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 Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:

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MessageSujet: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Ven 18 Mai 2012 - 20:31



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Ces derniers temps, la vie du couple Thompson/ Williams ne fonctionnait pas sur un rythme de plus idylliques. Les deux jeunes gens s’aimaient à la folie, ce n’était pas à nier ou à omettre. Le seul souci restait les absences à répétition de Cassie qui empêchaient au couple de vivre pleinement cet amour. Ils s’étaient installés ensemble par pure nécessité, le tremblement de terre les avait encore plus rapproché. Mais, l’ex-prisonnière avait ouvert un bar histoire de réaliser un vieux rêve. Elle gardait des aspirations dans la vie. Elle n’était plus la même qu’avant. Le canadien aidait sa petite-amie de temps à autre au Reaper, ils partageaient une activité de manière ponctuelle. Ils ne parlaient pas de ce manque d’instants en amoureux. Cassie le ressentait, elle se culpabilisait fortement. Or, elle devait se donner à fond pour faire marcher son affaire. Les débuts étaient cruciaux, tout se jouait à cette étape: le commencement. Williams devait envoyer la sauce sans jamais baissé les bras: exit le sommeil, le temps à soi, les moments avec les proches, etc. Elle supportait durement et sûrement la situation. En silence, elle souffrait parfois. Ouvrir sa propre entreprise n’était pas de tout repos. Mais ce but la rendait plus confiante sur sa personne. Mais, elle devait penser à Riley! Elle le faisait. Malheureusement, elle ne modifiait rien de son emploi du temps un peu trop surbooké. Le pauvre subissait plus qu’autre chose… . Présentement, Cassie rentra à la maison. Elle avait un peu de temps au midi. La jeune femme ne savait pas si son compagnon était présent. Une fois passée le seuil à de la porte, elle surprit le faucheur assit sur le canapé à rêvasser. Elle lança directement:

- Salut mon chéri, elle alla l’embrassait très rapidement. Cassie ne prenait pas le temps de se poser avec l‘écrivain. Depuis qu’ils vivaient ensemble , ils n’avaient pas vraiment eu plus d’un vrai moment rien qu’à deux à profiter de leur statut de jeune couple. Tu devineras jamais, j’ai croisé une de tes fans au magasin: une dame pas très fraiche au passage. Elle m’a littéralement agressé car elle m’a vu l’autre jour avec toi. Elle voulait ton numéro de portable et te voir pour un rendez-vous: à la place, elle a écopé d’autre chose cette furie. Tu es célèbre mon chéri, je vais devoir l’accepter! Ça va toi? En même que de converser légèrement seule dans le fond car Riley ne pouvait peut-être pas tout entendre, Williams faisait des allers-retours dans la pièce pour ranger et nettoyer. La jeune femme bougeait de trop, son hyperactivité ne la quittait nullement.


Dernière édition par Cassie Williams le Dim 10 Juin 2012 - 8:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Dim 20 Mai 2012 - 11:31

Cassie & Riley
« The real art of conversation is not only to say the right thing at the right place but to leave unsaid the wrong thing at the tempting moment »



Rayon de soleil filtrant par la fenêtre de la maison ; chant des oiseaux s'engouffrant par cette même vitre ouverte ; moment de détente entre deux séances d'écriture. Un moment passé seul, dans cette grande maison un peu trop vide à son goût. Solitude de plus en plus pesante. Riley avachi dans le canapé, lisait un roman, une œuvre de Flaubert – Mme Bovary – totalement coupé du monde, grâce au casque qu'il portait sur les oreilles, écoutant par la même occasion de la musique. Qui a dit que les hommes ne savent pas faire deux choses en même temps ? Cette bonne vieille Emma évoluait donc au son mélancolique du piano de Debussy. Combinaison étrange de ces deux œuvres. Parfait pour se miner le moral ; moral n'étant pas forcément au beau fixe ces derniers jours. La vie à deux, ce n'est pas vraiment comme cela qu'il l'imaginait... se voir en coup de vent, ne plus avoir de moments privilégiés. Se montrer patient, en attendant que le Reaper puisse voler de ses propres ailes. Même s'il ne lui tenait pas vraiment rigueur de ses nombreuses absences, le faucheur devait bien reconnaître que cette situation était difficile à supporter. Il se sentait de plus en plus comme un chiot laisser seul la journée, attendant avec impatience le retour de ses maîtres. Drôle de comparaison.
Tout à son occupation, le volume de la musique sans doute un peu trop fort, il n'entendit pas le bruit de la serrure dans la clef, la porte raclant le sol et les pas s'approchant du salon. Ce n'est que lorsque les lèvres de Cassie l'effleurèrent rapidement qu'il releva enfin la tête, arborant un sourire radieux. Alors qu'elle démarrait une conversation dont il ne saisit pas le début, il retira les écouteurs de ses oreilles. Sans prendre le temps de se poser un peu cette dernière fît des allers-retours incessant - entre le salon et les autres pièces - ce qui donna à Riley une vague impression de tournis, comme si on avait accélérer exagérément la bobine du film. Avec toutes les peines du monde, il réussi grosso-modo à saisir de quoi voulait bien parler la rouquine. Son expression joyeuse fût bien vite remplacée par un air complètement désemparé, devant cette tornade qui s'agitait en tout sens.

« Bonjour... oui ça allait jusqu'à ce qu'une furie rentre et s'active façon tornade blanche... tu ne veux pas te détendre un peu ? Je te sens légèrement excitée là. Quant à cette pseudo fan, j'espère que tu l'as envoyé paître dans les règles de l'art, enfin je te fais confiance là dessus, dit-il avec un sourire amusé ...obtenir mon numéro pour un rendez-vous, il grimaça légèrement, en voilà une bien bonne. Les gens ne doutent de rien franchement... enfin peu importe. Et toi ça va ? Ta matinée s'est bien déroulée ? Tu as besoin d'un coup de main cet après-midi ? Sans savoir pourquoi, il se risqua alors à dire : J'avoue que je m'ennuie un peu ici, à part écrire ou chercher un local pour installer la maison d'édition, je n'ai pas grand chose à faire... j'aimerais bien passer un peu plus de temps en ta compagnie, même si c'est au Reaper, peu importe, tant qu'on se voit. »

Jusque là, il s'était contenté de l'épauler sans rien dire, sans non plus avouer qu'il souffrait légèrement de la situation. Le ton qu'il venait d'employer était tout ce qu'il y a de plus normal, aucun reproche n'ayant filtré dans sa voix, pas plus qu'une once d'agressivité. Faire part d'une envie, voilà tout ce qu'il venait de partager. Cassie l'écoutait-elle seulement ? Rien n'était moins sûr, vu son mouvement perpétuel dans toutes les pièces de la maison.

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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Lun 21 Mai 2012 - 8:27



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Le calme avant la tempête. Le faucheur, présent sur le canapé, à profiter d’un moment de solitude, allait connaître le tornade Cassie. Cette dernière ne savait plus rien faire sans apprécier l’instant. La belle avait pris pour habitude de ne pas arrêter de courir dans tous les sens. Elle en faisait beaucoup trop, incapable de se calmer. Personne ne lui disait rien au Reaper, elle était la patronne. A la maison, il y avait Riley qui subissait la situation. Elle avait des efforts et des excuses à fournir! Son hyperactivité devait cesser. Une fois rentrée du boulot, Cassie devait se consacrer à son compagnon. Cette idée lui plaisait et elle le ferait. Elle attendait toujours que son affaire connaisse un succès. Or, elle se voilait la face: son couple primait sur tout. Alors, pourquoi modifier la donne en peu de temps? Cassie se sentait mal, elle avait pris le temps de constater l’air désemparé du bel homme. La tristesse et la colère envahirent Williams. Or, il ne fallait pas que cette rage prenne le dessus. Elle s’était tant battue pour arriver à calmer ce trop plein de haine. Avec les psychologues, ils n’avaient pas encore trouvé d’où cela provenait. Or, Cassie avait mis fin à la cure. De toute manière, les médecins la pensait capable de se gérer tant elle avait franchi pas mal d’étapes avec ce nouveau projet. Mais une fois au bar, elle se retrouvait avec des personnes comme elle par le passé. C’était dur d’assumer ses progrès quand tout le monde en profitait devant ses yeux. Elle résistait. N’ était-ce pas la clé du succès? Riley et Cassie entamèrent une discussion. L’écoute était de mise… .

- Oh… Pardon, je suis désolée: j’ai vu un peu de désordre. Elle emprunta un air gêné. Cassie se rendait compte qu’elle faisait n’importe quoi. La jeune femme voyait peu son petit-ami et elle en profitait pour s’activer à d’autres tâches devant lui. Qu’est-ce qui la retenait ainsi? Si, bien-sûr. Elle sourit légèrement. Depuis son opération, elle ne s’était pratiquement jamais reposée comme il le fallait. Williams avait préféré réaliser un rêve qui prenait forme à ce moment précis. Un jour, elle allait le payer c’était certain. Pour ton admiratrice, je me suis occupée d’elle en lui donnant ce qu’elle voulait, plaisanta-t-elle, avant d’enchainer plus réalistement: une façon de lui faire comprendre de ne plus venir nous importuner. Cette femme avait des idées folles! Enfin… elle représente une de tes fans c’est flatteur, non? Elle n’adopte pas le bon comportement c’est tout. Ce recadrage lui a peut-être fait du bien. Elle marqua une légère pause. Oui ça va très bien, je m’habitue à la fatigue. Cela ne m’ennui plus du tout. La matinée était calme, j’ai eu le temps de faire des courses comme tu as pu le comprendre. Et toi mon chéri, tu vas bien? Elle s’assit près de lui. Elle prit le livre, que le canadien était entrain de lire, dans ses mains. Elle sourit de nouveau. Madame Bovary, tu lis ça? C’est l’histoire d’une femme mariée qui est soumise dans son couple et qui prend plaisir à se faire accoster ailleurs car son quotidien l’ennui, c’est ça? Tu t’identifies à elle? En option masculine bien-sûr. Cassie savait qu’elle n’aurait jamais du poser ce genre de question. Riley Thompson fit des confidences. Tu as besoin d’aide? Je suis navrée d’être peu présente, bientôt ça changera… . J’ai commencé à me faire une belle clientèle. Je pense même engager du personnel en plus maintenant que tout est pratiquement lancé. Je n’aime pas te savoir dans cet état. Elle lui prit la main après avoir reposé l’œuvre de Flaubert. Pardon… . Comment se déroule tes recherches pour le local? Elle le fixa. Je te promets de me libérer plus souvent. Je me doutais que cette situation te pesait. Tu n’es pas le seul, mais égoïstement j’ai du me consacrer à mon « entreprise ».
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mar 22 Mai 2012 - 14:51

Cassie & Riley
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Le désordre n'avait d'existence que dans son esprit et sûrement pas dans la maison. Exaspérant. C'est à peine s'ils passaient plus de vingt minutes ensemble par jour – et ceci n'était pas du tout une déformation de la part du faucheur – et tout ce qu'elle trouvait de mieux à faire lorsqu'elle rentrait enfin, s'était s'activer en tout sens, vaquant à diverses occupations, comme si sa vie en dépendait, comme si s'arrêter ne serait-ce que quelques secondes engendrerait là une mort certaine. Il en vint à se demander si elle ne cherchait pas la fuite dans ses diverses activités. Peut-être se rendait-elle compte de son erreur. La rouquine venait peut-être de recouvrer brutalement la vue. Avait-elle alors réalisé que cette vie n'était pas ce dont elle avait vraiment envie ? A cette pensée, le cœur du Canadien se serra. Fil barbelé entourant ce dernier comme une tumeur. Douleur engendrée par la solitude ou bien l'inverse ? Peu importe, cela était juste en train de réveiller de vieilles angoisses. Peur latente de se retrouver à nouveau seul et démuni. Décidément, passer ses journées enfermé n'était pas la meilleure idée qui soit. Le temps, il n'en manquait pas, surtout pour se laisser envahir par de noires pensées. Il nota alors dans un coin de sa tête de ne plus rester à l'intérieur de la maison pour travailler.

La tempête sembla se calmer, Cassie ayant visiblement terminé la tâche qu'elle avait démarrée en rentrant. Préférant ne pas relever le début des propos de sa petite amie, il se contenta d'un pâle sourire. Qu'y avait-il d'autre à faire ? Que pouvait-il répondre à ce « pardon » ? Rien, sans nul doute. Un air coupable s'afficha alors sur le visage de la jeune femme, attitude qu'il n'avait pas voulu provoquer avec ses paroles, au moins venait-il d'obtenir une réaction de la part de Cassie. Action totalement en inadéquation avec les pensées qu'il arborait quelques instants plus tôt. Sa petite amie ne regrettait sûrement pas cet emménagement, elle était juste trop affairé à s'occuper du Reaper, rien de plus. Rien de vraiment alarmant dans le fond... c'est du moins ce dont il tenta de se persuader. La rousse évoqua le sujet des fans et autres folles à lier du même acabit. Son métier consiste seulement à écrire des fictions, il n'arriverait jamais à comprendre ces personnes s'intéressant à la vie de l'auteur, peut-être plus qu'à l’œuvre elle-même ; cela n'étant à son humble avis pas nécessaire pour apprécier ou bien comprendre ses écrits. Une sorte de voyeurisme dont il se passerait bien. Jamais au grand jamais cela ne lui serait venu à l'idée de vouloir obtenir le numéro de son auteur fétiche par exemple.

« Tu plaisantes là ? Je n'ai pas envie qu'elle sature ma messagerie avec des idioties... dit-il avec une expression faussement sérieuse. Tant mieux, j'espère qu'elle ne viendra plus t'embêter. Je ne suis pas une star d'un groupe de rock, je ne suis qu'un écrivain... je ne comprendrais jamais ces personnes ! Flatteur... si on veut. A-t-elle seulement lu mes livres ? Si oui, alors peut-être que je pourrais être honoré, mais pas dans le cas contraire, ajouta-t-il d'un ton on ne peut plus sérieux, tout en fronçant légèrement les sourcils. Alors qu'il écoutait Cassie, son visage se détendit petit à petit, jusqu'à ce qu'elle lui pose à nouveau la même question que quelques minutes plus tôt. Avait-elle alors seulement entendu ce qu'il lui avait dit ? S'habituer à la fatigue et repousser ses limites ce n'est pas quelque chose à faire vu ta santé encore fragile, ne pût-il s'empêcher d'ajouter. Il serait peut-être bien de ralentir un peu la cadence, il risque de t'arriver quelque chose si tu continues sur cette lancée. L'inquiétude pouvait clairement se lire sur les traits du faucheur. Maintenant que le Reaper commence à mieux tourner, pourquoi ne pas déléguer quelques tâches au petit jeune, il a l'air digne de confiance. Ca te permettrait de réduire ta charge de travail, non ? Demanda-t-il toujours sérieusement, ton qu'il n'empruntait que rarement. Oui, je vais bien, dit-il à mi-voix alors qu'elle prenait enfin place à ses côtés. Alors qu'elle lui prenait le livre des mains, commentant au passage sa lecture du moment, il adopta un ton et un air faussement outré, préférant prendre à la légère cette comparaison peu enviable que Cassie venait de faire là. Rend moi-ça... interdiction de se moquer. Tu as résumé d'une façon assez caricaturale l’œuvre de ce pauvre Flaubert, mais oui c'est ça. Avec un large sourire il ne pût alors s’empêcher de plaisanter. Comment as-tu deviné ? J'exprime ainsi mon homosexualité refoulée.... Non je plaisante je ne m'identifie absolument pas au personnage d'Emma, que ce soit dans n'importe quelle version, bien qu'elle ait un côté très masculin dans le fond. J'aime tout simplement cette histoire, parce qu'elle parle de la vie réelle, rien de plus, avec quelques touches de romantisme, on passe de la grisaille à la couleur en un claquement de doigt... un aspect de l’œuvre que je trouve ni plus ni moins génial ! Conscient de s'égarer quelque peu, il s'interrompit là en se raclant la gorge, l'air gêné. Je crois que je m'emporte un peu. Après cette légère plaisanterie, le sérieux revint se glisser dans la conversation en cours. Pour le moment je n'ai pas besoin d'aide, surtout pour écrire... j'aurais peut-être besoin d'un ou d'une assistante par la suite, lorsque tout sera enfin en place, car je ne pense pas pouvoir tout gérer tout seul. J'espère que ça va changer... peut-être n'aurait-il pas dû parler à voix haute, mais il était trop tard pour ravaler ses paroles. Je suis content que les clients commencent à affluer, cet endroit le mérite vraiment, surtout quand on voit à quel point tu as pu t'investir dans le projet. Il accepta volontiers le contact que sa petite amie lui offrît, il posa au sol son livre avant d'entourer les épaules de la jeune femme de ses bras. Ça ne fait rien, mentit-il. Ça se passe dirons-nous. J'ai repéré un endroit sympa pas loin du Reaper, c'est un ancien centre d'adoption, les locaux sont assez vastes, c'est l'endroit le plus intéressant que j'ai pu trouver jusqu'à présent. Il ne me reste plus qu'à tomber d'accord sur le prix avec le vendeur et voilà... Riley voudrait croire aux paroles de Cassie, mais un doute persista toutefois, tiendrait-elle ses promesses ? Il minimisa ses dires une fois de plus. Ça me pèse un peu, mais c'est sans doute moi le plus égoïste dans l'histoire, je devrais me contenter d'être heureux pour toi, plutôt que de me plaindre bêtement. On aura tout le temps de se retrouver un peu plus tard. »

Plus tard, il sera peut-être trop tard...

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Dernière édition par Riley Thompson le Mar 22 Mai 2012 - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mar 22 Mai 2012 - 17:13



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams





Je ne parlais pas de ton numéro, elle a juste reçu ce qu’elle méritait: une belle gifle à se lâcher ainsi sur moi tel un Jack l’éventreur… elle faisait peur à voir, jamais je n’aurai accepté de donner ton numéro à une inconnue: une femme en plus! J’étais d’accord avec ses dires: tu es un Dieu, mais elle n’a pas à agir comme elle l’a fait. Je ne comprends pas non plus ce genre de pratiques. C’est malsain. Tu n’es pas qu’un écrivain, tu es un excellent écrivain mon chéri. Je comprends que tu aies des admirateurs. Cassie comprenait les réactions de Riley face à ce fléau de la célébrité non désirée. Le faucheur voulait juste que des gens s’intéressent à ses œuvres pour ce qu’elles représentent, pour leur authenticité, pas pour sa personne. Si des gens pouvaient se reconnaître dans ses écrits, donc s’identifier, ou juste reconnaître les quelques références culturelles qu’offre l’œuvre. Le canadien n’était pas imbus de sa personne. Il n’était pas du genre à se faire parler de lui. Présentement, la fatigue n’aidait pas le couple à se faire comprendre, ni les actes de Williams. Ils étaient très préoccupés chacun dans leur coin. Pourquoi ne pas partager? Thompson offrit son point de vue sur la situation. Riley… ma santé n’est pas le souci: elle a connu de pires tourments. C’est pas une hyperactivité passagère qui va me tuer. Elle sourit pour tenter de rassurer son compagnon. La jeune femme n’aimait pas parler de cela. Or, elle était prête à écouter. Oui tu as raison, j’y ai pensé. Pas facile de déléguer des tâches quand tu apprécies trop l’endroit… . Je vais faire une comparaison débile mais c’est comme confier ton bébé à une nouvelle nounou. Dur dur… . L’ex-prisonnière s’était attachée à l’endroit avec le temps. Elle s’y sentait aussi bien que chez elle. Elle mettait sur un pied d’égalité la maison et le Reaper. Enfin, le meilleur lieu où elle se jugeait le plus en sécurité et en pleine plénitude restait les bras de Riley. Je me suis habituée à ce job. Mais j’en ferais moins, je tenterais, de tout manière j’avais prévu de calmer le jeu quand le bar décollerait. Ça commence, elle sourit plus légèrement, l’air contrarié. Elle avait cette impression de servir à rien quand elle ne travaillait pas. Cassie rit à la réaction de son petit-ami. La jeune femme s’était un peu moquée du choix de lecture de Riley. Les mimiques de son chéri lui avaient drôlement manqué. Cela lui rappela le bon vieux temps. Le faucheur reprit le bouquin que sa girlfriend s’était amusée à descendre. Je me disais bien, il y a beaucoup de chanteuses qui reprennent cette archétype de la femme désirable, mariée mais se sentant seule dans son couple. Ça le rend le mythe plus mystérieux, les textes plaisent en général. Enfin… je trouve que c’est du déjà vu surtout dans le cinéma. Mais, les hommes apprécient la plupart du temps pouvoir désirer cette femme « objet » assez classe dans l‘ensemble. C’était la minute culturelle de Cassie! Les blagues de Riley eurent le don de faire rire son interlocutrice qui s’était penchée sur l’épaule de ce dernier. Et voici la minute culturelle de Riley! Je préfères… , plaisanta-t-elle. Ta position me rassure. On ne t’enlèvera pas ce côté romantique, j’y adhère complètement. Ne sois pas confus. J’aime t’écouter! La discussion reprit son sérieux. Je me doute que pour écrire tu n’as pas besoin d’aide, tu es un pro dans ce domaine. Elle sourit de nouveau. Super, pourquoi pas un assistant? Un faux pas? Cassie se ressaisit: ça se passe bien à la maison? Elle comprit les reproches de Thompson. Elle culpabilisait. Était-ce palpable? Riley en revint au Reaper: sujet de controverse? Merci Riley. C’est vrai que j’y passe le plus clair de mon temps comme une égoïste et une acharnée pour un projet que j’espère voir s’agrandir et tenir surtout. La concurrence est rude, il faut s’accrocher. Je ne peux pas laisser tomber! Elle marqua une légère pause. Ne te renfermes pas chéri, lâches-toi: et dis moi ce qui te passe par l’esprit. J’encaisserai. Le canadien évoqua ses recherches et ses avancées. D’accord… je te félicites, tu sais y faire… . Tu aurais pu m’en parler avant. J’ai l’impression que tu vis ta vie tout seul. Je sais, je ne suis pas un modèle… enfin… . Elle soupira. La fatigue leur jouait des tours. Tu plaisantes? C’est moi l’égoïste dans l’histoire! Tu subis ce n'est pas marrant… . J’ai l’impression que tu te fous de moi Riley?!!! Je peux comprendre. Je ne suis pas idiote, je t’attends pour les révélations. Je te sens faux et pas entier, ça me tue. On était pas comme cela avant… . Elle détourna le regard.
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mer 23 Mai 2012 - 17:02

Cassie & Riley
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La graine de l'incompréhension semblait germer entre les deux amoureux, après avoir été copieusement semée, éparpillée au gré des envies joueuses de l'alizé. Pourquoi ce changement notoire entre eux ? Le vent venait de tourner, emportant avec lui de nouvelles graines, celles de la miséricorde se mêlant généreusement aux premières. Germes qu'ils ne tarderaient pas à se prendre en pleine figure, sans avoir pu entrevoir quoi que ce soit. La normalité venait de les rattraper, les stoppant net dans leur course effrénée contre ce phénomène. Crises passagères, routine, rien de tout ça ne saurait leur être épargné. La chute. Sans doute venaient-ils de tomber. De haut. Mieux vaut tomber que ne jamais s’élever ? C'est du moins ce que pensait le faucheur, tout en écoutant sa petite amie parler de cette folle furieuse de groupie écervelée. Le début le fit gentiment sourire, la fin beaucoup moins.

« Cette pauvre femme a dû se mordre les doigts d'avoir osé t'accoster de la sorte. Elle n'a eu que ce qu'elle mérite. Je sais que je n'ai pas besoin de bodyguard lorsque tu es dans les parages. Il lui adressa un clin d’œil, un large sourire vint accompagner cette mimique. Sourire qui s'étiola par la suite, bien vite remplacé par une mine amusée. Serait-ce de la jalousie que je sens poindre dans votre ton Mlle Williams ? Un Dieu ? Vous avez sans doute fait erreur sur la personne. Je ne suis pas d'accord en tout cas, enfin ce n'est pas important. Tu as raison, c'est malsain, malheureusement il faut faire avec, tu ne pourras pas gifler tous ces gens un peu... bizarres. Tu risques de t'épuiser bien vite. Le compliment de sa petite amie lui fît réellement plaisir. Merci, ton compliment me touche, mais est-ce vraiment objectif ? »

L'abîme, le refus de voir la vérité en face vis à vis de sa santé. Pourquoi jouer ainsi avec le feu ? Cela ne lui apporterait rien de bon, hormis de nouveaux problèmes. Comme s'il n'y en avait pas eu assez. Pourquoi vouloir se brûler les ailes ? La raisonner ne serait sûrement pas une mince affaire, tant pis, il devait tout de même essayer, afin d'éviter le pire. Le pire ; peut-être qu'il se trouvait déjà là, frappant à la porte, attendant qu'on l'invite à entrer, tel un vieil ami.

« Ce n'est pas parce que tu as vécu pire que c'est une raison pour te surmener ainsi. Ça ne t’apportera rien de bon, surtout lorsqu'on sait que tu aurais dû te reposer durant quelques semaines encore, à la sortie de ton hospitalisation. Chose que tu n'as pas faite. Je ne veux pas te retrouver en mille morceaux... dit-il, la sincérité pointant dans le ton employé. Prend quelques jours pour penser un peu à toi, te détendre, faire autre chose que de t'occuper du Reaper... ton employé sauras très bien se débrouiller seul, et dans le pire des cas je peux toujours lui prêter main forte. Le faucheur comprenait parfaitement la difficulté que pouvait éprouver la jeune femme à se détacher de l'endroit. C'est parfaitement concevable ce que tu ressens, mais ta santé est plus importante... Je suis peut-être lourd avec ça, mais je ne plaisante pas. S'il t’arrive quelque chose, tous tes efforts pour faire fonctionner ton entreprise auront été vains. Réfléchis-y bien et lève un peu le pied pendant qu'il en est encore temps. Et puis ton « bébé » ne va pas s'envoler comme par magie, et si tu veux qu'il vole un jour de ses propres ailes, il faut lui laisser un peu de lest. Les paroles suivantes de Cassie le rassurèrent quelque peu. Il ne trouva rien de plus à ajouter, ne voulant pas non plus passer pour quelqu'un de lourd répétant dix fois les mêmes choses, aussi se contenta-t-il de hocher la tête, montrant ainsi qu'il avait compris. Il dit tout de même : Ça ne doit pas être simple de constituer une clientèle avec le Devil's Tail pas loin... »

Désireux de ne pas réveiller de vieilles blessures, il laissa sa phrase en suspend. Parler du propriétaire de ce bar qu'il eût autrefois fréquenté ne servirait à rien. Ne pas remuer la vase du passé, d'ici quelques temps il aurait bien assez l'occasion de pratiquer cette activité répugnante, bien qu'il n'en ait pas encore conscience. La légèreté revint petit à petit à l'évocation de l'activité du faucheur. Livre qui ne faisait pas l'unanimité, surtout chez Cassie. Controversée de toute époque. L’œuvre fût descendue en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Rabaissée au rang d'archétype miteux, la pauvre Emma ne devait plus savoir où se cacher. Ce personnage étant bien plus que cela, difficile pour lui de ne pas prendre position et ainsi défendre cette héroïne.

« Ce n'est pas comme cela qu'il faut voir le personnage d'Emma... elle n'est pas une simple poupée, ou un vulgaire objet. D'ailleurs si tu t'attardes un peu sur tous les personnages, elle est la seule à être dotée d'un sens profond. Les autres ne sont que de vulgaires bovins. Elle est simplement emportée par sa nature lyrique et se retrouve aux prises d’un monde brutal et réaliste. Elle se heurte aux conventions sociales d’une petite bourgeoisie inculte et ridicule, en fait elle n'a d'autres alternatives que les liaisons successives, les tromperies, et enfin la mise à mort car elle est son propre bourreau. Je pense aussi qu'on voit là les prémices de la dépression féminine. Quoi de mieux pour une femme passionnée que de mourir en héroïne en succombant d’une fin violente et éprouvante ? Demanda-t-il avec un sourire non feint. Sourire qui s'étira un peu plus. Que veux-tu, je suis un incorrigible romantique. Je ne suis pas sûr que tu aimerais m'écouter parler durant des heures de cette œuvre ou de la biographie de Flaubert. Un léger rire lui échappa, avant d'être bien vite happé par un élan de sérieux. Jalousie à nouveau s’immisçant dans le ton de sa moitié ou bien était-ce une pure déformation de sa part ? Manque de confiance notable ? Le faucheur - ne méritant pas cette absence cruelle d'assurance de la part de la rouquine, la fidélité étant pour lui une vertue des plus importantes - tenta tout de même de la rassurer comme il pût. Assistant, assistante, peu importe, tout ce que je vais regarder de toute façon c'est uniquement les compétences professionnelles de la personne, rien d'autre. Mais si ça peut te rassurer je noterais dans mon annonce que je cherche uniquement des hommes petits, chauves et bidonnants. La question suivante ne méritant pas vraiment que l'on s'y attarde, il répondit simplement. Oui, ça se passe bien, ne t'en fais pas, je sais me débrouiller seul. Le Reaper revint une fois de plus se glisser dans la conversation. Et il ne faut pas que tu laisses tomber, ce serait bête de tout arrêter maintenant, mais malgré la concurrence il faut relâcher un peu la pression. »

Les doutes, la peur, mais aussi le manque de compréhension exacerbé par l'absence, drôle d'effet boule de neige. La suite de la conversation ne fût qu'une triste succession de cascade de mots sans réel sens, prononcés comme cela, un peu vite, sans vraiment de réflexion. Désir impérieux de se cacher au détour d'une phrase. Rempart, bouclier ne le protégeant pas contre ce qui allait suivre.

« Je ne me renferme pas... Une pause, puis d'un ton où pointait la déception il reprît : Tu es injuste. Depuis quelques semaines tu m'écoutes à peine, j'ai l'impression que lorsque je te dis quelque chose ça rentre par une oreille pour ressortir immédiatement par l'autre. On a déjà évoqué ce lieu ensemble Cassie, sauf qu'à chaque fois tu embrayes presque automatiquement sur le Reaper. Totalement désemparé, ses mains s'animèrent alors, démonstration de sa frustration. Tu veux que je sois franc... d'accord. Excuse moi, mais oui je vis tout seul, enfin si on veut... c'est comme vivre avec un fantôme, on ne passe plus de temps ensemble. Je... j'ai le sentiment que tu cherches à me fuir en te jetant corps et âme dans ton travail. Il n'y a plus que ça qui compte à tes yeux. Le Reaper, le Reaper et encore le Reaper... on dirait qu'il s'agit de ton amant lorsque tu en parles. Baissant d'un ton, il marmonna dans sa barbe. Exact, nous n'étions pas comme ça... avant. »

Aussitôt prononcées, aussitôt regrettées. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y était pas allé par quatre chemins. Instantanément, il redouta la réaction de sa petite amie, malgré ce qu'elle pouvait dire, elle n'était sûrement pas prête à entendre ça. Du moins, pas de cette manière-ci. Gorge serrée, les bras du faucheur retombèrent lourdement sur ses cuisses, délivrant ainsi Cassie. Sondant son regard, il chercha à anticiper ses réactions.

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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Sam 26 Mai 2012 - 20:35



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams





J’en ai bavé à la base, cette folle résistait après elle n’a plus rien dit. Je peux comprendre que tu n’es pas besoin de garde du corps, un complexe? Plaisanta-t-elle. C’était de la légitime défense tout à l’heure. Tu l’aurais vu se jeter sur moi, j’ai cru que cette femme allait passer à travers dix rayons tellement mon énervement était fort. Elle sourit malgré tout. Devait-elle? Le sujet n’était pas des plus hilarants. A repenser à cette femme, énorme et affreuse était-elle, Cassie eut un petit rire. Aux dires du faucheur, la jeune femme arbora une mine gênée. Un peu… je t’avais prévenu. Oui un Dieu, mon Dieu! Arrêtes de faire ton rabat-joie. Tu es parfait selon moi, avec tes défauts mais tes qualités rattrapent le tout puis tu es celui que j’ai choisi: je t’aime et ça ne changera pas. Puis, elle rit. Ne me remercie pas chéri, oui c’est objectif! Le canadien en revint à des considérations qui ne touchaient pas sa compagne. Sa santé avait connu bien des déboires avec la drogue alors elle pensait être très résistante pour le coup. Son hygiène de vie était plus saine. Tentait-elle le diable? La jeune femme avait vécu une opération, elle n’avait pas pris le temps de se reposer. Techniquement elle prenait des risques mais jamais elle ne l’admettrait. Elle se sentait bien. Et tant qu’elle pouvait, elle faisait. C’était sa devise! Auquel cas, si elle devait s’arrêter, ce sentiment d’inutilité lui jouerait des tours. Cassie écoutait attentivement les conseils et les paroles pleines de bons sens du faucheur. Oui chef! Je sais que tu t’inquiètes, désolée de ne pas être à la hauteur à ce niveau là mais je t’assure que ça va. Je suis navrée, mon but n’est pas de te faire peur! Je ne pense pas avoir besoin de temps pour moi, cela serait une perte de temps pour nous, pour le Reaper… je vais bien et mon opération s’est bien passée, ça date en plus… j’ai pas à m’en faire pour cela. Williams avait son opinion sur chaque chose mais elle acceptait d’écouter Riley, ce qui était normal et légitime, l’inverse aurait été inquiétant. Ma santé n’a rien à voir avec mon affaire. Je ne vais pas m’écrouler, ne t’en fais pas, si le Reaper ne marchait pas je me serais encore plus tuer à la tâche: j’ai pas à me plaindre, mes journées de folie ne sont pas si affolante à admettre. Je sais que je ne passe pas assez de temps avec toi mais ça va changer, j’espère que tu le conçois. L’homme accentua ses dires en avouant ne pas plaisanter. Cassie n’aimait pas que la conversation tournait qu’autour d’elle. La barmaid secoua légèrement la tête. Le canadien n’avait pas tord. Tu as raison… . Je n’ai envie que ça foire… . La conversation suivait son fil et chacun avait ses arguments. Pendant ce temps je n’ai rien à dire de Jayden et Holly. Par contre, je crois que ça ne va pas tarder, qu‘ils feront parler d‘eux. Les clients du Devil’s Tail sont plus nombreux c’est certain. Or, je suis contente des entrées du Reaper. Les amoureux en revinrent à l’œuvre de Flaubert. Riley s’y connaissait sur le sujet. Il était passionné par les livres. L’homme avait de la culture. Cassie n’en savait pas plus que lui mais elle se débrouillait. Elle était attentive aux paroles de son chéri qui exprimait son avis. Emma possède cette dimension, elle un peu cet objet de désir que j’ai pu te décrire. Comme tu le dis, elle n’est pas que cela. Thompson y croyait et Williams l’admirait, oubliant de répondre à la question de son interlocuteur. Si j’aime, ça se voit pas? J’apprécie de te sentir passionné par ce que tu racontes. Une tension émana de nouveau, un rien faisait craquer ces deux êtres fatigués. C’était à propos de l’annonce. Oui je comprends… . Elle ne s’étala pas sur le sujet. Non ça va, exagères pas! Elle ne dit rien à la suite. Ça y’est, Riley se lâchait! Il avoua ce qu’il pensait de la situation dans laquelle le couple se trouvait. Cassie écouta une fois de plus. Puis, elle se leva. Que veux-tu, je suis une égoïste finie et tu le sais! Non sérieusement, je le sais que je suis injuste. Je veux que le Reaper fonctionne… je suis désolée de ne pas être toujours à l’écoute. Je ne pensais pas avoir évoqué ce sujet avec toi! Sa voix devint plus cassée, le ton commençait à monter. Tu t’emportes beaucoup Riley, réfléchis à ce que tu dis. C’est aberrant ce que tu peux avancer comme bêtises! Je suis navrée, je dois te le dire en combien de langues? Vraiment, j’y crois! Je vais changer, alors laisses le temps faire son effet. Tu me presses, alors que je suis soumise à une contrainte: je ne vais pas le répéter… . Si je me jettes autant dans le travail ce n’est pas pour te fuir! J’ai voulu vivre avec toi, je l’ai choisi et je ne le regrettes pas. Mais sans job, je suis rien! L’inutilité me tue. J’ai longtemps était un néant sur pattes alors j’ai besoin du Reaper pour exister, pour me sentir utile. C’est la première fois que je gère quelque chose de grand depuis… toujours. J’ai changé et je marque cela. Je ne veux pas que mes projets tombent à l’eau, ça voudrait dire trop de choses… les confidences étaient de mise. Elle cria presque: Pardon! Je suis désolée… je parle que de ça… je sais. Tu n’as pas à subir cela! Les mains de Cassie tremblait, elle tenta de le cacher. Son regard ne se porta pas sur Riley pour éviter de déborder… .
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mer 30 Mai 2012 - 18:28

Cassie & Riley
« The real art of conversation is not only to say the right thing at the right place but to leave unsaid the wrong thing at the tempting moment »



Chose difficile que l'art de la conversation. D'autant plus lorsqu'on se retrouve confronté à une furie de la pire espèce : une groupie. Riley imaginait très bien la scène, Cassie giflant cette pauvre femme, cette dernière tirant les cheveux de sa petite amie. Parfaitement grotesque et fantasque.

« Tu me fais peur lorsque tu dis qu'à la fin elle n'a plus rien dit... tu lui as laissé des dents au moins, pour qu'elle puisse manger ? Un rire lui échappa. Un complexe ? D'avoir « musclor » en tant que petite amie, non absolument pas. Nouveau clin d’œil. Je ne te blâmes pas, si c'était de la légitime défense tu as eu raison d'agir comme tu l'as fais. Elle ne t'as pas fait mal au moins ? Demanda-t-il maintenant légèrement inquiet avant de lever les yeux au ciel. Tu n'as pas à être jalouse de qui que ce soit et surtout pas de ce genre de personne. Arrête, je suis loin d'être un dieu, celui de la bêtise profonde à la rigueur. Tu me mets sur un piédestal, chose que je ne mérite pas. Un immense sourire vint se greffer sur les traits du faucheur. C'est vrai, cela ne changera pas ? J'en ai de la chance, et c'est peu dire.  Moi aussi je t'aime ! »

La santé de Cassie. Sujet de discorde parmi tant d'autres. A force de surmenage elle finirait par payer le prix fort, il pouvait presque en mettre sa main à couper. Malheureusement, la rousse ne semblait pour vouloir entendre raison, continuant sur sa folle lancée. Que pouvait-il bien dire pour la faire changer d'avis ? Probablement rien à en juger par son caractère emporté, difficile de trouver plus têtue qu'elle. Tant qu'elle n'aurait pas décidé de changer elle-même la donne, les conseils avisés de ses proches glisseraient sur elle comme sur une plaque de verglas.

« Ce n'est pas un problème d'être à la hauteur ou non, c'est juste qu'il ne faut pas jouer ainsi avec le feu et avec sa santé. C'est une grosse opération que tu as subie et tu aurais dû lever le pied. Au lieu de ça tu as fait l'inverse. Même si ce n'était pas ton but j'ai peur pour toi je ne peux pas le nier. Tout le monde a besoin de temps pour soi Cassie, tu n'es pas l'exception à la règle. Je sais que rien de ce que je ne pourrais te dire ne te feras changer d'avis, mais ménages-toi tout de même un peu, c'est tout ce que je te demandes. Ton opération n'est pas si vieille que ça. Prend garde...  Quoique je puisse te dire tu n'en feras qu'à ta tête, mais je tenais tout de même à te le dire. »

Il ne répondit pas à la suite des paroles de la jeune femme, se contentant d'un hochement de tête. Croyait-il vraiment en une amélioration ? Pas dit, du moins pas avant qu'il ne soit sûr que le Reaper compterait un employé de plus. La suite de la conversation s'articula autour... du bar de la concurrence. Le travail, encore le travail, toujours et toujours. A se demander où avait bien pu passer l'ancienne Cassie. Qu'on lui rende sa petite amie. Paroles intrigantes concernant les propriétaires du Devil's Tail qui ne le laissèrent pas de marbre.

« Comment ça tu penses qu'ils vont faire parler d'eux ? Tu devrais investir dans un système de sécurité, sait-on jamais. Ce n'est sûrement pas négligeable, surtout lorsqu'on connaît ces oiseaux de mauvaise augure. »

Comme dans un film où l'on aurait malencontreusement appuyé sur la touche avance rapide, la suite se déroula à une vitesse alarmante sans qu'il puisse trouver le moyen de stopper quoi que ce soit. Comme un spectateur il s'entendit répondre une énième fois au sujet de l’œuvre de Flaubert, défendant toujours cette pauvre Emma. Accélération, puis la bobine sembla retrouver une vitesse constante alors qu'un flot de paroles venait de sortir de sa bouche, concernant la situation actuelle de leur couple. S'il était possible de ravaler ses phrases, il le ferait sur le champ. Retenant presque sa respiration alors que la jeune femme se levait, il s'attendait à une déferlante d'injures. Mais non, rien de tel n'arriva. Il pût à nouveau respirer. Jusqu'au moment où une nouvelle vague de paroles dépassa la barrière de ses lèvres. Se taper la tête contre un mur, voilà ce dont il eût envie. L'injustice. Qui des deux était le plus inique dans le fond ? Lui sans doute, avec cette attaque acide – en traître.

« Et bien non je ne le savais pas... Le sujet de ce local pour la maison d'édition a déjà été évoqué, mais ça ne fait rien. Ce n'est pas très important de toute façon. Je ne m'emporte pas, tu voulais que je sois franc, voilà qui est fait. Si tu ne supportes pas d'entendre la vérité, ce n'est pas de ma faute. Viles paroles amères qu'il regretta aussitôt. J'ai bien compris que tu es navrée, je ne suis pas non plus un idiot, pas la peine de me le répéter quinze fois, dit-il d'un ton sec. Il se leva à son tour, arpentant la pièce de long en large, fulminant contre lui-même et un peu contre Cassie. Au bout d'un moment il s'arrêta pour planter son regard azur dans celui de la jeune femme. C'est absurde de vouloir exister uniquement au travers d'un emploi. La vie ça ne se résume pas à ça. Et puis c'est encore plus grotesque de se trouver inutile. Pourquoi te mettre une idée pareille en tête ? Sans réfléchir, il enchaîna. C'est très bien que tu ai pu réaliser ton rêve, c'est même génial, mais ne laisse pas le reste de côté. Tu dis que tu vas faire des efforts, mais j'avoue que ceux-ci vont devoir arriver rapidement, je ne sais pas combien de temps je pourrais supporter cette situation. Une légère pause, une hésitation. Cette … cette solitude me tue. Le désarroi de sa petite amie lui fît mal au cœur, pourtant il ne tenta aucun mouvement vers elle. D'un ton un peu moins cassant il osa alors demander : Qu'est-ce qu'il nous arrive ? »

L'heure n'était plus aux démonstrations et autres mots doux.


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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Ven 1 Juin 2012 - 19:22



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Cassie Williams eut envie de rire et de profiter du moment quand Riley Thompson dépeignait ses actes avec un humour certain, mais le cœur n’y était plus. La jeune femme n’avait pas vraiment besoin que ce genre d’accidents se reproduise. Se donner en spectacle devant un public n’était pas plus son style d’activités. Puis, se faire agresser par une grosse furie n’avait rien de reluisant. Franchement je l’ai juste gifler bien fort, et puis après je suis partie. La sécurité était tout près, je n’ai pas vraiment aimé son comportement. Céder à la violence ce n’est plus mon crédo, j’ai juste pas pu faire autrement. Elle sourit légèrement. Tu n’aimes pas qu’on te défende? C’est pour ton bien mon chéri. je suis loin d’être musclor, j’ai juste appris quelques techniques de défense. C’est toujours utile! Elle marqua une légère pause. Non ça va, elle m’a juste agrippé pour me coller à un rayon, les haricots verts en boîte en plus: je n’aime pas cela. J’ai pensé qu’il allait tomber mais non heureusement. Elle le voulait réellement ton numéro. Le faucheur la rassura, elle n’avait pas à être jalouse. Le canadien se dénigrait toujours, il n’acceptait pas les propos de sa compagne. Non mon chéri, tu es mon Dieu: tu es celui qui incarne la perfection selon moi, ma perfection. Tu es le meilleur, et cela ne changera pas! Tu mérites cette distinction alors chut. Cassie sourit plus franchement. Oui si je le dis. Elle rit, cet instant fut appréciable. Tu es adorable… c’est moi qui en aie de la chance, sans toi… je ne suis vraiment mais alors vraiment rien. La suite de la discussion n’était pas au goût de Williams. Pourquoi ressasser le passé? Elle ne prenait pas soin de sa santé, elle le savait. Mais, elle le vivait bien. C’était certain qu’elle allait le payer un jour ou l’autre, cela ne représenterait pas une bonne chose pour son business. Or, si les répercussions devaient arriver, la jeune femme espéra que tout se produise après le bon lancement du Reaper. C’était égoïste mais jamais elle ne s’en plaindrait. Elle était têtue, et emportée. Alors, elle subirait les conséquences de ses actes en silence comme toujours, une vraie tête de mule! Cassie démontra une attention aux dires de son petit-ami mais un air blasé accompagné le reste. Elle lui en était très reconnaissante de prendre soin de sa personne, bien qu’il ne devait pas s’oublier lui-même pour autant. Elle trouvait la peur de Riley justifiée mais pas forcément admise. Merci… . Occupes-toi d’autre chose, tu sais qu’il y a pire à supporter. Sa phrase restait vague. Mais, comme à son habitude, elle ne s’épancha pas sur les sujets qu’elle jugeait secondaires. Présentement, ils en revinrent au thème de la concurrence. Wellington et Westley étaient des adversaires redoutables. Bah rien… ils vont user de leur pouvoir pour tenter de dominer le marché: c’est la règle. Leurs clients ont déserté tu sais…, pas mon bar en tout cas. Elle sourit rapidement, contente de ce bon constat. Puis, la dispute ne tarda pas à arriver. Le Reaper était devenu un sujet de discorde… . Leur situation du couple en pâtissait malheureusement… . Si c’est important, tu crois toujours que ce qui te concerne n’en vaux pas la peine. C’est énervant à la longue. Les mauvaises paroles fusaient. Le regretteraient-ils? Assurément. C’était bien la première fois qu’ils se parlaient ainsi. Tu veux quoi dans le fond? Tu n’es pas clair Riley. Elle ne tentait pas non plus de comprendre, ni elle faisait l’effort de déchiffrer le tout pour deviner les attentes de son compagnon. L’homme se leva. Tu crois que je suis bête et que je le sais pas ça? Vraiment Riley, tu dis n’importe quoi. « Et puis c'est encore plus grotesque de se trouver inutile ». Et bien je suis grotesque alors! La belle se détestait déjà assez. Le faucheur avait bien enfoncé le clou mais son interlocutrice fit mine de ne pas être touchée. Quand tu écrivais tes livres, tu ne devais pas avoir la tête ailleurs, c’est bien ça?!!! Bah… c’est la même chose. Je ne vois pas pourquoi tu insistes sur ce fait… . Riley avoua se sentir de côté. Pu… elle se retint de jurer, ce n’est pas mon but. Je te fais participer parfois, tu m’aides généreusement et je pensais que ça nous aidait… ! Apparemment, il t’en faut plus. Elle soupira, elle était calme jusque là. Maintenant, elle serrait les poings. L’envie de claquer la porte était présente, celle d’aller en bas et fumer une clope pour se calmer. Mais elle prit sur elle. Tu entends quoi par là? Tu vas me quitter si… . Merde… c’est absurde! Elle cria de nouveau: je suis désolée. Sans réfléchir, elle n’écouta plus la fin des dires de Thompson. Elle partit dans une autre pièce, la salle de bain, en claquant la porte histoire de souffler. Elle ouvrit la fenêtre, elle s’en voulait pour ce geste mais la situation la dépassait.
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Sam 2 Juin 2012 - 20:41

Cassie & Riley
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Les groupies, êtres humains – peut-être – dotés d'une intelligence somme toute moindre, à force de hurlements stridents. Les décibels de leurs propres cris ayant certainement tendance à leur faire perdre des neurones. Espèce malheureusement non en voie de disparition que jamais au grand jamais le faucheur ne comprendrait. Pourquoi autant d’engouement pour telle ou telle personne connue ? Après tout, peu importe la célébrité, la renommée... on reste avant tout humain. Inutile alors de se mettre dans un état lamentable, parce qu'on se trouve face à Pratt Bid ou bien à Georges Clone. Voilà certainement le discours qu'aurait tenu Riley s'il s'était trouvé face à cette femme ayant brutalisé sa petite amie, tout ça dans le but d'obtenir le numéro de téléphone de l'écrivain. Et puis quoi encore ? Donner ainsi son numéro à une parfaite inconnue. Il nageait en plein délire. Bien que raconté ainsi, la situation puisse paraître assez comique, cela n'amusait pas vraiment le faucheur. Si Cassie ne pouvait plus se promener tranquillement sans qu'on vienne l'embêter, il faudrait alors prendre les mesures adéquates. Essayant toutefois de ne rien laisser paraître de son inquiétude grandissante, le faucheur tenta un nouveau trait d'humour.

« J'espère qu'elle n'ira pas porter plainte pour coups et blessures. Avec un grand sourire il ajouta. Quoique... aucune chance puisque tu n'as fais que te défendre. Plus sérieusement il dit : Ne te justifie pas. Je ne doute pas une seule seconde que ce genre de personne ait pu te pousser dans tes derniers retranchements. Méfie toi un peu plus à l'avenir, on ne sait jamais quelle peut-être la réaction des gens. Parfois ils sont vraiment... atteints et ça peut aller assez loin. Mauvais souvenirs de sa gloire fulgurante d'antan. Feintant la gêne, un immense sourire se grava sur ses traits. Qu'on me défende ? Euh... non. Je pense être assez grand pour pouvoir le faire seul. C'est pour mon bien.... ah... ma virilité vient d'en prendre un sacré coup, ajouta-t-il en louchant à moitié, avant d'éclater de rire. Sacrilège, la fin des haricots. Le principal c'est que tu n'ai rien. Rougissant légèrement sous les compliments de sa petite amie, il se saisit de sa main. Arrête, tu me gênes là. On risque de tourner en rond durant des heures, chacun va camper sur ses positions, on risque de se répéter, mais j'insiste je ne suis pas aussi génial que tu veux bien le faire entendre. Le rire communicatif de la rouquine ne tarda pas à le rendre hilare, toutefois il retrouva rapidement son sérieux. Les dernières paroles de la jeune femme le touchèrent profondément, il la serra un peu plus fort contre son torse. Je dois avouer que je suis dans le même cas que toi. Tu es mon équilibre. La lumière au bout du tunnel. »

Équilibre précaire à cet instant précis. Funambule bravant les lois de la gravité, se riant du danger au bord du précipice. Sur le fil. Pourquoi faut-il toujours que tout soit si alambiqué ? Ne serait-il pas tellement plus simple de prendre les choses avec philosophie, se laisser aller à profiter de l'instant présent tout simplement. Ne pas se compliquer la vie, et encore moins la pourrir avec des actes ou des paroles totalement inutiles. Que veut-il vraiment ? Difficile de le savoir, bien plus dur en réalité que d'obtenir ce qu'on l'on désire. Cet abandon – bien qu'il soit assez moindre – risquait de le briser. Peur panique de revivre une seconde fois cet enfer. Entaille, solitude toujours présente au plus profond de lui-même. Propos acides lancés en pleine tête. Joute verbale où ni Cassie, ni Riley ne tentaient de comprendre l'autre. Le no man's land de l'entendement.

« Non ça ne l'est pas. Et puis je n'aime pas t'embêter avec ça, je n'aime pas parler de moi, c'est ainsi. Délibérément, il ne répondit pas aux interrogations de sa petite amie, ne sachant quoi répondre de toute façon. L'herbe sous ses pieds venait d'être coupée. Le ton grimpait quelque peu, le faucheur sentit la moutarde lui monter au nez. Je raconte n'importe quoi ? Très bien, alors dans ce cas je ne dis plus rien. Grotesque, tout à fait pensa-t-il alors. Il secoua la tête marquant ainsi son mécontentement. Ce retournement de situation évoqué par Cassie l'énerva d'autant plus, il crispa le poing avant d'aboyer, le visage cramoisi. Ah, parce que maintenant c'est de ma faute si je comprend bien. Qu'est-ce que l'écriture a à voir là-dedans ? Tu peux m'expliquer ? Pourquoi j'insiste sur ce fait ? Tu le fais exprès ou quoi ? Parce que je n'en ai rien à faire, voilà pourquoi... ça te conviens comme réponse ? Il lui tourna le dos, avant de marmonner. Laisse tomber. Il s'avança vers la porte fenêtre, jeta un coup d’œil au dehors, avant de faire volte face, toujours aussi rouge. Tu me laisses t'aider une fois tous les 36 du mois et encore. Comme tu le dis toi même... parfois. Et bien parfois ce n'est pas assez pour moi. Et puis je regrette mais ça ne nous aide pas franchement. On a besoin de se retrouver en dehors du travail. Mais visiblement tu t'en moques et ça ne te fais pas grand chose. »

La tension monta d'un cran chez la jeune femme, elle fulminait sur place. Riley su alors qu'il était aller trop loin dans ses propos. Pas le temps de répliquer quoi que ce soit, Cassie lui lança ses paroles et ses excuses en pleine figure avant de quitter précipitamment la pièce. La fuite. Le faucheur resta planté sur place – interdit, l'air passablement idiot – durant quelques secondes, avant d'amorcer un pas en direction du couloir. Une porte claqua, il se dirigea vers le bruit. La salle de bains. Inspirant profondément dans le but de se calmer, il toqua ensuite contre le bois de la porte. Pas de réponse. Il essaya à nouveau. Cette dispute sans queue ni tête lui fendait le cœur. Il appliqua ses deux mains contre le chambranle, avant de poser son front contre la surface froide en chêne. Il s'en voulait cruellement. D'un ton beaucoup plus doux, il tenta de s'excuser.

« Cassie... ouvre s'il te plais. Je suis désolé. Je... je n'aurais pas dû dire tout ce que je viens de dire. C'était vraiment nul de ma part. J'ai besoin de toi ma chérie. »

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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mer 6 Juin 2012 - 17:54



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Riley Thompson avait entièrement raison. Il fallait espérer que la groupie ou plutôt la vraie furie du supermarché ne porte pas plainte à cause du semblant de violence dont Cassie Williams avait fait preuve. C’était sans rappeler l’épisode avec Jayden Wellington, celui du supermarché également… décidément: faire les courses devenait une activité quotidienne à hauts risques. Cette constatation fit sourire l’ex-prisonnière. Elle se rappela avec nostalgie d’une chose qui n’avait rien à voir: quand elle surnommait son compagnon de maintenant « mister gâteau ». Autrement, dans la conversation, le faucheur avertit Williams à propos d’un élément à surveiller: sa vigilance. Il avait raison sur un point: qui savait de quoi autrui était capable? Même si Cassie n’avait pas peur et qu’elle fonçait souvent dans le tas, elle devait reconnaître qu’elle avait déjà été surprise plus d’une fois. Elle savait aussi s’impressionner elle-même alors tout était possible. Présentement, le canadien usa d’humour comme souvent. La situation était assez hilarante. Riley ne semblait pas prendre super mal le fait que sa chérie veuille le défendre envers et contre tout. Sa virilité n’en prenait pas un coup, Cassie savait de quoi il était capable. Elle l’avait vu à l’œuvre alors il n’avait pas de soucis à se faire quand à son image d’homme dur. Le reste des paroles bienveillantes de l’écrivain eurent pour effet d’attendrir un moment Cassie. Mais quand le canadien en revint à se dénigrer, la belle perdit toute marque d’admiration. Ce débat incessant l’énervait quelque peu tant l’homme était borné. Pourquoi penser du mal de sa personne? Sa compagne n’avait pas les réponses à ce mystère. Le temps était aux bonnes attentions, aux mots qui réchauffent le cœur. C’était appréciable! Toutes les bonnes choses ne durent qu’un court instant? Ce constat prenait toute sa valeur, chacun allant de son commentaire insensé, ses reproches fondés mais mal dits. En cas d’attaque, toujours camper sur ses positions. Le couple savait y faire apparemment. Cassie fut touchée par les dires de son chéri, lui aussi certainement… . Mais le terme « grotesque » ne passait pas! Il venait d’insulter la façon de pensée de la jeune femme. Cette dernière possédait un fond profond: problème identitaire, d’acceptation de soi, de construction de son avenir. Cassie avait besoin de se sentir utile pour avancer et Riley venait de critiquer sa démarche. Elle devait moins en faire, certes, mais il y avait des manières de parler avec autrui: plus de civilité ne ferait pas de mal. Cassie devenait hermétique au monde de Riley. L’incompréhension régnait alors elle était partie se réfugier en terrain neutre. La barmaid se retrouvait dans la salle de bain. Elle n’avait pas fermé la porte à clé. Son chéri toquait à la porte en bois. La belle sentait sa présence derrière celle-ci qu’il n’ouvrait peut-être pas par respect. Cassie avait besoin de se reprendre, de souffler avant de faire n’importe quoi. Auparavant, elle n’aurait pas agi ainsi mais plutôt avec des accès de colère, de rage et de violence même, sans réfléchir en somme. Le calme ne venait pas. La jeune femme se rongea les ongles pour tuer cette sensation détestable de rage qui ne redescendait pas et qu’elle n‘avait plus ressentit depuis bien longtemps. Ce tic lui était venu petit à petit. Elle faisait comme elle pouvait. Riley tentait de s’excuser à travers la porte. Son interlocutrice attendit un temps, toujours pour éviter de dire des bêtises qu’elle regretterait ou exercer des actions non désirées. Elle sortit en douceur en avançant lentement vers le salon comme un zombie. Elle répliqua, une fois l’homme présent:

- Je ferai des efforts en engageant du personnel en plus pour être présente. J’en ai envie… elle marqua une légère pause, le regard fixé sur le plafond. Les excuses ne venaient pas contrairement à Thompson. Elle n’en avait pas fini. J’aimerai que cette dispute n’est pas eue lieu… dans le fond elle est très représentative… . On peut changer les choses mais le contenu va demeurer sur certains points. J’en ai marre… . Elle soupira pour s’assoir sur le canapé où le faucheur était posé juste avant. Maintenant, elle suivait les aiguilles de l’horloge accrochée au mur. Son regard était vide. Tu n’as pas à t’excuser. J’ai besoin de toi aussi, dans sa voix on pouvait noter une sensibilité particulière à cette phrase: la croyance en celle-ci. Mais je ne veux pas que tu es à me supporter. Le grotesque peut paraître ennuyant au bout d’un moment. Son attention se porta de nouveau sur son chéri.
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Ven 8 Juin 2012 - 18:58

Cassie & Riley
« The real art of conversation is not only to say the right thing at the right place but to leave unsaid the wrong thing at the tempting moment »



Pourquoi cette scène ? Cette dispute sans queue ni tête n'avait même pas lieu d'exister. Pourquoi se déchirer de la sorte, sans vraiment tenter de se comprendre ? Tous ces mots lancés ainsi par le simple fait de la colère. Cela n'avait pas de sens. Aucun. Ce n'était tout simplement pas eux, cela ne leur ressemblait pas. Était-ce là les prémices des faiblesses de leur couple ? A cette pensée, le cœur du faucheur se serra considérablement. Cassie était ce qu'il avait de plus précieux, la perdre était tout bonnement impensable. Le muscle tambourinant dans sa poitrine se serra davantage, au point qu'il en eût réellement mal. Toujours dans la même position, le front contre la porte il appliqua sa main droite contre son torse et souffla longuement, afin de faire disparaître cette horrible douleur.
Il savait pertinemment qu'il avait été trop loin dans ses propos. Phrases lourdes de conséquences qui ne risquaient pas d'être balayées par un quelconque geste tendre. Il y a des jours comme ça où tout va de travers. Sans doute aurait-il mieux fait de se casser une jambe ou bien de rester coucher. Envie soudaine de se taper la tête contre un mur. Alors qu'un filet de voix allait de nouveau s'échapper de ses lèvres, la porte s'ouvrit soudainement. Surpris, le faucheur manqua de tomber à la renverse. C'est de justesse qu'il se retint à l'encadrement de la porte de la salle de bains. Cassie fît mine de ne rien voir et passa son chemin. Nouvelle envie de se taper la tête contre une surface dure, se faire mal au point d'en tomber dans les vapes, au moins il n'aurait pas à supporter ce qui allait suivre. Une sorte d'intuition lui disait que ce que la suite des évènements n'allait pas franchement lui plaire. Pourvu qu'il se trompe.
La respiration en suspend, il suivit sa petite amie jusque dans le salon. Ce n'est qu'à la fin de sa première phrase qu'il pu reprendre son souffle. Une vague de soulagement l'envahit alors. Le Canadien pris soin de ne surtout pas l'interrompre, attendant sagement qu'elle finisse son laïus. Cette fois-ci, il pris la peine de l'écouter et pas seulement à moitié. Prêter attention aux propos d'une personne n'est pourtant pas si compliqué. D'ordinaire il est même plutôt doué pour ça ; apporter une oreille attentive devait être ce qu'il savait faire de mieux. Pourquoi la roue avait-elle tournée aujourd'hui ? Pourquoi n'arrivait-il pas à faire de même avec la personne partageant sa vie ? Aucune réponse ne lui vint à l'esprit, si ce n'est une excuse toute faite. Un jour pas comme les autres, rien de plus. La fatigue, un mot mal interprété et puis c'était l'explosion de l'Etna. Sa petite amie semblait vraiment vouloir arranger la situation en embauchant du personnel. Avait-il seulement le droit de lui imposer cela ? Son égoïsme lui donna la nausée. La jeune femme faisait tout pour retrouver un semblant de vie normale et voilà qu'il trouvait encore à redire là-dessus. Assurément, ça ne devait pas tourner bien rond dans sa tête. Alors que la rouquine achevait son monologue, le faucheur vint s'accroupir devant elle.

« Je m'en veux, je suis injuste avec toi en un sens. Tu fais tout pour redevenir quelqu'un et je te mets des bâtons dans les roues en me plaignant comme un gosse de cinq ans. J'aimerais aussi que cette dispute n'ait pas eu lieu... je m'en veux. Il posa sa main sur celle de la jeune femme. D'une voix où perçait l'inquiétude, il demanda alors : Qu'entends-tu par "j'en ai marre" ? Tu veux que l'on arrête tout ? Le fait de prononcer ces quelques mots fit naître quelques larmes au coin de ses yeux. Ne voulant pas montrer cette faiblesse passagère, il détourna le regard. En essayant de se reprendre aussi vite que possible, il serra un peu plus fort la main de Cassie. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, tu n'es en rien grotesque. C'est le fait de vivre uniquement au travers de ton emploi qui l'est, parce que la vie ce n'est pas ça, ce n'est pas uniquement le travail. Il y a des choses bien plus importantes Cassie. Il lui effleura tendrement la joue. Je ne veux pas que tu te sentes comme un fardeau, tu ne l'es pas du tout. J'ai mal choisi mes mots, je suis vraiment nul pour le coup. Tu es bien partie pour réaliser de grandes choses, mais prend soin de toi s'il te plais. Je vais me répéter, mais j'ai vraiment peur pour toi. S'il t'arrivais à nouveau quelque chose... quelque chose de plus grave, je ne pourrais pas le supporter. Tu es trop importante pour moi... il baissa les yeux. C'est sûrement pour ça que je vis aussi mal le fait que l'on soit loin de l'autre dans la journée. »

Sa gorge se serra. Incapacité momentanée de prononcer la moindre phrase.


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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Sam 9 Juin 2012 - 19:57



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



La position de Riley Thompson força Cassie Williams à porter toute son attention ce dernier. Il était accroupi. Le couple se situait pratiquement à la même hauteur. Si la communication se voulait parfaite, ce contact: celui du regard, était indispensable. Sans cela, les informations passaient comme elle entraient. Pour traduire cette illustration, le coup de vent restait la meilleure image. L’écoute était de mise. Riley et Cassie semblaient prêts à enterrer la hache de guerre. L’injustice ça me connais… je te fais subir mon bonheur sans que tu puisses y prendre réellement part. Aussi… j’empêche notre couple d’évoluer. Pardon… vraiment ce n’est pas mon intention. Je passe mon temps au travail et toi… toi tu m’attends. Tu mérites mieux, je souhaite que cela change. Alors, tu n’as pas à t’en vouloir dans cette histoire. Si redevenir quelqu’un implique l’égoïste, je n’en veux pas.. . Tu as le droit de t’exprimer, c’est légitime. Notre couple fonctionne à deux, pas chacun dans son coin. Elle marqua une légère pause. La pression commençait à redescendre. Sa rage s’évaporait pour laisser place à un sentiment tout autre: la tristesse. Pourquoi son comportement induisait beaucoup trop de mauvaises choses? Ses actes n’étaient jamais bien reçus ou mal agencés. Cassie arriverait-elle à faire ce qu’il fallait d’une manière noble et acceptable? La question du canadien la surprit au plus haut. Était-ce qu’il souhaitait? Tout arrêter…? Les yeux de Cassie se remplirent de larmes qui ne désiraient pas couler. Non Riley… pourquoi? Tu le veux toi? J’en ai marre de la situation, de moi,… c’est tout. Je suis navrée pour toi, je suis navrée de t’avoir infligé mon égoïsme… j’aurai du penser pour deux, pas pour un. La barmaid aperçut l’émotion du faucheur. Celle-ci était palpable, le fait que Riley détourne le regard voulait tout dire. Pourquoi avait-il du mal à montrer ses émotions? Pourquoi se retenir? Quand l’homme resserra son emprise. En effet, il tenait la main de sa compagne. La jeune femme posa son autre main sur celle de Thompson. Elle l’écoutait attentivement. Le but de la conversation était de se comprendre voilà tout. Cassie acquiesça aux paroles de son interlocuteur comme pour montrer son approbation. Oui.. . J’aurai du le voir avant, avant de m’engouffrer dans une sorte de nouvelle addiction: le travail. Je voulais faire les choses bien comme il faut pour une fois. Je me loupe sans arrêt car je suis réellement aveugle. Mon seul bonheur c’est toi. Je ne devrai pas chercher ailleurs… . Elle appréciait le contact effectué par Riley. Cela démontrait leur attachement. Tu n’es pas nul mon chéri… . tu es fatigué, je suis fatiguée, c’est pas le bon cocktail. Elle sourit légèrement, un peu gênée. Merci pour tes encouragements! Je pense de toi qui tu n’as plus rien à prouver tant tes livres reflètent ta grandeur. Tu dois te sentir accompli? Le chapitre santé était rouvert. Ne t’en fais pas, je fais attention, je connais le bout de mes limites. Je ne veux pas te perdre non plus… . Ce que le canadien venait d’avouer était totalement émouvant. Je dois avouer que tes dires me touchent sincèrement mon chéri! Tu me manques aussi dans un certain sens, tu es tout pour moi. Elle le serra dans ses bras en chuchotant. Je t’aime tu sais. Elle se recula en reprenant: Je ne veux pas que tu te sentes malheureux, ni qu’il t’arrives quoi que ce soit alors fais attention toi aussi. Je m’en remettrai pas. Ne te mets plus dans de tels états Riley, j’ai l’impression que tu vis au même rythme que moi, tu sembles si fatigué, tu devrais te ménager. Je veux dire… prends soin de toi. De toute manière, je serai plus présente pour te surveiller.
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Dim 10 Juin 2012 - 13:01

Cassie & Riley
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Se disputer de la sorte avec sa petite amie, « activité » qu'il abhorrait par dessus tout. Surtout lorsque le sujet de la discorde n'était en rien fondé sur de véritables accusations. Quoique... le bien fondé devait sans doute être présent, mais les paroles elles n'étaient en rien justifiées, seulement lancées comme cela à la va vite dans le feu de l'action, sous le coup de la colère allant crescendo au fil des minutes. Tourner sept fois sa langue dans sa bouche, voilà ce qu'aurait dû faire le faucheur avant de se lancer dans une explication complètement tirée par les cheveux énoncée sous le coup de la rage. Maintenant, il avait peur. Peur de la réaction de Cassie, peur de ce qu'elle allait lui dire. Qu'entendait-elle exactement par « j'en ai marre ? », il l'entendait déjà parler à propos d'une rupture, chose qu'il n'était pas sûr de pouvoir supporter. Tout, mais pas ça. Bien pire qu'une drogue, la morsure de cet amour ne le laisserait pas indemne, c'était certain. S'en rendre compte, ouvrir les yeux subitement et s’apercevoir des conséquences désastreuses que pourraient avoir de simples mots. Les actes finissent par s'envoler, mais les mots eux restent gravés au plus profond de soi. Comment effacer ce qui venait d'être énoncé ? Destruction imminente de ce qu'ils avaient bâtis. Comme un naufragé, il s'accrocha un peu plus fort à la main de la rouquine, sans toutefois lui faire mal. Un instant durant, avant que la jeune femme ne reprenne la parole, il retint son souffle, conscient de ce qu'il risquait de perdre en l'espace d'un rien de temps. Onde de choc risquant de tout emporter sur son passage. Qu'il meure sur le champ si jamais elle devait lui faire une telle annonce. Mais non, il n'en fût rien, bien au contraire. Elle tenta de le rassurer à l'aide de ses paroles, douce mélodie qui résonna alors à ses oreilles, bien qu'il ne soit pas persuadé qu'elle soit l'unique responsable de ce mal-être latent. Les yeux de la jeune femme s'embuèrent à son tour. Pourquoi s'infligeaient-ils cette peine ? Cela ne rimait à rien. Cela sautait aux yeux qu'ils avaient besoin l'un de l'autre pour pouvoir avancer. Alors pourquoi tout ça ? Pour pimenter un peu leur quotidien ?

« Je devrais peut-être m'investir un peu plus dans mes projets en cours, le temps me paraîtrait moins long, je suis peut-être jaloux de ta réussite dans le fond... ce qui est parfaitement débile concevons le bien. J'aimerais bien prendre un peu plus part à ton bonheur, tout comme j'aimerais que tu prennes part au mien. Tu as raison, on a peut-être trop évolué chacun de notre côté ces derniers temps. Ce n'est pas bon, la preuve. La détresse de Cassie lui fit de la peine et lui fit mal. Difficilement il secoua la tête en signe de négation. Non, ce n'est pas ce que je veux, bien au contraire... Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrête pas de me dire que tu serais sans doute mieux sans personne pour râler dans ton dos, sans personne pour te mettre des bâtons dans les roues... au moins tu pourrais te livrer entièrement à ton entreprise. Pensait-il réellement à ce qu'il venait de dire ? Sans doute. L'émotion déjà bien présente le gagna un peu plus au moment où la jeune femme saisit son autre main. Le regard du faucheur se brouilla d'autant plus. Une larme s'écoula le long de sa joue. Je suis désolé que tu te sentes coupable à cause de moi. Ce n'est pas du tout ce que je voulais. Tu as fais les choses correctement pour le Reaper, seulement tu as peut-être voulu trop en faire. Contrairement à ce que tu peux penser, tu n'est pas une ratée, tu n'as plus à te prouver à toi-même que tu peux faire quelque chose de ta vie. Il se contenta de hocher la tête à la suite des dires de Cassie. La fatigue, véritable fléau jouant avec les nerfs. Nouvelle larme, qu'il essuya du revers de la main. L'écriture c'est juste un passe temps au final, un exutoire et une échappatoire quand j'ai envie de fuir quelque chose. Ce que j'ai tendance à trop faire au final. Je ne me sens pas vraiment accompli grâce à ça, plutôt libéré. Ne voulant pas se montrer trop insistant au sujet de la santé de Cassie, il n'ajouta rien de plus. Au moins maintenant elle savait ce qu'il pensait de tout ça. Alors qu'elle le prenait dans ses bras, il se laissa aller à son contact, tout en posant sa tête contre l'épaule de sa petite amie. Voilà tout ce dont il avait besoin au final, la présence de Cassie, réconfortante et apaisante, qu'elle prenne soin de lui... Elle se recula, il riva alors son regard rougi au sien. Ému à son tour il ne trouva pas de suite ses mots. Ne t'en fais pas, je ne ferais rien d'idiot, je n'ai aucune envie que tu te retrouves seule à pleurer sur mon sort, je ne voudrais infliger ça à personne. Un léger sourire revint fendre ses traits. C'est promis je vais prendre soin de moi, enfin je préfère que ce soit toi qui t'en occupes. Il se rapprocha d'elle avant de lui glisser au coin de l'oreille. Moi aussi je t'aime, sans doute bien plus que tu ne peux l'imaginer. »

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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Lun 11 Juin 2012 - 18:20



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Les explications étaient de mise. La douceur avait pris le pas sur la colère. Chacun faisait plus attention à ses termes pour ne pas brusquer l’autre. Ils étaient tous les deux sensibles à leur manière. Riley s’énervait facilement, le faucheur avait avancé des expressions peu élogieuses à sa compagne. Cassie s’était assurément emportée jusqu’à se renfermer comme toujours. Son objectif était de ne pas péter les plombs, elle savait qu’elle était capable de gros. Alors, la barmaid devait prendre sur elle d’où ce moment de vide quand elle était partie se cacher dans la salle de bain.

- Tu crois? Tu penses être jaloux? Tu penses ne pas en faire assez? Etre passif? Tu as réussi, tu vends beaucoup de livres: ton travail a payé. Tu n’as rien à prouver. Tu as fait le plus gros. C’est normal que tu te reposes un peu. Cassie marqua une légère pause pour ne pas perdre le fil des paroles qui émanait de la bouche du canadien. Oui, on devrait plus s’écouter, et plus tenter de se comprendre, surtout partager. J’ai besoin de savoir ce que tu fais de tes journées. Williams sourit légèrement. Riley Thompson essayait d’être clair. Il exprima son avis sur leur avenir. Sa petite-amie fut interloquée par ses dires. Elle le reprit. Je t’aime et je ne veux pas te perdre. J’ai besoin de toi, et je ne te trouves pas énervant, bien au contraire, j’aime ta manière d’être. Si tu disais rien, je penserai que tu n’en as rien à cirer de ma personne. Personnellement, je préfère te montrer que tu comptes pour moi en te reprenant, qu’en n'avançant rien du tout histoire de m’éloigner. Elle leva les yeux au ciel. Je ne veux pas avoir que mon bar pour pensée. J’aime le peu de temps que je passe ici, même si c’est en coup de vent que je passe, quand je vois ton visage: je retrouve cette joie qui me manque, le vide qui m’habite est comblé et me voilà heureuse pour des heures. Ensuite, tu me manques de nouveau... : cercle vicieux... . Cette image rappelait l’utilité d’une batterie. Cassie savait que sans le faucheur, elle n’était rien… . La larme qui s’échappa chez Riley n’échappa pas à sa chérie. Elle essuya la joue de ce dernier de son autre main. Ne sois pas désolé, tu n’as rien à te reprocher… moi si… avoua-t-elle doucement. Merci, ça me fait du bien d’entendre ce que tu dis. L’émotion tapissait la pièce. Libéré de quoi? Te sens-tu accompli? La belle décida d’approfondir le sujet. Maintenant, les contacts physiques faisaient leur apparition. Riley se recula pour assurer certaines choses à Cassie qui se sentait mieux tout d’un coup. Je vais me charger de ton cas! Elle tenta d’user de légèreté afin de détendre l’atmosphère devenue trop lourde. Ensuite, Cassie embrassa tendrement son chéri suite à des belles paroles qui avaient tendance à réchauffer le cœur.
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Jeu 14 Juin 2012 - 19:05

Cassie & Riley
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Cette tension qui régnait dans la pièce, chargeant cette dernière d'électricité, semblait quelque peu retombée. Apaisement des deux interlocuteurs, mais pour combien de temps ? Était-ce de nouveau le calme avant la tempête? Le faucheur osait croire en des instants meilleurs, à la suite de cette petite explication. Mettre les points sur les I voilà qui avait de quoi faire redescendre presque aussitôt la pression montée un peu trop vite. Effet cocotte minute. Lire dans les yeux - comme dans un livre ouvert - se trouvant face à lui, tenter de trouver une réponse plausible, s'interroger et se demander si, réellement, il était jaloux d'elle. Pourquoi le serait-il ? Parfaitement idiot comme considération. Trouver une explication à tout prix, au point d'inventer tout et n'importe quoi. Culpabilité sous-jacente. A trop vouloir trouver, on fini par se planter en beauté. Comportement ne lui ressemblant guère. La fatigue, le stress, le manque et l'attente, un cocktail détonnant il faut croire. Toujours dans la même position, les genoux quelque peu douloureux, il vint s'installer aux côtés de Cassie, sur le canapé. La conversation était toujours en cours.

« Je ne sais pas si je suis réellement jaloux, j'essaye juste de trouver une explication rationnelle à tout ça. Peut-être qu'il n'y en a pas après tout. Je pense sincèrement qu'on peut toujours en faire plus. Une fois que j'aurais bel et bien trouvé un local et que j'aurais vraiment l'esprit occupé à quelque chose, ça ira sans doute mieux. Il marqua une pause. Ne croyant pas vraiment aux paroles de sa petite amie, il haussa un sourcil. Peut-être, mais ce n'est pas normal que je m'en prenne ainsi à toi. Nouvelle interruption, pour pouvoir écouter ce que Cassie avait à dire. Léger sourire en coin. Savoir ce que je fais ? C'est à dire me surveiller c'est ça ? Phrase prononcée sur le ton de la plaisanterie. Je suis tout à fait d'accord pour que l'on partage plus de choses. Je ne demande que ça d'ailleurs. Un silence de plomb s'égrena à la fin des paroles de la rouquine. Ému, touché, ne sachant quoi répondre, la gorge serrée, il se contenta d'un bête hochement de tête. Sans broncher, il laissa la jeune femme essuyer la larme qui roula le long de sa joue. A son tour, il l'enlaça tendrement, avant d'enfouir son visage dans les cheveux de la rouquine. Respirer son parfum. Je ne veux pas te perdre non plus. J'en mourrais littéralement de chagrin. Il se recula légèrement pour pouvoir river son regard à celui de Cassie et lui parler de manière audible. Nous avons tous les deux des choses à nous reprocher. Je me sens libéré de mes vieux fantômes. Ils sont retournés dans leur placard. Accompli, oui, grâce à toi. Contre toute attente, la suite le fit rire. Avec plaisir « maman »(/color] ne put-il s'empêcher de dire. »

Puis il se laissa aller au contact que Cassie lui offrît, en espérant qu'une nouvelle dispute n'éclaterait pas de si tôt. Les disputes de la sorte décidément ce n'était pas sa tasse de thé.

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Spoiler:
 


Dernière édition par Riley Thompson le Ven 15 Juin 2012 - 15:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Ven 15 Juin 2012 - 15:32



« Il est temps que nous parlions »
Riley Thompson & Cassie Williams



Riley Thompson semblait comme perdu. Cassie Williams remarqua à cet instant que cette dispute n’avait pas lieu d’être. La fatigue les avait emporté sur un terrain glissant : une communication impossible. Quand ils se posèrent, les choses allaient d’elle-même: l’ambiance électrique laissa place à une atmosphère moins tendue. Or, les mauvaises paroles furent prononcées. Comment retourner en arrière? Solution inenvisageable. Le présent parlerait pour eux et en leur faveur tant ils paraissaient motivés à s’écouter. La barmaid découvrit que son chéri était un perfectionniste voilà pourquoi il se dénigrait sans arrêt. Le faucheur avait certainement besoin de se prouver des choses mais pas à sa compagne. Cette dernière le trouvait parfait à ses yeux, également au nouveau sociétale: il était intégré, il avait fait ses preuves, que demander de plus? Enfin… il était ainsi, il lui en fallait plus.

- Tu es le meilleur mon chéri. Tu réussis toujours tout ce que tu entreprends. Si tu veux t’élever à un autre rang, je serai présente pour t’aider. En tout cas, je suis fière de toi. La jeune femme haussa les épaules. Tu peux tout te permettre Riley, avec moi tu n’as pas à avoir peur de tes gestes, tes actes et tes mots. Elle sourit. La suite la fit rire légèrement. Ouais, te surveiller. Je vais être une dictatrice pour toi, plaisanta-t-elle. Tu ne seras plus libre de rien… . Pfff. La rousse se lâchait un peu histoire d’enlever toute cette tension qui pesait en elle. Même si elle disait des bêtises. Elle désirait juste profiter de l’instant avec le canadien. Riley révéla son souhait. On fera cela, le partage a du bon: cela rapproche les gens. On peut y arriver, tenta d’elle de plaisanter en relatant une difficulté invisible. Ils avaient été tellement loin durant cette dispute que Cassie cherchait à rendre le rire en plat principal pour pimenter un peu la recette de manière légère. Soudain, les contacts étaient de mise. Cassie adorait sentir son compagnon près d’elle, surtout quand il avait tendance à enfuir son visage dans ses cheveux. Le sentir était rassurant, sécurisant et apaisant. Frissons de plaisir. Thompson continua à sortir un flot de paroles plus touchantes les unes que les autres. L’émotion était au rendez-vous. Riley, je ferai tout pour que tu sois heureux et bien. L’ambiance était apaisée. Les rires allaient bon train. Enfin, un instant amoureux se profilait.



THE END
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Helen Cosovic
† Feelings're intense; Words're rival †
14 janvier 1980 - 20 octobre 2009
JE SUIS : Féminin J'AI : 30
ENTERRÉ LE : 21/07/2011
PROCHES EN DEUILS : 6756
AVATAR : Stana Katic


† AVIS DE DÉCÈS †
RAISON DU DÉCÈS:
AVANT LA MORT:
APRÈS LA MORT:

MessageSujet: Re: Il est temps que nous parlions [Riley Thompson]:   Mer 20 Juin 2012 - 13:25

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