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 On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]

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MessageSujet: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Lun 30 Avr 2012 - 16:30


On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres,
ni leurs intentions:


Riley Thompson et Cassie Williams avaient décidé de vivre ensemble. Pourtant, ils n’étaient pas couple depuis très longtemps. Or, cette donnée n’avait pas son importance. Si elle l’avait réellement, on pouvait souligner le fait qu’ils se connaissaient depuis plus d‘un an. Après les événements du quatorze février, une nécessité en ressortit bien distinctement: ne plus se quitter. Le couple avait fini séparé lors du tremblement de terre, ils se trouvaient à l’intérieur du Vintage Hôtel pour soi-disant passer la soirée en amoureux. Riley avait fini mal en point: il gardait de belles cicatrices… . Et Cassie avait écopé d’une sympathique opération pour réparer son cerveau endommagé. La belle ne faisait pas très attention. Tout de suite après, elle avait réalisé un rêve en ouvrant son propre bar: « The Reaper », en l’honneur de son petit-ami. Le pauvre la supportait tous les jours. Elle l’avait sorti de sa solitude et lui l’a poussé à se calmer, il représentait son plus grand soutien. La jeune femme avait passé deux mois en taule pour une agression sur la personne d’Holly Westley, cela n’avait pas fait fuir le canadien qui lui avait rendu visite le plus souvent possible, isl étaient amis à l‘époque. Plus d’un mois après sa sortie, Cassie avait organisé un dîner pour révéler tous les sentiments qu’elle éprouvait pour le faucheur. Il lui avait démontré qu’il l’aimait aussi. Alors, une histoire d’amour débuta. Williams avait flashé depuis le premier jour sur Riley mais elle était fiancée à Steve à l’époque. D’ailleurs, elle ne l’avait pas revu depuis son enfermement dans la prison du skyline. Il l’avait abandonné. Pour ne pas se faire coffrer? Ou parce qu’il ne la portait plus dans son cœur? Cassie n’en savait rien mais elle n’avait pas envie de recroiser le chemin de son ex copain qui serait certainement surpris de ses rapports avec Thompson. En somme, Johnson et Williams ne s’étaient pas du tout expliquer. Continuait-il sa vie de débauché? La jeune femme n’en avait rien à faire, elle ne le considérait plus depuis bien longtemps. Par le passé, elle se complaisait juste dans une situation donnée. Le couple se droguer. Quand ça n’allait pas, Steve frappait sa compagne. Rien ne changeait, ils n’étaient pas heureux mais ils supportaient leur quotidien…. . Cassie avait totalement modifié la composition de sa vie. Elle avait un travail, de bonnes fréquentations, un petit-ami qu’elle aimait très fort, etc. On aurait pu croire qu’elle s’était rangée. C’était le cas. La belle suivait une cure de désintoxication pour ne pas replonger dans son addiction. Sa vie était réellement meilleure que par le passé, elle était différente de son arrivée dans le skyline. Présentement, la propriétaire du Reaper s’apprêtait à rentrer ses derniers carton dans son nouvel habitat. Elle était souriante. Cassie était ravie de vivre avec l’homme de sa vie, dans le même quartier que sa sœur pour combler le tout. Elle posa un carton à l’entrée de la maison. C’était sans voir qu’un autre s’était complètement déversé sur le béton, n’ayant pas tenu sa position dangereuse au bord du siège arrière… . La rousse revint près de sa voiture pour constater les dégâts en soupirant. Elle pensait être seule.


Dernière édition par Cassie Williams le Mer 2 Mai 2012 - 20:31, édité 1 fois
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 2 Mai 2012 - 19:17




Cal' était rentré depuis quelques jours à présent. Il s'était passé des choses en un an. Il n'avait pas mis les pieds dans cette petite maison de ville qu'il louait depuis plus de quatre mois, et y retourner lui avait fait une impression bizarre. Il y avait encore le désordre organisé, les cartons encore pleins, sa tenue de policier bien repassée suspendue à une tringle à rideaux, et un réfrigérateur et des armoires presque vides où tout était désormais en voie avancée de péremption. Périmés, comme l'existence qu'il avait vécu pendant un an.
Son retour avait peut-être été un des plus grands chocs de sa vie. Bien sûr, il y avait eu une foule de chocs plus ou moins forts dans sa vie : quand ses parents l'avaient envoyé en centre de correction, quand le juge avait prononcé une peine de vingt ans pour un crime qu'il n'avait pas commis, quand il était sorti, quand Len était morte, quand il était mort, quand il avait retrouvé Len ... Et maintenant qu'il était revenu de son exil volontaire loin de Skyline, qu'il avait rejoint les traces de son ancienne mort, il lui semblait qu'il les reprenait du début pour mieux repartir. Il avait revu Len, par hasard, et cela s'était passé bien mieux qu'il aurait pu en rêver dans ses plus beaux rêves. Il n'espérait plus. Il avait trouvé Debie juste à côté de chez lui ; elle était sa voisine, désormais, et, vu son état, il comptait en profiter pour jouer les squatteurs sans trop donner l'impression de jouer les papas. Il y avait cette autre voisine, adorable, qu'il avait appris à connaître en la retrouvant.
De nombreuses choses semblaient se mettre en branle. L'année passée lui semblait être une autre existence, à des éons de celle-ci. Et pourtant ... Tout était là pour montrer que le Caleb déprimé et sans but qu'il était devenu était encore là il y a peu de temps. Depuis son retour, tout avait changé. Il avait fait le ménage, aéré, fait le plein de provisions, changé les meubles pourris, repeint, commencé à monter et installer une série de meubles plus modernes et tous neufs, et avait enfin ouvert ces cartons qu'il avait fait à son arrivée dans le monde des morts. Ça faisait penser à un déménagement de la Vie vers la Mort, ces cartons, et ça avait un côté humoristique. Il n'y aurait même pas pensé six mois plus tôt. Il ne se posait plus vraiment de questions.

Qui était-il, au juste ? La question se posait, et aurait mérité une réponse, mais, à force d'expérience, il commençait à se douter que la seule réponse juste, il la trouverait en lui-même, et que personne ne pourrait la lui donner.
L’Écossais installait le dernier meuble de la nouvelle cuisine avec un petit plaisir non feint. La cuisine n'était pas l'endroit où il passait le plus de temps, mais la refaire de fond en comble s'imposait en priorité , surtout avec les dégâts visibles du tremblement de terre. Il avait de la chance de ne pas avoir la bâtisse lézardée et fragilisée, mais il y avait de la casse un peu partout, à bien y regarder ; ça avait secoué fort. La pièce n'avait, en tout cas, plus rien à voir avec la cuisine d'auparavant. Elle était lumineuse, moderne et propre, on n'avait plus peur d'y attraper la gale. Au vu de l'heure, il choisit de se faire cuire un repas cuisiné au four, plutôt de cuisiner lui-même, et de célébrer la finition de la première pièce rénovée avec une tasse de café de sa machine neuve. Len aurait probablement proposé avec plaisir de l'aider, mais il avait du temps, et le désir de reconstruire cela par lui-même, et seul. A l'image de sa tête et de son cœur, il y mettait de l'ordre, en douceur, mais à pas de géant.
Il ouvrit la fenêtre et s'installa sur le rebord, profitant de ce que l'air de ce début de mois était un peu frais pour faire tiédir la boisson un peu plus rapidement. Il se glissa sur le rebord en béton, non sans avoir fissuré, sur un coup d'angoisse, qu'il n'y avait pas de fissure ici, et se colla contre la barrière forgée qui empêchait aux gens ou aux pots de fleurs d'aller faire un tour sur le trottoir ou sur la tête des passants.
D'ici, il put voir une femme arriver en voiture, avec des cartons plein le véhicule. Il lui semblait bien avoir vu un camion de déménagement, hier. C'était une période de déplacements. Les gens semblaient changer de vie, et le tremblement de terre devait y être pour quelque chose. Il y avait du bon, là-dedans, car c'était en se remettant intelligemment en cause ou en acceptant ce qu'on ne voulait pas vivre qu'on finit par avancer.
La dame sortit du véhicule et se chargea un peu trop. Elle fit tomber un carton, qui se vida sur le pavé sans qu'elle s'en aperçoive. Estimant que la personne aurait peut-être besoin d'un coup de main, et considérant qu'il avait le temps de faire connaissance, l’Écossais descendit de la fenêtre et se rendit dans la rue, descendant avec sa tasse et sortant en chaussettes, marquant bien là que son chez-lui était tout près et que la rue devant chez lui, c'était un peu son territoire.
S'avançant vers le véhicule, il vit que la dame apparaissait dans l'entrée. Il lui fit signe avec un sourire, sans un mot, et posa sa tasse de côté pour commencer à ranger les objets, en vrac, mais avec respect, dans le carton vidé sur le pavé. Elle sembla un peu confuse, mais cela fut très vite fait, et il se redressa pour lui tendre le carton avec un grand sourire.

    « Ce n'est rien, mad...emoiselle ? Madame ? »

L'homme souriant eut brutalement un choc en reconnaissant la personne qui se tenait en face de lui. Elle semblait plus en paix et avait un peu changé quelques détails de son apparence, mais c'était elle, la fille qu'il avait grandement participé à envoyer derrière les barreaux pour quelques mois. Le genre détraquée, elle avait connu des histoires avec la drogue dans sa vie, et, s'il ne savait rien à ce sujet pour sa mort, il savait en tout cas qu'il lui était arrivé de menacer, voire d'agresser quelques personnes. Cassie Williams ! C'était ça. Il devait en avoir le cœur net, il était soudain pris d'un très mauvais pressentiment. Il se disait bien que toute cette histoire allait trop bien, qu'il manquait l'élément perturbateur pour mettre du piquant. Et pourquoi pas une tarée sortie de taule et à la recherche d'une vengeance ? L'idée qu'elle ait pu déménager ici pour le surveiller et lui faire la peau lui traversa l'esprit ; il avait déjà vu ça.

    « Apparemment, nous sommes amenés à être voisins. Appelez-mois Caleb. Et vous êtes ? »
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Ven 4 Mai 2012 - 16:41

Un carton s’était fait la malle et Cassie Williams n’avait que pour recours d’aller corriger cette erreur. La belle s’était affairée à ranger un autre carton dans sa nouvelle demeure donc elle n‘avait pas vu ce qui s‘était déroulé. Quand elle revint près de sa voiture, là où était situé le fameux bordel: tous ces objets renversés, un homme vint se planter devant la jeune femme. Il avait déjà ramassé toutes les affaires que contenait le carton: un vrai boyscout! La jeune femme ne put se résigner qu'à regarder l’homme droit dans les yeux, le détail des chaussettes l’avait un peu interpellé. Il devait vivre dans cette rue, c’était évident sinon il était un peu dérangé pour se balader ainsi.

- Mademoiselle. Elle sourit. Enchantée Caleb, merci pour votre aide. Moi c’est Cassie Williams. Vous vivez ici depuis longtemps? Si oui, vous devez connaître ma sœur: Linda Williams? Ce quartier m’a l’air réellement calme ce qui est très plaisant.

Cassie n’avait pas reconnu Caleb Landsher, le fameux flic qui était chargé de l’enquête au Devil’s Tail quand l’incendie avait eu lieu. Cet événement avait sonné comme un mauvais électrochoc chez la jeune femme. Elle avait voulu vengé son frère qui avait été brûlé accidentellement par Holly Westley. Donc, elle avait tout bonnement agressé la rousse. Elle aurait pu la tuer. Jayden avait récupéré l'arme. Et Caleb avait encore pris l'affaire en main. Williams avait connu deux mois derrière les barreaux. Elle les devait à Landsher. L'ex-prisonnière avait un important souci avec la drogue qui s’était atténué avec le temps. Elle était membre d’une cure de désintoxication et elle s'en sortait mieux. Elle avait bien changé, elle n'était plus la fille perturbée qu'elle était auparavant. Elle s'installait avec son nouveau copain. Leur amour était très fort, honnête et sincère. La jeune femme ne voulait pas d'ennuis.
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Lun 7 Mai 2012 - 13:03

Caleb garda son sourire tout en faisant connaissance avec la jeune femme. Ou bien il existait deux Cassie Williams identiques à Skyline, ou bien celle-ci devait jouer à un drôle de jeu, mais elle n'avait absolument rien à voir avec la personne qu'il avait pu observer et dont on lui avait parlé. La prison l'avait-elle changé à ce point ? Cal' avait bien radicalement changé, récemment ; mais il connaissait très peu d'exemples de personnes d'une telle violence sauvées par la prison ... Et puis, il y avait autre chose : Linda était sa sœur. Il avait bien conscience de pouvoir virer à la paranoïa, mais, étrangement, quelques jours après avoir rencontré Linda, voilà que débarque sa sœur juste à côté. Avaient-elles prévu quelque chose, ou s'agissait-il simplement d'une coïncidence au goût douteux ? Habitué aux galères, Caleb considéra que, si sa vie tournait si bien en ce moment, ça serait trop beau de ne pas tomber sur un cas aussi extrême dans la foulée. Il pensait à mal. Il se tendait légèrement, et Cassie avait dû le noter. Il s'efforça de se contenir et effaça bien vite son malaise, mais, si elle savait qui il était et si elle cherchait à le sonder, elle saurait qu'il avait compris. Zut ! Il se sentait complètement impuissant, lui qui avait toujours eu plus ou moins de contrôle sur sa vie au sens large. Aujourd'hui, tout lui échappait.

    « Cassie ! Enchanté ! Si vous avez votre sœur à côté, c'est ... du rapprochement familial ? »

Il essayait de changer de sujet, de l'amener à parler de sa couverture potentielle. S'il pouvait trouver la moindre chose qui pourrait l'induire en erreur, il saurait qu'il faisait bien de s'inquiéter. Sinon, il mettrait ça sur le compte d'un accès de pessimisme ravageur. Il n'avait jamais eu beaucoup de bol dans sa vie, et, si les choses semblaient changer, on ne pouvait vraiment, connaissant son passé, lui en vouloir pour ça.

    « Personnellement, je suis arrivé il y a un an ; mais j'ai été absent pendant longtemps, j'ai évité de peu le séisme. Je profite des quelques dégâts pour tout rénover en ce moment. Vous avez de la chance, le pâté de maison a été très peu touché. A cinq-cent mètres de là, des façades entières se sont écroulées. »
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 9 Mai 2012 - 9:01

Caleb Landsher était très avenant, intéressé et à l’écoute. Cassie Williams connaissait Shooting Star Street. Le quartier était très calme et apprécié de l’extérieur. Elle savait pour la politesse et l’hospitalité des gens car Linda, sa sœur, lui avait dit d’être aimable avec tous ces voisins qui étaient selon elle: de bons citoyens à côtoyer sans modération. Line avait l’habitude des gens qui se tiennent bien en société, elle-même faisait preuve d’un côté barbant et bienséant. A l’époque, Cassie vivait dans un appartement. La communication était nulle par rapport à ce que l’on pouvait penser. Son environnement ne se résumait pas au plus sain qu'on puisse imaginer. Steve et elle fréquentaient de drôles de personnes, à leur image: des drogués, des délinquants, des ex-tolards, etc. Quand ils se réunissaient en bande, le vacarme pouvait être puissant. Donc, les voisins n’aimaient pas ce couple marginal. Il se croyait au dessus des lois. Jamais la jeune femme n’avait prêté attention aux autres. Depuis la prison, elle avait compris ce qu’autrui impliquait. Elle avait bien réfléchi. Cassie ne pensait plus qu’à sa petite personne. Elle était différente de la Cassie d’antan, même complètement changé. Son compagnon avait joué un grand rôle dans ce changement. Il représentait tout ce que Williams désirait donc il fallait faire des concessions pour être à sa hauteur. Désormais, elle rêvait d’une vie tranquille, avoir de bonnes relations et profiter avec son chéri d’un quotidien partagé.

- Non non, je viens m’installer avec mon petit ami. Je dois avouer que le choix de vivre ici c’est vite fait car je connais bien la rue. J’ai déjà vécu chez ma sœur. Sa présence est rassurante mais nous ne l’avons pas fait exprès à cent pourcent.

L’homme sans chaussures semblait posséder quelques inquiétudes. C’était normal, justifiable et admis quand des nouveaux venaient envahir le quartier. Il avait un air interrogateur, très suspicieux. Son interlocutrice était souriante. La jeune femme venait de reprendre le carton pour le reposer dans la voiture de manière correcte. Elle fit cela quand elle sentit que la discussion faiblissait. Elle n’allait pas le faire en plein milieu d’une parole au risque de paraître désinvolte. Caleb se posait beaucoup de questions, il refaisait face à un fantôme du passé: une fille qu’on aimerait certainement pas recroiser. Alors il restait sur ses gardes. Heureusement, Cassie ne comprenait pas la démarche de son voisin.

- Vous avez eu de la chance! Elle marqua une légère pause. Vous faites bien. Le quartier a du vous sembler quelque peu différent alors si vous êtes partis pendant un long moment? Vous avez certainement manqué à des gens ici. Vous m’avez l’air d’être le voisin sympathique et aimable. Cassie fixa le ciel. Je ne sais pas si on doit invoquer la chance. C’est triste pour ces façades écroulées et toutes ses vies reprises lors du tremblement de terre. Avec mon petit-ami, nous avions eu besoin de renouveau et de nous rapprocher. Vous n’avez pas du tout vécu le séisme? C’est impossible, pensa-t-elle. En tout cas, l’homme paraissait intact au niveau physique.
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 30 Mai 2012 - 9:34

Caleb se détendait un peu, mais il n'était pas encore complètement calmé. Il écoutait, mais son cerveau continuait de chercher le plan dans le plan, le pourquoi de sa venue. Linda pouvait-elle avoir prévenu sa sœur ? Il ne la connaissait pas vraiment, dans le fond, et les voisins étaient rarement de vrais amis du simple fait qu'ils étaient des voisins. Avait-elle vraiment un fiancé ? Etait-il au courant de tout ? Sans doute, oui. Est-ce que c'était un vrai tuteur pour la remettre sur le droit chemin, ou un de ces admirateurs de femmes criminelles dédiant leur vie au service d'une marâtre fatale ? Cal avait vu beaucoup de choses défiant les limites de la raison quand il était policier. Cela l'avait rendu un peu paranoïaque, il devait l'avouer, mais il pouvait aussi se vanter de savoir pas mal de choses sur ce dont les gens sont capables, dont eux-mêmes ne pouvaient avoir conscience.
Oui, il avait assez souvent peur. Il ne prenait pas de calmants, mais il en aurait sûrement eu besoin s'il avait continué dans les forces de l'ordre. Qu'il avait eu raison d'en partir !

Il choisit de rester calme, détendu. Il n'avait rien qui pouvait lui assurer qu'elle était là pour lui. Il devait la garder à l’œil, et éviter de s'empêcher de dormir. Sa vie allait mieux, et elle irait mieux à présent ; qu'il doive se défendre contre de nouvelles menaces, ou pas. Pour commencer, il devait éviter de révéler à quel point il était solitaire. Il ne l'était plus vraiment, mais il fallait bien dire qu'il n'était pas la star du quartier ; loin de là. Il était probablement le moins connu de tous les propriétaires du pâté de maison, même en comptant les nouveaux. S'il disait qu'il était solitaire, il était nécessairement vulnérable.

    « Oh, je suis quelqu'un d'assez discret, et je ne suis pas une figure de proue, mais on m'a regretté un peu, oui. ( Et là au moins il ne mentait même pas. ) J'avais à faire néanmoins. J'étais loin, en effet, mais le tremblement de terre s'est fait sentir partout, et une personne chère à mon cœur a été blessée. Je suis resté à son chevet pendant un temps. Moi, j'ai eu de la chance ; beaucoup de chance. »

Comme il disait cela, il se retint de parler du fait que, en fait, il aurait pu se considérer comme un des plus grands malchanceux de l'univers si, là aussi, il avait été blessé, même un peu. Il en avait pas mal bavé dans sa vie et récemment, il était temps qu'il échappe un peu au pire.

    « Mais bon, si on arrêtait de ressasser le mal ? Votre ami n'est pas là ? Je peux vous aider à amener tout ça si vous le souhaitez. »

Tout en proposant son aide avec le sourire, Cal se dit qu'il pourrait peut-être se fixer sur les intentions de sa nouvelle voisine selon sa réaction, mais il avait peu d'espoir. Il devrait la jouer fine sur ce coup-là.
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Dim 3 Juin 2012 - 18:01

Caleb Landsher corrigea son interlocutrice. Elle pensait de sa personne qu’il était le gentil voisin, prêt à tout pour aider ses camarades. Or, il devait être le plus discret. Pourtant, il était bien le premier à parler à la nouvelle du quartier. Quel étrange constat! L’homme semblait si avenant, sa discrétion ne transparaissait pas, surtout pas par sa tenue: le manque de chaussures faisait mauvais effet. Je n’en doute pas, vous semblez si préoccupez par votre prochain. Vous êtes bien le seul à accueillir les nouveaux ici. Je connais bien le quartier, les gens sont tranquilles. Et j’ai bien compris qu’il valait mieux être amicale avec ce genre de personnes. Elle sourit. Ce n’est pas un souci croyez-moi… . Avant, Williams aurait plutôt semé la terreur, maintenant, elle recherchait le calme. L’ancien flic se confia sur le tremblement de terre du quatorze février au skyline. Je suis navrée pour cette personne. Elle s’en remettra? Elle va mieux? Je le souhaite. Elle a de la chance de vous avoir! Si vous avez besoin d’aide ou de soutien, mon petit-ami et moi seront heureux de vous l’apporter. Caleb Lansher orienta la conversation vers des sujets plus agréables. Oui vous avez entièrement raison. On a tous souffert de cette maudite « catastrophe naturelle ». Elle sourit une nouvelle fois. Non, il avait quelques courses à effectuer. Cassie fut touchée par tant d’attentions de la part d’un inconnu. Ce dernier était quand-même responsable de son enfermement, rien ne paraissait. Je veux bien merci. Vous pouvez m’aider à apporter le carton qui s’est fait la malle à l’intérieur de la maison?! Je vous préposerai bien à boire mais tout est emballé, dans les catons, donc… je suis désolée, je peux que vous offrir un « merci ». Vous êtes très aimable! Elle attendait la réponse de son interlocuteur.



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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 13 Juin 2012 - 14:20

Caleb adressa un sourire à Cassie et avait attrapé le carton dans la seconde, attendant qu'elle récupère le sien et s'engage sur le chemin de la maison. Prenant sa suite, il resta à une distance correcte, sur ses gardes, sans jamais la perdre de vue. Il avait lu son dossier, à l'époque, et l'idée de la voir sortir un couteau de cuisine au détour d'un couloir pour l'accueillir d'un coup dans le ventre ne le réjouissait guère. Il se sentait presque coupable de penser à cela, alors même qu'elle lui tournait le dos et ne semblait pas prête à frapper. Il commençait à douter, à vrai dire, et plus encore lorsqu'il posa le carton qu'il portait près de celui qu'elle venait à peine de lâcher. Si elle avait voulu frapper sur un coup de tête, ça aurait été le meilleur moment ; mais non, rien ne venait.
En se redressant, il fixa la demoiselle dans les yeux et finit par lui dire :

    « Ma maison est un vrai chantier, mais je viens de terminer la cuisine. Il n'y a que du café ou de l'eau, mais si vous n'avez rien contre, je peux toujours vous inviter à en prendre un pour vous souhaiter la bienvenue ; en attendant que votre compagnon soit là pour qu'on puisse vraiment fêter votre installation. »

Comme il finissait la phrase, il se mit à regarder autour, observant les lieux. Ils étaient en bon état, ce qui lui faisait plaisir pour eux. Quand il avait emménagé à côté, le propriétaire précédent n'avait pas vraiment laissé les lieux dans le meilleur état qui soit ; c'était même terrible, il ne comprenait pas comment il avait pu vivre plusieurs mois là-dedans. Peut-être parce qu'il n'y était que rarement, et toujours de nuit ? Lorsqu'il était rentré et qu'il avait vu l'intérieur à la lumière du jour, ça avait été un choc.

    « Vous avez trouvé un beau foyer. Il a dû y avoir un peu de rénovation après le séisme. Dans le quartier, le soucis, c'est souvent la plomberie, alors je vous recommande de faire attention au début. »

Il la gratifia d'un clin d’œil tout en terminant.
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Sam 16 Juin 2012 - 13:56

Caleb Lansher se présenta sous les traits d’une bonne âme charitable. Avait-il reconnu Cassie Williams? Avait-il si rapidement accepté son changement comportemental? Ou plutôt masquait-il une peur? Celle de la voir bousiller le calme de ce quartier tranquille donc l’appréhension de savoir que la femme aurait pour intention de recommencer ses conneries. Ces deux personnes avaient un passé commun et pas des moindres… . Pourquoi ne s’en rappelaient-ils pas? Pourquoi Caleb jouait-il à ce jeu de rôle, celui du « bon voisin » gentil avec la nouvelle arrivante? Pourquoi Cassie avait-elle un trou de mémoire? Ce mec voulait tout faire pour la faire enfermée. Il avait réussi, la belle avait passé deux mois en prison. Elle en était sortie pour bonne conduite avec pour obligation de suivre une cure de désintoxication. Le lieutenant avait dit qu’il se chargerait de la surveiller. Était-ce ce qu’il tentait de faire? Williams vivait dans son rêve. Elle emménageait avec Riley Thompson, son nouveau petit-ami depuis quelques mois. Le tremblement de terre du quatorze février les avait poussé à ne plus se quitter. Ils avaient besoin l’un de l’autre, cette nécessité crevait les yeux de quiconque se voilait la face. Présentement, Lansher aidait la nouvelle à porter les cartons restants.

- Merci pour votre aide! Caleb se montra très agréable et vraiment généreux. Il désirait accueillir Cassie comme un excellemment citoyen. L’homme lui proposa de venir chez lui pour boire un café afin de lui souhaiter la bienvenue. Riley n’allait pas tarder à revenir pour aider sa petite-amie. Autrement, la jeune femme était gênée. C’était à elle de offrir cette attention à son voisin. Mais tout était rangé. Comme vous voulez, merci, ça me ferait très plaisir. Par contre, je ne veux pas vous déranger. C’est plutôt à moi de vous remercier de m’avoir accueilli de la sorte. Quand tout sera clean, on vous invitera à dîner si vous le souhaitez bien-sûr histoire de vous connaître mais avant tout de vous remercier pour votre gentillesse à notre égard. Elle marqua une légère pause. J’en suis satisfaite pour le moment, nous verrons par la suite si les mauvaises surprises feront leur apparition. Je pense aussi. Merci pour ce conseil. Vous vivez seul alors? Elle n’en était pas certaine car il avait parlé d’une personne chère à son cœur qui avait été touchée par le séisme. Finalement ce détail m’impressionne, vous êtes si avenant: vous ne devez pas être une plaie au quotidien, plaisanta-elle.
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 4 Juil 2012 - 10:00

Décidément, non, Cassie ne semblait vraiment pas avoir quelque chose en tête en emménageant ici. Jouer la comédie, ce n'était pas son truc, alors il était impossible qu'elle lui joue un tour sans qu'il s'en aperçoive. Par contre, qu'en serait-il si elle venait à apprendre qui il était ? L'ancien policier resta calme, sourit, hocha la tête avec avenance en réponse à son interlocutrice, et fit mine de vouloir inspecter la couleur de l'eau pour témoigner de l'état général de la plomberie.
Eau coupée. Ce n'était pas étonnant. Beaucoup d'agents immobiliers coupaient l'eau, d'une parce que ça évitait les dégâts des eaux, mais aussi pour éviter qu'un acheteur potentiel soit tenté de faire exactement ce que venait de faire Caleb : tourner le robinet pour constater si ça sortait clair ou brunâtre. De l'eau brunâtre n'était pas dangereuse en soi, si ça se dissipait vite. Si l'eau coulait trente secondes et n'était toujours pas claire, alors il y avait un problème. Il referma finalement le robinet avec un soupir et se dirigea vers la sortie en invitant Cassie à le suivre.

    « Vous ne me dérangez absolument pas. Ça fait du bien d'avoir un peu de compagnie, de temps en temps. Je ne suis pas mal entouré, mais les adultes ont assez peu l'occasion de se voir. Et puis, j'ai longtemps été obligé de côtoyer de nombreuses personnes 24/7, alors j'aime bien, parfois, avoir ma tranquillité. »

Tandis qu'il ressortait au soleil qui pointait le bout de son nez, Caleb jeta un œil dans la rue ; personne à cette heure du jour, car la plupart étaient au travail, et les travailleurs de nuit se réveillaient à peine. Il inspira profondément, car l'air était quand même plus pur que quand les gens circulaient. La circulation n'était pas forcément énorme, et il ne risquait pas de mourir de maladies respiratoires puisqu'il était mort, mais le calme et l'air frais faisaient toujours du bien. Il se demandait parfois si tout ça n'était pas qu'un rêve commun, une sorte d'hallucination générale dans laquelle se laissaient piéger toutes les âmes des morts ; une façon, peut-être, de continuer à exister avec les repères qu'on s'était construit dans la vie. Après comprendre le sens de la vie, restait à comprendre le sens de la mort. Il ferait mieux de ne pas trop se prendre la tête là-dessus. D'ailleurs, Cassie cherchait à savoir s'il vivait seul, ou s'il avait quelqu'un dans sa vie. Il gagnait déjà son porche. Quelques marches en pierre menaient à un petit balconnet couvert, à la new-yorkaise. La porte en bois faisait penser à celles des maisons du même type comme on les voyait dans les séries américaines. Ouais, décidément, s'il avait dû rêver sa mort, ce serait définitivement d'une façon aussi flagrante.

    « Disons que ma vie a été assez mouvementée et compliquée, et que la partie sentimentale n'a pas été en reste. Je crois que ça tend à s'arranger, mais j'ai besoin de mettre un peu d'ordre dans ma vie avant de m'engager pour de bon. »

L’Écossais ouvrit la porte et entra, invitant la jeune femme à le suivre. A l'intérieur, il faisait frais. C'était un peu sombre et en bazar, mais, alors qu'ils montaient au premier et gagnaient le salon, la lumière baignait les pièces. L'endroit était assez dégagé, prêt à prendre son tour de rénovation, et, au fond, une porte menait vers une cuisine impeccable, qui préfigurait ce qu'allait devenir la maison prochainement : un endroit bien différent.

    « C'est chez moi. Désolé pour le bazar, il ne devrait plus rien y paraître d'ici un mois ou deux. Ne vous inquiétez pas, j'évite de travailler la nuit, » finit-il avec un sourire amusé.
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Lun 9 Juil 2012 - 17:42

Caleb Landsher prenait les devants. Il s’occupait de vérifier la plomberie car apparemment elle était défectueuse dans le quartier. Il proposa à Cassie de sortir de sa nouvelle maison pour rejoindre la sienne histoire de fêter son arrivée en tout bien tout honneur. L’homme se confiait sur des détails qui intéressaient Williams. Il avait besoin de solitude comme tout le monde. Certains la réclamaient plus que d’autres, Caleb semblait faire partie de ces gens là. Une certaine intimité permettait de ne pas se sentir oppressé. Ces moments pouvait recharger quiconque en profiter. Mais trop de solitude rendait autrui déprimer. Penser, réfléchir: constatations trop tristes dans l’immédiat. Trop de réflexions servait à pousser les gens à la folie, à l’ennui, à la frustrations, etc. rien de bien réjouissant!

- Je suis d’accord avec vous: au plus on grandit, au plus on perd contact avec le reste du monde. La mort n’arrange rien en plus. Elle sourit légèrement à ses propres dires réalistes. Vous faisiez quoi dans la vie pour être si entouré? La tranquillité fait beaucoup mais il faut faire attention à ne pas trop en abuser. Ça peut amplifier la perte de contacts mais aussi une addiction à cette dernière. Les autres aussi sont une source de bienfait.

Les deux habitants de Shooting Star Street durent traverser la rue. Cassie observa le manque de chaussures de son interlocuteur. Cette donnée fit sourire la jeune femme quelques instants. La barmaid nota le goût de son voisin en matière de décor. L’impression d’évoluer dans une série purement américaine se faisait sentir, le drapeau du pays ne faisait pas acte de présence: alors il manquait un détail pour que le décor soit parfois mais sinon la façade de la maison était très jolie. Landsher continua à converser avec l’ex-prisonnière qu’il connaissait bien.

- Se poser dans ce domaine c’est important, ça évite les grosses conneries. Puis, l’autre mérite qu’on attende, qu’on prenne du temps avant de décider quelques chose, qu’on se sacrifie juste parce que si c’est votre moitié: elle le restera le plus longtemps possible et vous décevoir n’est pas son but. Vous avez sûrement trouvé celle qu’il vous faut. Alors si vous pensez que vous ne vous trompez pas: foncez et faites ce qu’il y a de mieux pour vous deux. Si ça s’arrange c’est une bonne chose. Je souhaite pour vous que votre histoire dure. Je l’avais dit que vous semblez supportable au quotidien, plaisanta-t-elle.

Puis, ils pénétrèrent dans la belle bâtisse de l’ex fonctionnaire qui s’expliqua pour le léger désordre notable.

- Pas de soucis. Merci pour cette précision. J’espère voir le résultat si vous le permettez, je suis certaine que si ça suit le reste: la perfection sera le terme adéquat pour décrire votre propriété. Quand ils montèrent à l’étage. Cassie fut ébahie par la beauté des lieux. C’est magnifique et bien aménagé. Vous avez déjà montré cette partie de la maison à quelqu’un?
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Sam 21 Juil 2012 - 14:01

Caleb n'avait qu'écouté distraitement les recommandations de la jeune femme concernant sa vie. Pour tout dire, il n'avait guère besoin de conseils en ce moment, d'autant que tout ce qu'elle disait, il le savait et le faisait. Non, les conseils étaient malvenus pour le moment, mais il ne dit rien, se montra aimable, pour ne pas la brusquer. Il ne voulait pas, non plus, la pousser à faire ressortir ce côté violent dont elle avait beaucoup fait étalage par le passé. Parfois, des criminels devenaient réglo en arrivant à Skyline, des citoyens modèle devenaient des monstres, et d'autres ne changeaient pas ; Cassie Williams n'avait guère changé jusque là, d'où la méfiance, toujours, de Caleb, même s'il commençait à se dire qu'elle ne savait même pas qui pouvait bien être Caleb Landsher, l'ancien lieutenant de police qui avait pris sur lui pour ouvrir et engager fermement l'enquête sur l'incendie du Devil's Tail, et tous les éléments qui avaient suivi ; une enquête qui avait mené la rousse en prison.
C'était tant mieux pour lui, à la limite. Et puis, tant que c'était le cas, il avait une chance de lui montrer le meilleur côté de l'homme sans uniforme. Pour peu qu'elle en vienne un jour à apprendre que le nom de son voisin était le même que sur le dossier d'instruction ouvert pour son procès et qu'elle en vienne à lui en vouloir, il éviterait peut-être, d'ici là, les menaces par arme à feu. Il se fichait bien d'être pris en joue, lui. Après tout, il avait déjà pris plusieurs balles à deux reprises ; mort une fois, miraculé une autre. Non, ce qui l'inquiétait, c'était que Len puisse se retrouver au milieu de règlements de comptes entre les criminels envoyés en taule par l’Écossais et ce dernier.

    « Merci. Ce n'est pas mal agencé, c'est juste ... vieux et mal entretenu. Et en fait, je venais tout juste de terminer la cuisine quand je vous ai vu, en bas, avec vos cartons. Vous êtes la première à voir ma première pièce refaite à neuf. Je ne suis pas mécontent de moi. »

Tout en disant cela, Cal avait commencé à remplir la cafetière et à sortir café et filtres. Avec la force de l'habitude d'un ancien flic ayant eu sa cafetière perso dans son bureau, il effectua presque toutes les manœuvres sans même prêter attention à ce qu'il faisait, préférant inspecter les détails de finition, au cas où un défaut pouvait être remarqué. Perfectionniste au travail comme à la maison, il ne semblait jamais prendre de repos. En fait, il ne pouvait se reposer que quand il savait que les choses étaient bien faites. Probablement un souvenir de son incarcération. Un premier surveillant, ancien bidasse reconverti dans la surveillance de la lie de la société, prenait un malin plaisir à infliger aux détenus le traitement réservé à la bleusaille de l'armée. Mais là où la bleusaille était à ce régime pendant six mois, les détenus, eux, passaient parfois des années en manque de sommeil. Jusque là, personne n'avait osé se dresser contre lui. Il n'y avait, pour ainsi dire, pas vraiment de moyen de le faire. Bref, de ces années, Caleb avait pris l'habitude de tout ranger parfaitement et de faire un lit au carré impeccable. Alors bien sûr, l'idée d'avoir laissé un défaut voyant ne lui plaisait pas.
Non, tout semblait bon. Détendu, il lança la machine à café, qui commença immédiatement à grogner et à diffuser une odeur amère dans la pièce. Caleb alla à la fenêtre entrouverte et l'ouvrit en grand. Il faisait bon dehors, et une brise agréable vint chasser les relents d'odeurs de travaux et une bonne part de l'amertume.

    « En fait, refaire cette maison est un peu une façon pour moi de ... comment dire ? Une façon de concrétiser par les actes la transition que je vis. Le petit plus, c'est que je pourrais en tirer une bonne plus-value si je devais en partir. »
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Dim 22 Juil 2012 - 13:34

Caleb Landsher ne se confiait pas tellement. Le premier contact ne servait certainement pas à cela. Or pour mieux appréhender son voisinage, quelques aveux n’étaient pas de trop. Il s’agissait de cerner le personnage. L’homme avait pu comprendre que Cassie Williams venait d’emménager avec son petit-ami: un détail certes, mais il détenait son importance. Caleb avait avoué être posséder une relation compliquée avec une femme, une histoire pavée d’obstacles. Landsher ne demeurait pas un être seul mais il remettait sa vie en ordre. Alors, il lui faudrait du temps pour parvenir à reconquérir l’essentiel. Sa motivation et sa réflexion ne pouvaient que l’aider à avancer. Au moins, il avait le mérite de faire les choses bien. Il n’avait pas répondu aux questions de son interlocutrice qui essayait de se faire une idée du personnage. Il ne parlait pas de son ancien métier. Enfin… tout cela viendrait au fur et à mesure. De toute manière, ils étaient voisins donc ils étaient amenés à se croiser de temps à autre.

- Vous n’êtes pas fatigué avec tout cela? Vous n’étiez pas obligé de vous bouger pour ma personne, en tout cas: j’apprécie, merci. Quel honneur d’être la première! Plaisanta-t-elle gentiment. Vous faites du bon boulot. Apparemment, vous n’avez pas du tout terminé, s’il vous faut de l’aide: mon petit-ami et moi nous ferions une joie de vous aider: on sait y faire pour peindre, tapisser, ce genre de choses en somme, même pour nettoyer les pièces. L’homme s’affaira à préparer le café. Il semblait détendu et préoccupé. Soudain, il reprit la parole. Williams l’écoutait attentivement. Vous paraissez avoir vécu un tas d’épreuves, vous me direz on est tous ici pour une raison. Mais, vous ne semblez pas épargné de votre côté. On dirait que vous avez tout vécu, ce n’est qu’un commentaire léger de ma part. Mais je vous trouve intéressant. Pourquoi tant de changements? La tranquillité? La rédemption? Vous avez raison de tout faire vous-même: c’est moins coûteux et plus valorisant. Elle sourit prêtant attention qu’à Caleb. Elle ne savait pas pourquoi amis elle sentait une nouvelle manœuvre de recul de la part de cette connaissance, un peu trop renfermé par moment comme fuyant la réalité… qui sait?!!!
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Dim 29 Juil 2012 - 11:20

Tandis que coulait le café, Cassie embrayait sur une foule de questions, de remarques. Le commentaire sur son travail avait fait plaisir à Cal, mais la proposition d'aide qui engageait Riley lui arracha un sourire courtois et un secouement de tête poli. Non, il ne souhaitait guère être aidé. Comme il l'avait déjà dit, c'était un travail sur lui-même autant qu'une rénovation de sa maison. Il ne souhaitait pas laisser quelqu'un d'autre entrer là-dedans, car la personne essaierait inévitablement d'en apprendre plus, de le sonder, de savoir pourquoi, comment, qui, quand ; et cela, Caleb ne le désirait pas. D'autant qu'avec cette avalanche de questions et de propositions, il ne savait guère où donner de la tête. La sanguine et caractérielle Cassie Williams avait-elle passé deux mois qui l'avaient changé pour de bon en prison ? Et ce changement, était-il bon, ou simplement pernicieux, la transformant en chasseuse patiente alors qu'elle était avant cela un jeune fauve sans expérience ? La prison changeait les gens, toujours, au moins un peu, qu'ils y travaillent ou qu'ils y résident, pour un temps ou pour toujours. Elle ne semblait pas lui vouloir de mal, mais verrait-il venir le coup si elle devait le lui donner ?
Caleb préféra embrayer sur la dernière question. Si elle n'était pas moins intrusive, elle avait le mérite de permettre à celui qui répondait de se présenter sous son meilleur jour ; tout en évitant de devoir poliment refuser l'aide proposée.

    « Ni vraiment la tranquillité, ni vraiment la rédemption ; enfin, pas vraiment. Disons que c'est plus une envie de faire table rase, et ce projet est là pour m'y aider, c'est tout. En effet, la vie ne m'a pas épargnée, mais qu'importe, tant qu'on s'efforce de toujours être bon, non ? »

Cal adressa un sourire à la jeune femme, puis versa le café chaud dans deux tasses, et lui en tendit une. Il souhaitait maintenant qu'on arrête de parler de lui. Il devait prendre la main. Alors, il prit un sujet à la volée, et prit un ton aussi amical que possible, sans paraître condescendant.

    « Et vous, alors ? Ça a l'air de rouler pour vous, mais vous vous souciez trop des autres pour avoir eu une existence sans grandes embûches. D'où est-ce que vous arrivez ? »
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Dim 29 Juil 2012 - 14:47

A la réponse de Caleb Landsher, Cassie Williams comprit que son interlocuteur jugeait qu’une certaine tranquillité lui était utile: autant que la solitude lui apportait beaucoup en somme. Il se reconstruisait en solitaire malgré une sociabilité apparente, rien à voir avec une rédemption: il s’agissait juste d’un changement qui s’opérait. Monter un projet tout seul semblait le rassurer sur ses capacités, autant il se recentrait. Ses objectifs paraissaient se fixer avec le temps. Son vécu l’avait apparemment brisé. Il rebondissait seul, ce constat était appréciable: le courage et la foi devaient le guider quotidiennement, un homme bon… . De l’aide de la barmaid, il n’en nécessitait pas. Elle l’entendait bien. Faire connaissance avec cet homme renfermé n’était pas une mince affaire. Il se contenait souvent, cachant des vérités. La timidité? Cassie n’avait pas connaissance de la vérité. Il restait ce flic qui détenait tous les droits sur son arrestation. Son plein pouvoir sur l’affaire concernant la rouquine avait fonctionné: une âme torturée ayant connu la taule! A l’époque, Williams le méritait. Elle faisait ce qu’elle voulait, elle violait les lois sans problèmes. Alors, un recadrage restait nécessaire. Il avait effectué ses preuves. Les deux voisins conversaient simplement.

- Entre essayer et l’être, il y a un fossé: le barrage demeure les épreuves pour arriver au but fixé. Vous tentez de oublier ces épreuves pour remettre les pendules à zéro, vous les avez passé avec brio: pourquoi pas?!!! Le bonheur vous attend. En tout cas, vous semblez avoir gagné votre ticket concernant la bonté d’âme, je n’en douterez pas. On peut se tromper, faire des erreurs, mais on peut changer. il n’y a qu’un pas pour passez du coq à l’âne, se recentrer est important pour ne pas sombrer. Une fois les objectifs posés, plus d’obstacles: on peut suivre le chemin tracé. Etre bon ou mauvais, à chacun de choisir son camp.

Le discours de la belle restait un peu décousu. Selon elle, Caleb pouvait avoir cédé à la tentation du mal. Les événements ne l’avaient pas épargné. Il se reconstruisait. Il désirait être bon. Il avait survécu aux maux que la vie lui réservait. Il pouvait être celui qu’il voulait, enfin…! Ses objectifs paraissaient clairs. Son existence l’avait forgé, construit, il pouvait enfin reposer en paix en quelque sorte. Pour elle, son camp n’était pas défini. Le mal l’attirait par le passé. La prison l’avait changé, le bien l’habitait. Or, il n’effaçait en rien cette part mauvaise qui demeurait tapie en elle. Les épreuves n’étaient pas finies pour son cas. Elle le savait. D’autres choses l’attendaient, contrairement à Caleb: elle était indécise sur son avenir. L’ex-flic versa du café. Il tendit une tasse à son interlocutrice avant de continuer la conversation. Williams se sentait moins rassurée. A elle de répondre aux questions de son voisin.

- Cela ne veut absolument rien dire. Comme tout le monde, j’ai subi mon lot d’épreuves mais j’en ressors mieux qu’avant. Le passé ne sert pas à nous faire avancer, oublions-le: vous n’êtes pas d’accord? J’ai fait des bêtises par le passé, certes, mais je ne les referai plus désormais: j’ai compris à quoi servait la prudence dans une vie. Sourire sobre de mise.


Dernière édition par Cassie Williams le Mer 1 Aoû 2012 - 19:05, édité 1 fois
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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Lun 30 Juil 2012 - 6:31

Cal avait haussé un sourcil en écoutant la jeune femme passer à une démonstration orale sur l'esprit et la valeur du passé. Il ne haussait pas un sourcil par défiance, mais plutôt parce qu'elle n'était pas dans le vrai, dès le départ. Oublier n'était pas son but, pas plus qu'il ne souhaitait changer. Mûrir et arrêter de vivre dans le passé, tels étaient ses objectifs. Pour autant, il la laissa parler. Ce qu'elle avait à dire l'intéressait. Son café était à moitié vidé lorsqu'elle en eut fini. En somme, elle avait expliqué, avec pudeur et distance, que les bêtises d'autrefois avaient été payées, et qu'elle avait décidé de changer, de lutter contre ses démons pour faire de son mieux. En fait, son discours aurait été rassurant et même réconfortant si Caleb ne l'avait pas entendu des dizaines de fois, tant de co-détenus qui finissaient par revenir quelques mois, voire semaines après, tant, par la suite, de récidivistes tentant de fuir leurs responsabilités pour bénéficier d'un suivi psy et éviter une nouvelle incarcération, plus longue celle-là. Ce que Caleb avait malheureusement appris, c'était que certains n'arrivaient jamais à chasser le Mal. Il était ancré en eux, et à jamais ces gens étaient perdus pour la bonne cause. Ceux qui s'en sortaient étaient majoritaires, bien sûr, mais ceux-là se caractérisaient par une chose simple : ils n'évitaient pas de parler de leur passif, de le contourner, pour se perdre dans des complaintes sans fin. Ils assumaient et acceptaient, et faisaient de leur incarcération une pudique part d'eux plutôt qu'un évènement ancien à ne plus vivre. Chassez le naturel, et il vous reviendra au galop.

    « C'est touchant, et c'est honorable. »

Malgré son pessimisme, Caleb s'était efforcé de trouver quelques mots qui sonneraient à la fois compatissants et respectueux. A vrai dire, il appréciait les efforts de la jeune femme, mais il ignorait vraiment si elle serait capable de retenir ses démons à jamais. Il avait beau vouloir croire à son changement, il ne pouvait s'empêcher de voir une furie sous un drap de velours.

    « Mais vous vous trompez. Je n'essaye pas d'oublier le passé. Je veux juste cesser de vivre dans le passé. Je veux vivre dans le présent et aller de l'avant, vous comprenez ? Et je crois qu'avec la confiance en l'avenir et le respect de ce qu'on est aujourd'hui, on a toutes les cartes en main pour être le meilleur qui soit. »
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Mer 1 Aoû 2012 - 19:27

Caleb Landsher avait presque ingurgité tout le contenu de sa tasse de café quand Cassie Williams n’en était qu’au simple commencement. Elle comprit qu’elle allait trop loin dans ses pensées et qu’elle s'était accaparée le temps de parole. Elle appréciait sa nouvelle conscience, la réflexion qui lui était offerte et qu’elle ne possédait pas auparavant. Alors, elle n’hésitait pas à s’en servir. Depuis des mois elle se sentait revivre. La barmaid reprit après avoir compris ses tords sur l’instant.

- Désolé, je vous ennuis avec mon baratin. Je me perds dans les méandres d’une réflexion bien mince dans le fond. Je dis juste qu’avant d’être, il faut tenter et c’est pas toujours facile mais vous avez l’air bien parti en somme. Cassie sourit l’air gênée. Merci pour le café! Je ne sais même plus si je l’ai dit. Voyez, je parle trop au final. Cela ne m’arrive pas souvent, pas avant pensa-t-elle, elle préférait les mauvais coups en douce par le passé. Le jeune homme rectifia la pensée de Cassie, son long discours ne détenait aucunes vérités: il déformait la réalité. L'échange demeurait agréable tout de même. Ce n’est pas la même chose, vous avez raison. Navrée d’avoir pu déformer la réalité. Oui je comprends bien. La volonté fait tout. La belle hocha simplement la tête aux dires de l’ex-policier. La confiance en l’avenir? Le respect? De qui? De quoi? Caleb poussait la réflexion à son paroxysme. Vous pensez y arriver?

La rouquine laissait le hasard faire les choses bien qu’elle prenait en main son avenir. Pour autant, elle savait que tout pouvait s’écrouler comme un château de cartes. Alors, la confiance était un élément à reconsidérer. La question du respect la concernait plus. Envers les gens, elle détenait cette notion, mais pas toujours… il en fallait peu pour que ses vieux réflexes reprennent le dessus. Elle ne possédait pas toujours le contrôle sur ses émotions, un peu mieux sur ses actes puisque la lucidité était de son côté: elle ne prenait plus de drogue en effet. Le respect envers elle-même, elle n’avait pas forcément confiance en elle pour induire ce terme dans son vocabulaire. Caleb lui faisait une leçon s’en le vouloir. Était-ce volontaire? Cassie sourcilla légèrement, elle commençait à douter de son voisin.

- Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Elle but un peu plus rapidement que tout à l’heure. Vous devez avoir des choses à faire, tout comme moi: du rangement m’attend. Son excuse pourrait passer aux vues du nombre de cartons qui surplombaient le sol.

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Caleb Landsher
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Jeu 2 Aoû 2012 - 9:33

Malheureusement pour sa tranquillité d'esprit et son calme, l'ex-policier venait de recevoir une preuve tangible de la menace qui pouvait peser sur lui. Après l'avoir entendu parler de confiance en soi et en l'avenir, il avait vu Cassie se renfermer brutalement, allant jusqu'à lui demander s'il le pourrait. Il le faisait actuellement. Il avait confiance en lui et en l'avenir. Devait-il vivre dans la crainte de lui-même pour l'éternité ? Tant de choses pouvaient arriver, il était trop bête de s'arrêter dessus et de s'y limiter. Alors, tandis qu'elle finissait son café plus rapidement, l’Écossais hocha les épaules avec un sourire rassurant, soulignant la banalité de la chose. C'était tellement bête à dire, mais il suffisait pourtant d'y croire ; et c'était bien là le plus dur à faire, car croire en quelque chose qu'on ne peut pas voir en soi était probablement une des choses les plus difficiles au monde.

    « Pas vous ? »

Il s'était contenté de glisser ces quelques mots. Intérieurement, malgré ses craintes de voir Cassie Williams rechuter, il espérait qu'elle parvienne à trouver la voie de la raison, un chemin vers une vie plus calme et moins agitée. Elle avait besoin de se reposer pour cela, cependant, comme lui en avait eu besoin pendant six mois, mais ce temps, peu de gens se l'accordaient aujourd'hui.
Ce fut néanmoins le temps de se séparer. Caleb comprenait. Il préférait, lui aussi, arrêter là. Avoir Williams chez lui l'inquiétait, et, maintenant qu'il sentait clairement l'agitation bouillir encore en elle, il préférait ne pas la garder trop longtemps dans une discussion pareille. Même Debie avait été plus facile à calmer ; mais Debie n'avait que du chagrin et de la rancœur contre quelques personnes qu'elle avait aimé. Cassie Williams, elle, semblait en vouloir à l'univers tout entier parfois. Alors, jouant l'hôte compréhensif, il fit une courbette amicale et rangea les tasses vides avant de raccompagner Cassie jusque sur le trottoir.

    « Je comprends, » se contenta-t-il de dire sur le chemin. « Surtout, si vous avez besoin d'un renseignement sur le quartier - l'adresse d'un bon garagiste, d'une épicerie de nuit ... -, n'hésitez pas à sonner ou à me laisser un mot si je suis absent. »

Une fois dehors et le perron descendu, Cal jeta un regard alentour, puis finit par tendre la main à la jeune femme avec amabilité.

    « Je vous souhaite un heureux emménagement. »
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Helen Cosovic
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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   Ven 3 Aoû 2012 - 12:50

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MessageSujet: Re: On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête des autres, ni leurs intentions [Caleb Landsher]   

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