plaisir. »

Avoir une conversation ainsi avisée, quel changement. C'était plutôt étrange de constater avec quelle facilité elle arrivait à échanger des idées, son point de vue avec une parfaite inconnue. Comme quoi tout est vraiment possible ici-bas, avec de l'aide et un peu de bonne volonté. Le fait qu'elle ne déteste plus la terre entière l'aidait d'autant plus. Dire qu'elle aurait pu avoir une vie – presque – normale durant ces dernières années, plutôt que de se voiler bêtement la face en tentant de se guérir de ses démons intérieurs à grand renfort de Gin. Quelle absurdité. Aujourd'hui elle s'en voulait, pour son comportement, mais aussi pour sa lâcheté. Dans quel état devaient être ses parents en ce moment même ? Comment vivaient-ils la mort de leur fille ? Ce qu'elle leur avait infligé était plutôt terrible. Cela n'aurait jamais dû se produire ainsi. Chassant les idées noires qui l'assaillaient lentement mais sûrement, elle jeta un regard au milieu du cercle. Toujours la même femme qui jouait le rôle du médecin, enfin jusqu'à ce qu'elle soit interrompue par le rire bruyant de Juliet. La jeune femme n'eût pas le temps de répondre aux dires de sa voisine, que la voix du psy s'élevait déjà dans les airs. Visiblement tout le monde avait pu entendre le rire de l'étudiante. Elle s'insulta intérieurement avant de répondre tout en piquant un fard.

« Rien, rien du tout. Je... je suis désolée j'essayais juste de rassurer ma voisine sur les bienfaits de cette séance. Elle baissa un instant les yeux avant de reprendre la parole. Je ne suis pas médecin, mais il me semblerait bien que tout le monde participe à cette séance, pas seulement les anciens. Pour faire s'envoler le stress que cette première séance peut entraîner chez les nouveaux participants, peut-être qu'une séance de relaxation pourrait être bénéfique... »

Elle se tût alors, s'enfonçant un peu plus dans le dossier de sa chaise. Sans nul doute allait-elle se faire rabrouer pour cette idée sortie tout droit d'un de ses derniers cours de psychologie, mais au moins elle n'avait pas totalement perdu le peu de contenance qui l'habitait encore.


Dernière édition par Juliet Lester le Lun 7 Mai 2012 - 20:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 6 Mai 2012 - 18:59


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Juliet ne plaisantait pas. Elle avait besoin d’un professionnel qui la mettait en confiance, pas d’un charlatan qui lui lance des regards insistants toutes les deux minutes. Elle avait raison, la déontologie et l’éthique, même la question de la crédibilité s’imposaient. Ce médecin avait beau être diplômé pour organiser et diriger une thérapie de groupe, il n’avait pas tous les droits. Il ne fallait pas non plus juger à l’extrême le parti pris du jeune homme. Il voulait révéler une attirance. Mais ce n’était ni le lieu, ni l’endroit pour cela. Il faisait fasse à des patients pour certains très malades. La santé du cerveau n’était pas à prendre à la légère.

- Si. Enfin… lances-lui un regard noir, il changera d’avis. Il ne possède pas de barrières, il te prend pour quoi? Oui il est bien fait, mais ce n’est pas une raison. Montres-toi indifférente ou agressive dans tes expressions de visage. On va lui passer l’envie de te mettre mal à l’aise. La blonde sourit pour rassurée son interlocutrice. Lester était sincère avec la nouvelle patiente. Waouh, je ne pourrais pas dire cela de toi en te regardant. Tu as fait du chemin! C’est incroyable. Les gens qui t’entourent ici ont de quoi être fiers, toi aussi, j’espère que tu n’as pas eu à avancer seule. Nolands savait ce que cela pouvait donner. Cette pensée la rendit triste. On verra bien… . C’est horrible de savoir que tu dois encore vivre alors que tu as désiré ta mort. Ça me perturbe, je ne pensais pas que le destin pouvait être aussi tortionnaire. Voilà tu comprends, je ne voulais pas de cette vie après la mort. Enfin… je vais tenter de m’y faire. Eileen sourit de nouveau. Elle ne désirait pas rendre l’ambiance trop morose par sa présence. Si tu le dis. Après tout, tu sais de quoi tu parles donc je t’entends bien, mieux que quiconque d’ailleurs.

Soudain la belle Juliet se fit littéralement reprendre par le « maître de cérémonie ». Eileen avait l’impression de revenir à l’école. Elle pensait alors que ce genre d’exercice n’était pas fait pour elle. Elle se rendrait bien compte de sa chance un jour. La blondinette ne se laisserait plus démonter le moral par des idées folles. Elle croyait être encore malade. Pour une fois, elle avait la chance de faire table rase de son passé. Elle n’arrivait pas à passer à autre chose. Or, avec des facultés retrouvaient elle comprenait que ce n’était pas le début de la fin, bien au contraire, elle pouvait se permettre plus de chose. Bon, elle devait encore réapprendre à faire d’autres gestes du quotidien. Un peu d’aide et le tour est jouer? Une dose de motivation et tout irait mieux. Eileen en avait encore pour un moment, elle venait d’arriver. Rien était gagné mais elle avait appris que tout était possible… .

- Vous faites mon travail si je comprends bien. Elle la fixa d’un air mécontent mais il se rattrapa par un large sourire. Non je plaisante, c’est très bien. Merci de bien répondre. Je vous entends bien. Ça vous direz d’organiser cette séance pour vos pairs, avec la personne de votre choix? Je ne vous y oblige pas, je vous laisserai le délai qu'il vous faut. Merci pour votre aide. Et hop le clin d’œil.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mar 8 Mai 2012 - 18:54

La discussion entre Eileen et Juliet se révélait être intéressante, bien qu'un peu anormale dans le fond, surtout en ce qui pouvait concerner le thérapeute. Bien qu'ayant pour le moment côtoyé peu de médecins, jamais encore elle n'avait eu à faire à ce genre là. Dragueur et totalement peu discret, un véritable comble. La blondinette en vint à se demander si un tel personnage avait bel et bien sa place ici-même au sein d'une thérapie de groupe. A en juger par son comportement allant à l'encontre de toute déontologie il était clair que non, sa place était très certainement ailleurs. S'il comptait soigner ses patients de cette façon, il se fourvoyait complètement. Ses paires étaient-ils au courant de ses agissements plus que déplacés ? Juliet se demanda à nouveau s'il était vraiment médecin ou juste un charlatan de plus. Devrait-elle aller le voir en fin de séance pour lui demander s'il y avait un quelconque problème vis à vis de sa personne ? La blondinette n'était pas vraiment sûre que cela soit une bonne idée. Après tout, peut-être et tout simplement que c'était là un tour que lui jouait son cerveau malade. Malgré son traitement, d'éventuels hauts et bas étaient tout à fait possibles.

« Un regard noir ? Tu crois que ça va changer quelque chose ? Il me prend pour un vulgaire bout de viande il faut croire. Je crois que je vais opter pour l'indifférence, ça me semble être la meilleure marche à suivre. Un hochement de tête vint accompagner les nouvelles paroles de la jeune Américaine. Oui, j'ai fais pas mal de chemin c'est vrai, mais il m'en reste encore à parcourir avant de pouvoir recouvrer toutes mes capacités. Son regard se voila quelque peu. Je me suis infligée une certaine solitude pendant plusieurs années et puis un beau jour un ange, on peut le dire, s'est retrouvé sur ma route et a décidé de m'aider, malgré le comportement que j'ai pu avoir envers cette personne. J'ai eu de la chance de tomber sur cette personne exceptionnelle. Désireuse d'en apprendre un peu plus sur son interlocutrice elle se risqua à poser la question qui la démangeait depuis quelques instants. Qu'est-ce qui a pu te pousser à mettre fin à tes jours ? Enfin c'est peut-être un peu indiscret. Dans ces circonstances, ton trouble est d'autant plus compréhensible. Elle tenta de la rassurer en lui offrant un sourire sincère. Oui, maintenant il ne te reste plus qu'à t’accommoder de cette nouvelle vie. Les médecins d'ici devraient t'aider à rapidement changer la donne. Ton cas est loin d'être le plus désespéré, tu peux être rassurée là dessus. D'ici peu, tu n'auras plus à venir ici. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Je ne suis pas médecin, je suis juste une petite étudiante en psycho, ce qui est assez ironique quand on y regarde de plus près... enfin peu importe, j'essaye juste de te faire part de ma propre expérience, je sais aussi de source sûre que ces séances fonctionnent. Sinon, pourquoi entreprendre de tels exercices ? »

A cet instant précis, Juliet aurait bien aimé s'enfuir en courant. Être ainsi le centre du monde avec tous ces regards braqués sur elle, de quoi la mettre mal à l'aise, plus que de raison. Se faire ainsi remarquer n'était pourtant pas dans sa nature. Un rire, un simple rire trop sonore lui avait juste échappé et voilà que tout le monde la regardait à présent, le silence de mise était pesant. Elle cru défaillir sur place à la fin de la première phrase du médecin. Après tout, quel professionnel aime que l'on fasse son travail à sa place ? Peu, assurément. Ah, et bien tout compte fait, il entrait dans le pourcentage restant, que cela ne semblait pas déranger. Décidément, drôle de personnage que ce médecin original. Le visage de la schizophrène se décrispa.

« Euh... et bien... oui, pourquoi pas. Je n'ai jamais fait ça auparavant, mais je veux bien tenter d'organiser ça avec... Eileen ? Enfin si elle d'accord, bien entendu. Elle tourna la tête dans la direction de l'intéressée. On essaye de faire ça lors de la prochaine séance. Est-ce que vous serez toujours là, ou le Dr Balzano sera de retour ? Par un moyen détourné, elle tentait de se renseigner. De rien... »

Sa phrase resta en suspend alors qu'il lui adressait un énième clin d’œil. N'y tenant plus elle leva les yeux au ciel. A quoi jouait-il exactement ? La jeune femme se renfrogna et s'installa bien confortablement au fond de sa chaise, tout en croisant les bras sur sa poitrine, l'air mécontent. Elle comptait bien ne plus avoir à lui adresser la parole de toute la séance et encore moins à le regarder.

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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 9 Mai 2012 - 10:06


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- Il va certainement se résigner à te faire des avances. Sinon, il est tenace si la solution de l’indifférence ne marche pas. On dit que c’est le pire remède, contrairement à la haine qui est une forme d’intérêt pour l’autre en soi. Elle sourit gentiment. La jeune femme avoua ne pas être totalement guérie. On pouvait en douter rien qu’en la regardant. Les apparences étaient parfois trompeuses. Lester avait quand même bien avancer à ce qu’elle racontait, c’était encourageant. Tu vas y arriver, tu as déjà parcouru un long chemin, il ne te reste plus que les derniers mètres à entrevoir. J’espère pouvoir te revoir en dehors de cet endroit. Tu es sympa, sans mentir. J’aime bien discuter avec toi. Figures-toi que cela fait deux ans que je n’ai pas parlé à quelqu’un, même pas parlé tout court. Avant cela, j’avais une amie qui te ressemblait un peu. Alors ça fait du bien de te parler! J’adore les personnes tranquilles et avenantes dans ton genre. La sincérité était de mise. Elle reprit par rapport à la maladie de Juliet; Tu as eu de la chance de trouver une épaule pour te soutenir. Tu le méritais, tu m’as l’air d’une fille bien malgré tout ce que tu as subi…. . Tu l’as vois encore cette personne? La question suivante ne fit plus sourire Eileen. Elle était perdue dans les méandres de cette dure réalité qui l’entourait et qu’elle pensait encore présente dans sa vie. J’étais malade, le genre de maladie qui te fait devenir un légume. Ma mère est morte de cette merde, c’est génétique. J’avais pas envie de vivre mes jours dans le même asile, sur le même lit, un mode « larve ». Elle tenta une esquisse de sourire pour dire qu’elle se portait bien mais rien ne vint. Je n’y arrive pas. Tu sais je voulais vraiment vivre dans un néant parfait. Maintenant, j’ai du mal à distinguer le vrai du faux. Aussi, je me crois toujours en mauvaise santé, on va dire que cela ne m’arrange pas. Mais je m’y ferai comme tu le dis. C’était la première fois qu’elle racontait tout cela à quelqu’un. Merci de m’écouter. Nolands était un peu émue. Merci de ton aide et de tes conseils. Tu continues les études? J’avoue que l’ironie est là mais tu n’y peux rien. Le reste la rendit perplexe. Pour nous faire perdre du temps. C’est peut-être une sorte d’excuse, de stimulus pour nous faire croire qu’en groupe tout ira mieux. Enfin… . Je ne suis pas fan de ce genre d’exercice, tu l’auras compris.

Soudain, la belle Juliet se retrouva face à une assemblée. Elle devait s'exprimer sans l'avoir voulu: un peu perturbant dans le fond! Le maître de la thérapie ne comprenait pas pourquoi elle avait ri si fort. La jeune fille parlait sans retenue avec sa voisine. Pour lui, le manque de respect était là! Alors il lui avait demandé de s’expliquer. La pauvre eut le droit un petit sermon devant tout le monde. Elle avait proposé un exercice. Alors, le médecin l'avait presque obligé, sans le dire de vive voix mais plutôt dans des sous-entendus, à présenter son oeuvre devant le groupe. Elle avait le droit de choisir un partenaire. De plus, Lester pouvait décider de la date qui lui convenait le mieux pour être prête. Peut-être que cet exercice aurait du bon! Il allait tester ses capacités à s'adresser à un groupe, à garder son sang froid, et être claire dans ses intentions: elle serait tester.

- Bonne initiative Juliet! Il sourit. Eileen ça vous tente? Cette dernière acquiesça au moment où Lester lui jeta un regard. Vous avez le temps pas de précipitations, vous ferez ça quand vous le désirez, sans contraintes de temps: du stress en moins, je vous laisse le temps qu’il vous faut pour préparer votre séance les filles. La question suivante le perturba légèrement. Je serai toujours là. Je peux prévenir le docteur si vous souhaitez son soutien, nous pourrions participer pleinement à votre séance de relaxation. Si cela vous tente, je le préviendrai. En parlant du Dr Balzano, je le remplacerai pendant quelques semaines. Il est très occupé. Je suis disponible pour vous et à votre écoute donc n’ayez pas peur de ce changement. Je suis votre médecin mais votre ami aussi. Je suis là pour vous, ensemble on va avancer.

Il avait lu les dossiers de chaque patient bien consciencieusement. Il savait de quoi il parlait et justement avec qui il discutait. Le jeune docteur percevait l’attitude exaspérée de sa patiente. Alors il lui adressa un regard complice. Eileen lui dit:

- Je suis d’accord pour réaliser cette séance avec toi. Je peux avoir des pistons pour avoir la séances complètes de relaxation, les exercices à faire sur papier, et on aura plus qu’à s’entrainer pour les refaire correctement. Ça te va? Ou tu avais tes idées. Personnellement, je trouve ce projet intéressant mais ce doc ne me motive pas tellement. Il a recommencé il y a quelques secondes à te fixer de manière bizarre.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 9 Mai 2012 - 20:56

Toujours le même sujet, qui la mettait de plus en plus mal à l'aise. Eileen la conseillait bien gentiment sur la meilleure marche à suivre, afin de faire comprendre au médecin qu'elles avaient en face d'elles, que son comportement n'était en rien adapté à la situation. Le faisait-il exprès pour la troubler ? Avait-il seulement conscience de ce que son geste pouvait représenter ? Ou bien était-il encore plus bête, voire fou, qu'elle ne le pensait ? Beaucoup trop de questions qui se bousculaient dans la tête de la native de Portland. La conversation était bien engagée, un peu comme si elles étaient amies de longue date et qu'elles ne s'étaient pas vues durant une certaine période. La discussion semblait reprendre là où elle l'aurait interrompue, six mois plus tôt.

« J'avoue que j'ai peur, s'il en arrive là je ne sais pas comment je vais réagir. Je ne saurai que faire ni que dire. Je vais rester sur l'ignorance pour le moment, tu as raison, c'est sans doute préférable à n'importe quelle autre solution. Il était plaisant et rassurant de recevoir ainsi des encouragements. C'est vraiment ce qui lui avait manqué durant ces dernières années, se sentir soutenue, peu importe la personne qui pouvait être à l'origine de ce soutien. Un large sourire vint étirer les traits fins de la demoiselle. Je l'espère aussi. J'avoue que c'est sympa de discuter et puis de voir un visage sympathique au milieu de tous ces... croques morts. Juliet ne pût cacher son étonnement. Tu es resté deux ans sans parler à qui que ce soit. Comment as-tu fait pour tenir le coup ? Ce devait être une véritable torture... Ton cerveau devait compenser ce manque de stimulus extérieur par des hallucinations ou ce genre de trucs non ? Nouveau sourire. Je suis flattée par tes paroles je dois dire. Je te retournes le compliment, c'est assez rare de croiser des personnes aussi sympathiques ici-même. Qu'est-il advenu de l'amie dont tu parlais à l'instant ? Un sourire un peu triste vint remplacer celui qu'elle arborait quelques secondes plus tôt. Dans mon malheur on peut dire que j'ai eu de la chance... Ça fait un moment que je ne l'ai pas vu, mais elle est pas mal occupée il faut dire, j'espère arranger ça dès qu'elle aura retouché terre. Juliet s'en voulu d'avoir poser cette maudite question, elle voyait très bien que cela était encore trop frais pour la jeune femme. Ce qu'elle disait était vraiment terrible, l'étudiante comprenait mieux à présent la raison qui avait pu pousser Eileen à en venir au suicide. Je suis désolée, je n'aurais pas du poser la question. Je ne vais pas m’appesantir sur le sujet car je vois bien que cela te gênes... Se savoir condamnée ça a dû être un terrible choc, je comprend mieux ton geste. Avec une attention toute particulière, elle écouta les paroles de la blondinette, elle tenta de trouver les mots justes pour la rassurer une fois de plus. Au moins ici tu n'es plus malade, il faut voir le bon côté de la chose, même si ce n'est pas du tout ce à quoi tu t'attendais. Le Skyline c'est assez chouette dans le fond, une fois que l'on a résolu ses problèmes et que l'on est en paix avec soi-même. Dans ton cas, il faut juste laisser le temps au temps, c'est lui seul qui réussira à te faire aller de l'avant. Énième sourire signifiant "de rien". Ne me remercie pas. Oui je continue toujours, mais ma quatrième année je vais la faire en deux temps si tu vois ce que je veux dire. Je n'ai pas été très présente en cours ces derniers mois, j'avais beaucoup de mal à me concentrer... du coup, il faut que je reprenne une bonne partie du programme. Elle secoua légèrement la tête. Non, je ne pense pas qu'il faille le voir ainsi. Ou bien ils se disent que puisqu'on est ici, on ne risque pas de provoquer une catastrophe interplanétaire. Elle tenta un trait d'humour. Non, je plaisante rassures-toi... Oui j'ai bien compris, essaye de te détendre un peu, profites de la fin de la séance pour ça. »

Les joues légèrement rosies, Juliet écouta les dires du médecin sans piper mot cette fois-ci. Habituellement elle l'aurait envoyé paître dans les règles de l'art, mais plus maintenant. Petit à petit elle, redevenait la gentille étudiante assidue qu'elle avait toujours été. Une fille sage, ayant la tête sur les épaules, ne cherchant à nuire à personne, uniquement soucieuse de réussir son avenir professionnel. Le regard des autres la dérangeait énormément, aussi dû-t-elle prendre sur elle et faire un effort considérable pour ne pas rentrer dans une crise d'hystérie. Était-ce le but de la manœuvre ? La pousser dans ses derniers retranchements pour... pour quoi exactement ? La punir de son comportement ? Cela ne rimait à rien. Le médecin devait bien connaître le dossier de chacun des patients ici présent dans la salle, alors pourquoi ferait-il une chose pareille, en ayant tout à fait conscience de la maladie de Juliet ?
La paranoïa semblait la gagner lentement mais sûrement. Ne pas se laisser envahir par ce genre de sentiments inopinés. Surtout pas. Eileen était visiblement d'accord pour conduire la séance de relaxation avec la blondinette, ce qui était en soit un bon point. Elles pourraient s'épauler mutuellement. Pas de précipitation, d'accord, elle hocha la tête en signe d'acquiescement. La question de Juliet, sembla déstabiliser durant un instant à peine le médecin. Pourquoi cette réaction ? Vraiment intriguant.

« J'avoue que pour les patients comme... moi, c'est assez perturbant de changer de thérapeute en cours de route. J'imagine qu'il en est de même pour certains autres. Ce n'est pas contre vous, mais il serait bien que le Dr Balzano soit là lors de la prochaine séance, vous seriez aimable de le prévenir. Nouveau hochement de tête signifiant par là qu'elle avait compris que l'autre thérapeute ne reviendrait pas de si tôt. Elle tiqua légèrement sur le mot ami. Un médecin doit rester à sa place. A la suite de la tirade de celui-ci, elle se contenta d'un simple : D'accord. »

L'attitude de cet homme la mettait vraiment de plus en plus mal à l'aise, elle n'était pas vraiment sûre de supporter la séance complète et encore moins de devoir le revoir sur plusieurs semaines.

« Merci, c'est gentil d'accepter. Des pistons ? Tu connais quelqu'un dans le milieu médical ? Mais ok ça me va, ça devrait être assez simple à mettre en œuvre de cette façon là. J'ai abordé quelques techniques en cours, mais rien de vraiment concret, alors je vais me contenter de suivre tes idées. Elle murmurait à présent. Oui c'est intéressant, mais ce type est flippant, il ne met pas à l'aise avec son comportement déplacé. En un sens ce que tu dis me rassure, ce n'est pas moi qui suis en train d'affabuler... »
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 16 Mai 2012 - 16:38


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Juliet Lester semblait bien inquiète. L’attitude du médecin était rageante. Or, il n’y avait pas de quoi crier aux loups pour autant. Juliet était très belle et vraiment passionnante à écouter. Le seul problème résidait dans le fait que le jeune homme qui la draguait était celui qui devait lui redonner confiance en elle. Était-ce sa méthode pour arriver à ce résultat? En tout cas, la patiente n’était pas d’accord avec ce mode de fonctionnement. Eileen la comprenait. La discussion se poursuivait tranquillement.

- Tu improviseras, ne te prends pas la tête avec ce qui ne risque pas d’arriver. Mets-toi cela en tête et restes indifférente aux regards un peu osés de ce type. Le sourire sincère de Juliet servit à rendre Eileen très contente. Bien qu’elle ne connaissait pas la jeune femme, sa présence était un bienfait. Il faut y croire maintenant! Mois j’y crois pour toi, elle sourit à son tour. Elle rit discrètement au surnom que l’interlocutrice de Nolands avait offert en cadeau aux personnes présentes dans la salle. Merci. Je dois avouer que l’ambiance n’est pas rassurante, sans toi: je ne pense pas que je serai restée plus de dix minutes. Elle rit de nouveau, toujours de manière à ne pas surprendre les autres. Oui, ce n’était pas facile mais je ne m’en rendais pas tellement compte. De toute manière, je perdais cette faculté alors… . Tout à fait, les hallucinations font encore parties de mon quotidien pour ne rien te cacher. Elle marqua une légère pause. Juliet était vraiment un rayon de soleil. C’est moi qui suis flattée en retour. Euh… je ne sais pas. Je ne sortais plus et j’ai fini à l’asile, j’ai eu aucunes nouvelles de la part de ceux qui représentaient mes amis ou même ma famille. Je préfère, ils ne m’ont pas observé dans mon triste état. Juliet arbora une autre expression: de la tristesse. La blonde préférait la voir sourire. Je l’espère pour toi alors. Le regard de Nolands se voulait plus touché à la suite de la conversation. Ne t’excuses pas, c’est normal de demander puis tu t’es confiée également alors… . Je ne souhaite pas rendre la discussion trop monotone donc j’évite le sujet, je pense que tu comprends… . C’est tout à fait cela: j’allais mourir et j’ai préféré choisir ma sentence dans l’un de mes rares moments de lucidité. Juliet ne pouvait pas comprendre le mal-être de Eileen. Personne n’était à sa place, elle ne le souhaitait pas d’ailleurs. Mais Lester était très rassurante et à l’écoute. Elle savait se montrer attentive et elle montrait une forme d’empathie. Tu as raison. Le temps fera son affaire… . L’étudiante en psychologie avait de la ressource et Eileen la voyait bien exercer dans cette branche. Je vois. En quatrième année, c’est incroyable! Tu es bien avancée. Je t’imagines bien psychologue, tu as un don pour rassurer et écouter les autres. Elle sourit aux paroles suivantes de Lester. Ouais, j’attends la fin, je profite juste de la conversation que je trouve intéressante. En même temps, deux ans sans parler: je ne peux pas être difficile, elle sourit une dernière fois.

- Je connais votre dossier, vous en faites pas. Je ne suis pas un méchant et nous avons tout notre temps. Le docteur Balzano viendra mais ça ne changera rien. Je vais établir des entretiens individuels avec vous, je vais me présenter devant chacun de vous. Et on discutera tranquillement. Je souhaite avoir vos disponibilités, pour certains je le fixe par avance.

Eileen reprit:

- Oui je travaille dans un salon de massage et des séances de relaxations sont au programme alors mes gentilles collègues ne se gêneront pas. On fait comme cela alors, super! Elle continua plus bas. Non tu vois clair. Tu pourras lui en parler à ton entretien, je t’attendrai derrière la porte au cas où si tu le souhaites, avec un taser bien-sûr. Ce n’était pas une plaisanterie de la part d’Eileen.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Ven 18 Mai 2012 - 7:35

Jouer la carte de l'indifférence, sans doute facile pour une personne totalement saine d'esprit, mais un peu plus compliquée lorsqu'on a un léger trouble de sa propre personnalité. L'angoisse palpable dans le ton de l'étudiante montait de plus en plus au fur et à mesure de cette séance. Il s'en faudrait sans doute de peu, pour qu'un nouvel épisode totalement paranoïaque vienne la cueillir au beau milieu de toutes ces personnes. Faire fi de tout ça, de ce regard malsain qui se posait sur elle, suivre les conseils de Eileen, voilà tout ce qu'il y avait à faire pour le moment. Une fois qu'elle pourrait parler en aparté avec le médecin, elle lui dirait ses 4 vérités. Malgré ce petit incident, la conversation qu'elle menait avec sa voisine se révélait être des plus agréables et des plus intéressantes.

« Tu as sans doute raison. Mais il m'est assez difficile de faire comme si de rien n'était. Je suis en train de m'imaginer tout un tas de trucs tirés par les cheveux en ce moment même. Enfin bref... Les encouragements de la blondinette lui firent extrêmement plaisir. Elle se dit alors qu'elle aimerait beaucoup revoir cette jeune femme en dehors de cette cure afin d'en apprendre plus sur elle et pourquoi pas tisser un lien. Je vais essayer, merci pour ton soutien, c'est vraiment gentil de ta part. Force était de reconnaître que l'ambiance de cette séance du jour était un peu spéciale, sans doute ce nouveau médecin y était-il pour beaucoup. Ah oui ? A ce point... et bien, ils font un peu peur de prime abord c'est vrai, mais la plupart des gens présents ici sont sympathiques. L'histoire de cette jeune personne l'intriguait au plus haut point. Les hallucinations, un point qu'elles avaient en commun, bien qu'elle aurait préféré que Eileen ne connaisse pas ce genre de chose. Il était assez difficile de l'imaginer autrement que dans son état actuel. Quelle saloperie de maladie tout de même. Rassures-toi, tout cela est derrière toi maintenant. Elle tenta de blaguer sur la situation. Les hallucinations, encore mieux qu'un bon film... non je plaisante. Ces yeux s’agrandirent par la suite lorsqu'elle appris qu'elle n'avait eu aucune visite durant son séjour en HP. Tu préfères, mais c'est assez affreux de se dire que durant tout ce temps personne ne s'est préoccupé de toi. Les gens parfois mériteraient une paire de claques. Enfin je ne veux pas enfoncer le couteau dans la plaie. A nouveau elle écouta son interlocutrice avec beaucoup d'attention. Sacré histoire. Elle semblait d'ailleurs touchée par les paroles de Juliet. Ce n'est pas la rendre monotone que parler de son vécu, au contraire, mais je comprend, alors je n'insisterais pas plus sur le sujet. Je trouve que tu as été courageuse. Arriver à en finir avec la vie, tout le monde n'y serait pas parvenu. Elle hocha la tête en signe d’acquiescement aux nouvelles paroles de la blondinette. Le temps est un allié de taille dans le pansage des blessures. Nouveau hochement de tête avant qu'un large sourire vienne éclairer son visage. Oui je suis plus ou moins avancée, mais le diplôme ne sera malheureusement pas pour maintenant... d'ici deux ans peut-être. Merci, je suis touchée par tes paroles. Elle baissa d'un ton. Qui sait peut-être qu'un jour je remplacerais Dr Dragueur. Je comprend tout à fait, deux ans c'est horriblement long, tu vas devoir te rattraper maintenant. »

La tirade du Dr Nash la rassura encore moins. Difficilement elle déglutit, imaginer devoir passer cet entretien individuel en sa compagnie, de quoi lui faire faire des cauchemars. Elle se contenta alors de opiner du chef, ne trouvant rien de plus à ajouter. Rien de ce qu'elle pourrait dire ne leur ramènerait le Dr Balzano de toute façon. Le médecin repris sa place, la séance pu continuer son cours, alors Juliet se retourna une fois de plus vers sa voisine, peu importe que le thérapeute la prenne en flagrant délit.

« Oh c'est super... tu travailles là-bas depuis longtemps ? Ce doit être agréable comme boulot, non ? Je te donnerais mon numéro de téléphone en fin de séance pour qu'on puisse programmer ça. Juliet tendit l'oreille pour capter les paroles de sa voisine. Elle manqua une fois de plus d'exploser de rire, mais elle réussit à se contenir. Je lui en toucherais un mot, me voilà rassurée maintenant que je sais que tu vas monter la garde derrière la porte. J'aime ce côté sadique. »
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Ven 18 Mai 2012 - 21:30


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Eileen Nolands sentait bien la détresse de son interlocutrice. Elle ne supportait pas la situation. Il était difficile de faire abstraction d’un souci quand ce dernier se présentait constamment devant les yeux de celui qui ne savait pas y faire face sur l’instant. Juliet Lester avait bien du courage. Elle gardait son sang froid. La belle ne s’était pas énervée bêtement contre ce médecin un peu trop joueur.

- Ne t’en fais, calmes-toi Juliet. Ne te laisses pas aller à tes vieux démons, tu es plus forte et tu vaux mieux que ce vulgaire jeune homme. Il n’est pas professionnel. Elle sourit à la suite des dires de l’étudiante en quatrième de psychologie. Il faut y croire toi-même. Ne me remercie pas, je soutiens juste une super collègue de thérapie. La blondinette marqua une légère pause. Je pense que tu as raison, ce médecin y est pour beaucoup. Tu n’as pas l’habitude de cet homme et il te drague directement comme un passant dans la rue qui materait une jolie fille, même pire… . Mais passons… . On ne va pas remuer le couteau dans la plaie, j’espère ça ira mieux. Elle fixa le plafond. Tu dis certainement la vérité. Eileen reporta son attention sur Lester. La sujet abordé n’était pas des plus simples. Oui… . Merci pour ces mots. Juliet avait vraiment un sens de l’humour accru! Je ne suis pas fan des films d’horreur, ajouta-t-elle. Nolands fut un peu perturbée, repenser au passé était coutumier mais très très dur car elle n’avançait pas tellement. La blonde n’en était qu’au début. Alors, comme Juliet le disait, elle avait le temps: ça viendrait doucement mais sûrement. Je les remercie d’avoir vécu leur vie. Je n’en valais pas la peine… . Eileen était motivée par la conversation, plus que par la thérapie. Je suis navrée… . J’ai perdu ma force passée mais je vais y arriver. Elle sourit, convaincue. Merci Juliet. J’étais malade donc je n’ai pas de mérite. La réceptionniste au salon de massage écouta attentivement son interlocutrice. Son sourire se voulait sincère. Tu le mérites, tu vas y arriver: il n’y a pas de raisons pour que tout ne se passe pas comme tu le souhaites. Elle rit discrètement aux paroles suivantes de Juliet. Même maintenant tu pourrais, je ne crois pas en lui et ses miracles. Elle rit de nouveau. Le discours du médecin toucha Lester, cela se sentait, elle n’était plus assurée comme au départ, Eileen écoutait à peine. Non, je viens d’arriver au skyline. Ce boulot n’est pas trop stressant. Super, quand tu le veux Juliet. On va bien s’amuser je le sens! Elle sourit, décidément… l’étudiante savait y faire. Bien! Que veux-tu… j’ai eu le temps de me faire de scénario, plaisanta-t-elle, l’air sadique. Bien évidemment, elle disait cela pour rire!


Dernière édition par Eileen Nolands le Dim 20 Mai 2012 - 17:57, édité 1 fois
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 20 Mai 2012 - 15:49

Regard toujours aussi poisseux de ce pseudo médecin, semblant se balader de manière malsaine sur elle. L'impression d'être un simple bout de viande, l'impression également de n'avoir d'autre choix que de subir cela. Une chance qu'elle soit sous traitement. Elle en mettrait presque sa main à couper, mais quelques mois plus tôt, ce médecin se serait amèrement mordu les doigts d'adopter un tel comportement. N'osant imaginer ce qu'elle aurait pu alors lui faire subir, elle reporta son attention sur sa voisine. Contact visuel rassurant. La conversation suivait toujours son cours, malgré l'endroit peu approprié pour parler de la sorte. A la manière de deux élèves effrontées, les deux jeunes femmes ne semblaient s’enquérir d'aucune gêne. Bravant ainsi l'autorité du thérapeute. Décidément ce médecin n'avait rien de vraiment crédible...

« Merci pour ces encouragements. C'est exactement ce que j'allais dire, pas professionnel du tout. Il reste combien de temps avant la fin de la séance ? N'ayant pas apporté de montre avec elle, elle espéra fortement que cette cure touche à sa fin. Énième sourire. A la suite des dires de la blondinette Juliet hocha la tête en signe d’acquiescement, avant de reprendre la parole. Tu vas finir par me faire rougir, je me permets de te retourner le compliment. Son regard alla ensuite du médecin à Eileen. Tu crois vraiment que c'est un médecin ? Son comportement semble tellement déplacé, je suis presque sûre qu'il a une liste longue comme le bras d'avertissements de la part de ses paires, voire de la direction de l'établissement. Toujours désireuse d'apporter un peu de soutien à sa voisine, elle écouta attentivement cette dernière avant de répondre à demi-amusée. Dommage, c'est pourtant bien ce genre de film, avec du sang, des meurtres, parfait pour se remonter le moral ! Dit-elle en plaisantant. Juliet remarqua un bref changement dans le comportement de son interlocutrice, comme une gêne. Sans doute l'évocation douloureuse du passé. Elle ne fût pas vraiment d'accord avec les propos suivants de la jeune femme. Ne dis pas ça... ils ont été égoïstes voilà tout, lorsqu'on aime vraiment une personne on la prend entière, avec ses défauts, ses qualités ou rien du tout. Maladie ou pas, ils auraient dû être présents pour toi. C'est ignoble ce qu'ils ont fait. Elle repensa alors au propre abandon de ses parents à la suite de son agression. On ne peut pas dire qu'ils se soient montrés vraiment plus « utiles » que les membres de la famille ou bien que les ami(e)s de la demoiselle Nolands. Nouveau hochement de tête. Oui, tu vas y arriver, il faut y croire dur comme fer. Y croire et garder le moral, c'est sans doute 50% de la guérison, voire un peu plus. Mérite ou pas, je te trouves bien courageuse. La sincérité transperçant de la voix mais aussi de l'attitude de la blonde réchauffa un peu le cœur de Juliet. Merci... il faut que j'applique mes propres conseils, croire en moi tout en me remettant sérieusement au travail. Elle pouffa légèrement de rire, en même temps que Eileen, en prenant soin de baisser le volume cette fois-ci. Tu crois ça ? Nous sommes peut-être un peu médisantes envers lui, peut-être qu'il a tout simplement un problème aux yeux, ou un problème tout court. C'est avec plus de sérieux qu'elle écouta la suite des paroles de sa voisine. D'accord. Si ce n'est pas stressant c'est déjà ça. On aura tout à loisir de cracher dans le dos de ce Dr à la mord moi le nœud, ce sera d'enfer, dit-elle en ponctuant la fin de sa phrase par un sourire espiègle. La suite manqua une fois de plus de la faire exploser de rire. Difficile de se retenir et de ne pas se faire rappeler une fois de plus à l'ordre. S'il savait le pauvre, il nous éjecterait de suite de cette séance. »
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 20 Mai 2012 - 17:53


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Euh… je ne connais pas la durée de ce genre de séance: pas longtemps à mon avis. Juliet semblait pressée de quitter la salle. Quoi de plus normal? La belle se faisait épier comme un simple objet attirant vendu dans une braderie. Eileen sourit. Merci. Lester paraissait tomber dans un épisode de paranoïa. Que faire? Oui c’est un médecin. Il doit juste débuter, c’est inquiétant je le conçois mais on n’y peut rien. Tu vas finir par l’apprécier. Je pense qu’il te teste car tu es prête à sortir de ce pas, ne le laisses pas te montrer l’inverse. Il agit mal. Mais je crois qu’il a ses méthodes, pas orthodoxes j’avoue mais… . Nolands stoppa sa phrase tant son dernier mot était inaudible et qu’elle n’avait pas d’autres termes pour compléter sa phrase. La suite fit sourire la blonde. Pour péter un câble tu veux dire? Elle marqua une légère pause. Je ne devais pas être aimée alors. Je n’en veux pas à mes proches d’avoir vécu leur vie, ma perte sera moins dure et je ne leur dois rien ainsi. Juliet était très rassurante, à l’écoute, attentive, sympathique. Eileen ne se sentait pas à sa place. Seulement, elle était ici pour quelque chose. Elle en prendrait bien conscience un jour, elle savait la raison mais elle ne voulait pas y croire, ni l’accepter. Elle n’avait pas de solution à son problème. Bizarrement, elle doutait en trouver dans ce lieu. La belle n’avait jamais vécu d’entretien, surtout en groupe car sa maladie la faisait devenir une loque humaine, un monstre, un phénomène de foire, un légume: la débilité et le contraire de la lucidité l’habitant à l’époque. Merci de me rassurer. Oui tu devrais te rebooster. Aies confiance en toi. Tu peux le faire, tu as une force intérieure qui te pousseras loin. Tu en es capable. A toi de le vouloir. Elle sourit de nouveau. Un problème c’est ça: c’est un patient qui prend la place du doc pour un exercice. Le vrai médecin va arriver et féliciter la prestation de ce loustic. Parler avec Juliet était un réel plaisir! Tu l’as dit, on ne va pas se gêner. Elles rirent encore, le médecin prit les paroles, Eileen n’eut le temps d’enchainer. Stop les filles, vous n’êtes décidément pas respectueuses envers vos camarades! La prochaine fois vous vous séparez, on va faire comme les enfants. Il fixa les deux jeunes filles d’un regard moins amusé. Sinon, on va refaire un tour: dites ce qui vous vient à l’esprit. Ça peut-être un mot, une phrase, une citation, un geste, un bruit… . Vous pouvez interagir entre vous après on s’arrêtera là pour aujourd’hui, miss Juliet la bavarde à vous? Je pense que vous en avez des choses à dire. On vous écoute, contrairement à ce que vous faites depuis le début: pensa-t-il.
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Juliet Lester
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 20 Mai 2012 - 19:04

La durée de ce genre de séance devait être approximativement d'une heure. Une heure c'est à la fois peu mais aussi énorme, tout dépend de l'activité que l'on entreprend alors. En ce moment-même, le temps semblait s'étirer à l'infini. Éternité sordide, dont les deux jeunes femmes assises côte à côte se passeraient bien. Un ultime hochement de tête accompagna les paroles de l'étudiante en psychologie.

« Pas longtemps... une heure normalement. J'ai l'impression qu'on est assises ici depuis des lustres. J'ai mal au dos en plus, dit-elle en se tortillant sur sa chaise devenue à présent inconfortable. Eileen tentait de rassurer sa voisine à grand renfort de paroles douces, cette dernière semblait persuadée par ce qu'elle venait d'avancer. Comment ne pas la croire ? Comment mettre en doute sa parole ? Satanée paranoïa. D'accord, d'accord, c'est un médecin et il faut que j'arrête de me faire des films. Drôle de test tout de même, ne put-elle alors s'empêcher d'ajouter. Je préférais les méthodes de l'ancien thérapeute, plus classique, mais moins flippantes dans le fond. Enfin j'arrête de faire ma victime, c'est promis. Un sourire vint irradier le visage de Juliet. Oui, c'est tout à fait ça. Pour péter une durit et assassiner ses voisins. Elle aurait bien ajouté un sourire sadique à la fin de sa phrase, histoire de jouer le jeu à fond, mais le Dr Nash n'aurait pas vu cela d'un très bon œil. L'expression de Juliet changea quelque peu, arborant un masque un peu moins enjoué, navrée d'avoir abordé le sujet avec Eileen. Je suis désolée, je ne veux pas que tu penses ça et ce n'est pas non plus ce que j'entendais par là... Je me suis mal exprimée, parfois je suis un peu trop vindicative dans mes propos. Tu ne leur dois rien, comme tu dis, c'est sûrement le seul avantage de la situation. Le sourire de la native de Portland revint alors petit à petit. De rien, ne me remercie pas. Si on peut s'entraider, il faut le faire. Tour à tour les deux jeunes femmes s'encourageaient muteuellement, ce qui en soit était plutôt agréable. Elle ne trouva rien de plus à ajouter - quant aux paroles de la jeune Nolands – qu'un simple : Merci. La suite la fit une fois de plus sourire. Décidément malgré le stress de cette séance, elle aurait mis à rude épreuve ses muscles faciaux. C'est sans doute ça, tu viens de percer à jour son secret. Je ne suis pas sûre que le médecin applaudisse sa performance du jour, mais pourquoi pas. Un énième rire alors que le thérapeute vint les cueillir au beau milieu de leur conversation. Elles ne devait certainement pas être si discrètes qu'elles le pensaient. Juliet tressauta une nouvelle fois sur sa chaise. Le stress l'envahit encore. Bien droite, tel un soldat au garde à vous, elle écouta sans broncher ce qu'avait à dire ce dragueur né. Comme une petite fille se faisant disputer par ses parents, elle baissa alors les yeux tout en acquiescant d'un signe de tête – signifiant ainsi qu'elle avait compris que dès la prochaine séance elle devrait reprendre sa place auprès du vieux Percy puant - n'osant plus le regarder. Ses joues redevinrent roses. Morte de honte, elle chercha alors ce qu'elle pourrait dire à voix haute. Regardant ses chaussures, elle se dit alors qu'elle aurait bien quelque chose à dire ; quelque chose ressemblant à : Je t'emmerde face de plouc en Ruth, mais elle se retint. Une citation lui traversa alors l'esprit. Relevant légèrement le menton, elle dit alors d'une voix fluette, un léger sourire en coin : Le schizophrène construit des châteaux dans les nuages. Le psychotique y vit. Le psychanalyste touche les loyers, c'est une citation de Jérôme Laurence... assurément c'était une homme avec beaucoup d'humour. »

Pour sur le médecin allait rire jaune, elle pensa alors à un certain film avec un schizophrène dans le rôle principal, s'évertuant à faire tourner en bourrique sa thérapeute. Une envie irrépressible de rire la tenailla, alors qu'elle repensait à une scène en particulier :
" I made a new friend today.
- Real or imaginary?
- Imaginary... "

Oeil pour oeil, dent pour dent, ce Dr Nash n'allait pas s'en tirer à si bon compte. Sourire toujours accroché aux lèvres, elle tourna la tête en direction des autres patients, afin de voir qui se jetterait dans l'arène. Personne sans doute...

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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Dim 20 Mai 2012 - 20:52


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Je me disais bien, au-delà c’est comparable à une torture. Cette séance est trop spéciale, seule ta présence est rassurante. Eileen sourit. La blondinette hocha car elle était en accord avec les dires de la belle Juliet. Elle ne savait pas si elle devait rire à la remarqua de Lester. Tu m’étonnes! Ces chaises ne sont pas si confortables. L’étudiante en psychologie était réellement en proie au doute et à la peur. Juliet n’était peut-être pas totalement guérie. Je comprends… ils auraient du vous prévenir avant pour le changement. Cela doit être désarmant pour vous. Ce médecin n’est pas des plus rassurants en plus. Ton entretien individuel avec lui ne peut que t’aider à placer les points sur les « i ». Je serai présente ne l’oublis pas. Tu n’es pas seule, je ne te laisserai pas tomber. La suite fit sourire légèrement Nolands qui cessa de réagir. Leurs paroles n’étaient pas non plus incitatrices au bien-être. Soudain, Juliet revint sur ses propos qui n’avaient pas choqué Eileen mais qui avait laissé paraître une autre réalité. Lester avait certainement raison: la nouvelle patiente n’était peut-être pas aimée après tout… . Elle n’avait rien fait de mal dans sa vie, alors elle se fichait de ce constat: s’il était vrai, « advienne que pourra ». Son décès décevrait sûrement personne. Elle préférait ne laisser aucunes traces dans le cœur des gens. Or, elle n’y avait pensé qu’après coup. Ne t’excuses pas. Voilà, ils n’auront pas une sale vision de moi… juste celle d’une fille lâche. Mais je me fous de leur avis. J’ai fait ce qu’il fallait pour mon bien-être, personne ne s’est soucié de mon sort en m’envoyant à l’asile: j’ai agi seule, dans mon propre intérêt pour leur éviter tout tracas qu’ils ne possédaient pas. Le sujet redevint plus plaisant. Tu as raison. Elle sourit de nouveau. Ne me remercie pas également, je ne dis que la vérité: tu es forte Juliet, tu peux t’en sortir et profiter de cet avenir que t’attend. Elle rit bêtement aux dires suivants de Lester. Tu l’as dit, c’est assez médiocre mais bon, il faut oser non?!!! Le docteur Nash avait réussi à faire oublier leur conversation aux filles. Juliet avait même sursauté à l’intervention de médecin, preuve qu’elle était complètement ailleurs avec sa voisine. Eileen resta stoïque, bien que l’envie de s’enfuir se faisait de plus en plus pressante. Lester était toute obéissante. Elle s’exécuta pour débuter l’exercice demandé par une citation digne des plus complexes. La jeune femme avait du culot! Un malade réagit: ça veut dire quoi ton truc Juliet? J’ai pas compris. Le dialogue était ouvert. Le médecin fut consterné par les propos de Juliet mais il n’en dit rien.


Dernière édition par Eileen Nolands le Mer 23 Mai 2012 - 11:04, édité 1 fois
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Juliet Lester
18 Février 1986 - 18 Février 2010
JE SUIS : Féminin J'AI : 29
ENTERRÉ LE : 03/01/2012
PROCHES EN DEUILS : 693
AVATAR : Katie Cassidy


MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Lun 21 Mai 2012 - 18:38

Une torture, Eileen ne croyait pas si bien dire. Torture de son âme, s'évertuant à jouer avec ses nerfs déjà bien en pelote. Pourvu que la séance touche bientôt à sa fin, avant que le mauvais côté de sa personnalité ne ressorte sans qu'elle puisse rien contrôler. Non, rien de tout cela n'arriverait, grâce à son traitement. Tourbillon étrange d'émotion s'entremêlant dans sa tête.

« Pour sur, cette séance est vraiment étrange. Je ne sais pas si tu ressens la même chose, mais j'ai l'impression d'être prise au piège. Je n'aime pas du tout cette impression. Se tortillant toujours de droite à gauche et de gauche à droite, Juliet confirma les dires de sa voisine par un hochement de tête. Ils pourraient investir dans des chaises un peu plus moelleuses que ses vieux rondins de bois. Le changement évoqué par Eileen était en effet très perturbant pour Juliet, en était-il de même pour les autres patients ? A regarder leurs visages, personne n'avait l'air plus angoissé que ça. Elle inspira profondément avant de répondre. On dirait que ça ne dérange pas trop les autres, regarde ils ont tous l'air détendus... enfin ils ont l'air eux quoi... ajouta-t-elle avec un demi sourire. Ils sont tous aussi timbrés que lors des dernières séances. Tu as raison, je vais profiter de cet entretien pour lui faire part de mes impressions et de mon mécontentement. Peut-être que je vais passer pour plus folle que je ne le suis déjà... il va me rire au nez, c'est presque sûr ! Le fait de savoir qu'à présent elle ne serait plus seule - du moins durant un temps – à ces séances de groupe la rasséréna quelque peu. Je t'en suis très reconnaissante. On se connaît à peine pourtant tu souhaites m'aider, tu as le cœur sur la main. Tes paroles me font on ne peut plus plaisir. Juliet apprécia énormément le côté chaleureux de sa voisine, aussi voulût-elle lui rendre la pareille. Tu peux également compter sur moi, si jamais tu as besoin de quoi que ce soit après cette séance et lorsque je t'aurais donné mon numéro, qu'importe la nature de ta demande, tu peux m'appeler, je serais là. Une once, un voile de tristesse passa sur le visage de l'Américaine alors qu'elle écoutait sa voisine parler de ses proches et de leur absence. Le suicide n'est pas forcément un acte de lâcheté, tout comme ce n'est pas plus un acte de courage. On a chacun un avis sur la question. Elle s'interrompit avant d’enchaîner d'un ton plus grave, plus sérieux. C'est juste une décision désespérée lorsqu'on se trouve dans une impasse. Sûrement le dernier recours de sa vie pour échapper à l'insupportable, dans ton cas c'était la maladie. Comme tu le dis si bien, tu as fais ce que tu jugeais juste à l'époque. Personne ne peut t'en blâmer. Elle rendit alors le sourire que lui offrit Eileen. J'espère que tu as raison et que je vais totalement sortir de ce cercle vicieux. Un léger rire lui échappa dès lors. Oh que oui, il faut oser et ne pas avoir peur du ridicule, on ne peut que le féliciter si ce n'est pas vraiment son métier. Dans le cas contraire c'est plutôt inquiétant qu'un guignol comme lui se trouve à cette place-ci. »

Ce maudit docteur venait de marquer un point de plus en la faisant tressauter de la sorte. Quelle idiote, elle s'en voulu presque de réagir de la sorte. Malgré tout la citation de l'Américain Laurence produisit son petit effet. Le Dr Nash ne trouva rien à redire, seul un patient se risqua à poser une question. Se tournant vers celui-ci, Juliet arbora ce même sourire que quelques secondes plus tôt. Expression assez inquiétante que celle accrochée à son visage.

« Et bien cela veut dire tout simplement qu'un malade atteint de schizophrénie, donc qui perd pied avec la réalité, imagine pouvoir construire ce genre d'ouvrage dans le ciel, peut-être bien à grand renfort d'hallucinations ; quant au psychotique cela rejoint un peu la schizophrénie, sa pensée étant perturbée, il pense alors habiter dans ce même château battit par son petit voisin... Et puis dans ce joyeux bordel, le psychanalyste lui se contente d'apporter une oreille attentive et par la même occasion d'encaisser son chèque à la fin de la séance. Il n'y a rien de vraiment compliqué à comprendre là-dedans Georges... »

Elle se tourna alors vers Eileen, cherchant une aide quelconque auprès de cette dernière. C'est presque avec certitude qu'elle allait se prendre une remarque du thérapeute en pleine figure, un peu à la manière de l'effet boomerang.
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MessageSujet: Re: « Il y a toujours du bon dans la folie humaine » [with JULIET LESTER]:   Mer 23 Mai 2012 - 11:08


« Il y a toujours du bon dans la folie humaine »
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Eileen Nolands acquiesça aux paroles de Juliet Lester. Il était clair qu’elle se sentait prise au piège. L’ex-skyzophrène arborait une troublante attitude. Elle bougeait beaucoup trop. Elle n’était pas rassurée. Or, sa voisine se devait de la calmer, étrange quand on savait que la blonde était nouvelle et qu’elle n’avait jamais vécu ce genre de séance.

- Ne t’en fais pas, c’est bientôt fini. Elle tenta un sourire pour apaisée son interlocutrice. C’est vrai que ces chaises sont un calvaire et cette journée aussi, mise à part ta rencontre. Elle marqua une légère pause. Ils sont peut-être moins conscients que nous tu sais. Ils n’ont pas tous l’air lucide. Enfin, ce n’est pas pour les critiquer. Aux dires de Juliet, elle comprit qu’elle ne se trompait pas. Ah, je l’avais remarqué: ils ont l’air vide et aveuglé par un rien. Tu n’es pas folle. Ne t’en fais pas, tu vas te faire comprendre. Tu sembles être la plus « normale » ici. Alors, il ne peut rien contre toi. Tu sais ce que tu as vu. Ne te laisses pas avoir par son jugement faussé. Elle sourit plus chaleureusement. Ce n’est rien, tu m’as aidé aujourd’hui… . Merci, je dois dire que tu fais preuve de cette qualité également. Tu t’es montrée attentive, sympathique, rassurante, amicale, à l’écoute et vraiment généreuse. C’est moi qui t’en suis très reconnaissante. Elle la fixa d’un air ému et ravi. Merci beaucoup Juliet. De même, tu sais, c’est gentil de ta part. La suite était moins agréable à entevoir. Eileen ne voulait pas en revenir sur son suicide, les avis étaient parfois divergents: sujet de controverse, puis trop difficile à évoquer. Oui… . Elle se sentait bête de ne pas épiloguer sur le sujet mais elle savait que Lester comprendrait. Oui, j’y crois, tu as fais beaucoup de progrès d’après ce que tu m’as raconté: tu parais guérie alors bientôt! Nolands en était convaincue. Tu as totalement raison! On sera la vérité que très tôt. Soudain, Juliet dut expliquer la citation dite plus tôt à un patient qui avait pris la parole, les filles n’étaient plus seules dans leur monde. Le docteur Nash fut choqué. Lester chercha du soutien auprès de Eileen qui lui offrit ce dernier. Les autres restaient passifs: s’en était consternant! Seuls les plus lucides peuvent comprendre, mais j’adhère totalement à ton point de vue Juliet. La psychanalyse s’arrête quand le patient est ruiné ou alors la psychanalyse est-t-elle juste une maladie qui se prend pour son remède? Il faut avoir confiance en ces pratiques et en leur utilité. Les médecins jouent un grand rôle mais la volonté du patient aussi si on oublie le côté argent qui rythme les séances.

Les filles avaient réussi à casser le morale de leurs camarades, certains étaient trop « débiles » pour comprendre, d’autres non: Juliet et Eileen allaient assurément s’en mordre les doigts. Assez! Déclara le docteur Nash. Sur tant de considérations personnelles et fausses, nous allons stopper la séance de groupe. Les filles je veux à tout prix vous parler. Venez tous me voir pour un rendez-vous, j’en profiterai pour remettre les points sur les « i » avec certaines personnes. On dit quoi? Tout le monde eut à s’applaudir et saluer son voisin. Nolands n’en fit rien. La blondinette soupira, était-ce réellement fait pour elle? Si son médecin l’obligeait à se présenter à une thérapie de groupe ce n’était pas pour rien. La jeune femme était consciente de ses soucis, mais elle n’aimait déjà pas la manière dont les choses se présentaient.
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